Vanishing Waves

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Vanishing Waves
Lituanie, 2012
De Kristina Buozyte
Scénario : Kristina Buozyte, Bruno Samper
Avec : Marius Jampolskis
Photo : Feliksas Abrukauskas
Musique : Peter Von Poehl
Durée : 2h00
Sortie : 29/05/2013
Note FilmDeCulte : *****-
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Lukas, un scientifique, participe à une expérience qui lui permet d’entrer dans l’esprit d’un patient comateux inconnu. Au début, il ne distingue qu’une explosion de sons et d’images, puis aperçoit une femme inconnue. À chaque nouvelle connexion, il en apprend davantage sur cette femme et finit par en tomber éperdument amoureux.

VAGUES INVISIBLES

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un film de science-fiction venu de Lituanie. Vanishing Waves, réalisé par Kristina Buozyte, a été l'occasion pour Frédéric Temps, délégué général de l'Étrange Festival, de rappeler la sélection l'an passé de l'hypnotisant Beyond the Black Rainbow, autre ovni SF réalisé avec un budget équivalent à trois plans de John Carter. A l'image de la pépite de Panos Cosmatos, Kristina Buozyte (lire notre entretien ici) compense des moyens mini (qui par ailleurs ne transparaissent jamais à l'écran) par une inspiration visuelle faisant de Vanishing Waves une pure expérience des sens. A partir d'éléments classiques du genre (un scientifique entre dans l'esprit d'une patiente, les traces psychologiques deviennent traces physiques), Buozyte parvient de façon saisissante à faire partager cette aventure intérieure. Le masque posé sur la tête du personnage principal, lui permettant d'embarquer dans l'esprit d'une autre personne, est un peu ce que la réalisatrice accomplit sur son public, et ce avec une certaine maestria.

Le voyage de Vanishing Waves est un catalyseur magique d'hypersensibilité où l'émotion peut naitre d'un simple rai de lumière (lors d'une splendide scène dans un opéra hanté). Sur une plage onirique, un soleil rouge palpite. Vanishing Waves n'offre pas une SF glacée mais humaine, mélancolique, à fleur de peau, hypersexuée jusqu'à l'inquiétude lors d'une séquence qui rappelle la partouze monstrueuse de Society. Surtout, le film est d'une beauté émouvante d'un bout à l'autre, dès le générique de début. Si Vanishing Waves est peut-être juste un peu long, il révèle une cinéaste sur laquelle on va compter.

par Nicolas Bardot

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