Gros plans

Disney, l'âge d'or en 2D

Disney, l'âge d'or en 2D

La sortie de Chicken Little, premier long métrage d’animation de Disney entièrement réalisé en images de synthèse, marque un tournant dans l’histoire du studio. Tiraillé entre vieilles ficelles (Frère des ours, La Ferme se rebelle) et soif de renouveau (Atlantide, l’empire perdu, La Planète au trésor, Lilo & Stitch), le tout-puissant royaume n’a pas résisté aux sirènes de la 3D, à l’instar du concurrent DreamWorks (Shrek, Madagascar) et du petit prodige Pixar. De plus en plus contesté, échaudé par les succès fulgurants de ses voisins et en sacrée perte d’imagination, Disney tourne le dos à près de soixante-dix ans d’animation traditionnelle en 2D et ferme son plus vieux département. Neveu de Walt, Roy Disney a été démis de ses fonctions au sein du conseil d’administration. En 2005, c’est au tour de l’emblématique PDG Michael Eisner de tirer sa révérence et de laisser le fauteuil à son numéro 2, Robert Iger. Mais Pixar semble prêt à prolonger son contrat de partenariat et Chicken Little s’est hissé aux premières places du box-office, en engrangeant plus de 119 millions de dollars (pour un budget estimé à 60 millions). On l’oublie souvent, mais Disney le fer de lance a longtemps régné sans partage sur le monde de l’animation, et suscité d’innombrables vocations (dont celle d’Osamu Tezuka au Japon). Découpée en trois thèmes récurrents (le conte, le roman culte, la fable animalière), une rétrospective sur ce fameux âge d’or s’imposait. Titres incontournables et coups de cœur de la rédaction.

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