Pastorela

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Pastorela
Mexique, 2011
De Emilio Portes
Scénario : Emilio Portes
Durée : 1h28
Note FilmDeCulte : **----
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L’agent Jesus Juárez, surnommé Chucho, a toujours interprété le Diable dans la pièce que sa ville consacre chaque année à la Nativité. Mais ce Noël, contre toute attente, le nouveau pasteur de la paroisse décide de faire appel à quelqu’un d’autre. Les deux hommes vont alors se livrer une bataille sans merci : celle du Bien contre le Mal.

Premier avis

Présenté en compétition, Pastorela, le second long métrage du mexicain Emilio Portes, est avant tout une comédie, dans laquelle le fantastique ne joue qu'un rôle très secondaire, une sorte de cousin des Morts de Rire et Balada Triste d'Alex De La Iglesia, en beaucoup moins abouti. Après un début assez prometteur, qui présente un Chucho diablement contrarié d'avoir perdu le rôle de sa vie et bien décidé à le récupérer coûte que coûte, le film se répète beaucoup, et se perd dans les méandres de sous-intrigues où meurtre et possession sont greffés un peu n'importe comment, avant de repartir plus franchement lors du final, la tant-attendue pastorela, détournée par un comédien de plus en plus... habité.

Un film assez boiteux donc, qui ne fonctionne que sporadiquement, handicapé par un script pas assez travaillé, et un humour un peu daté où des quiproquos énormes côtoient des situations qui se voudraient irrévérencieuses mais qui n'arrachent au final qu'un sourire gêné. Dieu merci, Portes a un atout dans sa manche, et pas des moindres, en la personne de Joaquin Cosio. Dans les guêtres de Chucho, il s'amuse comme un fou, véritable boule d'énergie, qui tonne, roule les yeux, lance des éclairs et crève l'écran, tout comme son personnage brûle les planches dès qu'il enfile son costume de Malin. C'est son charisme et son abattage qui portent le film et maintiennent le spectateur en éveil, et on ne peut s'empêcher de penser que si Portes avait mis dans son film la même énergie que Chucho à récupérer son rôle, ce Pastorela aurait pu être d'enfer.

Olivier Sarrazin

par Palpix

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