Malédiction (La)

Malédiction (La)
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Malédiction (La)
The Omen
États-Unis, 2006
De John Moore
Scénario : David Seltzer
Avec : Samus Davey-Fitzpatrick, Mia Farrow, Liev Schreiber, Julia Stiles, David Thewlis
Durée : 1h50
Sortie : 07/06/2006
Note FilmDeCulte : **----

Le Vatican est inquiet: de nombreux signes annoncent l'Apocalypse comme la Bible l'a prédite. Au même moment, Robert et Katherine Thorn perdent leur premier enfant. Ne pouvant avouer cette perte à sa femme, le mari lui substitue un orphelin né le même jour.

LE REMAKE POUR LES NULS

N'étant pas du tout contre le principe du remake, par simple curiosité de cinéphile, nous attendions cette nouvelle version de La Malédiction quelque peu circonspects, mais attentifs. L'une et l'autre position étaient parfaitement inutiles: le remake de John Moore (En territoire ennemi, Le Vol du Phoenix) est totalement inconsistant. Identique à quatre-vingt-quinze pour cent avec l'original, c'est une resucée sans personnalité et sans aucun nouvel élément positif. Quand certains acteurs copient simplement leur prédécesseur (avec talent pour Pete Postlewaithe, Michael Gambon et David Thewlis), les autres livrent une interprétation retenue (le couple Thorn) qui frise la léthargie dépressive, sans panache, sans révolte. Damien version 2006 est un sale gosse boudeur et antipathique. Oubliez l'innocence feinte du Diable: voici la version tête-à-claques. Seule Mia Farrow, peu présente, est une excellente Mrs. Baylock. Les autres jeux ne sont pas dynamisés par une réalisation sobre, voire plate, qui ne prend son essor qu'en de rares occasions, lors des morts de certains personnages. Mais tout cela reste très maigre et les quelques ajouts sont soit inutiles (les cauchemars) soit ridicules (la nouvelle mort de Mrs. Baylock, la montre digitale, le masque de Damien). De la même façon, la musique de Marco Beltrami est effacée, scintillant seulement quand elle reprend Jerry Goldsmith, ce qui arrive surtout au générique de fin. Il n'y a ici qu'une seule malédiction, celle du remake superflu.

par Benjamin Hart

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