Knock Knock

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Knock Knock
États-Unis, 2015
De Eli Roth
Avec : Keanu Reeves
Durée : 1h39
Sortie : 23/09/2015
Note FilmDeCulte : **----
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Un soir d'orage, un architecte, marié et bon père de famille, resté seul pour le weekend, ouvre sa porte à 2 superbes jeunes femmes mal intentionnées…

UN KEANU REEVES, ÇA TROMPE ÉNORMÉMENT

Les hasards du calendrier nous amèneront cet automne pas un mais deux films d'Eli Roth. Malheureusement, il nous amène également son premier film décevant. Remake d'un film de 1977 baptisé Death Game (également connu sous les titres The Seducers et Ça peut vous arriver demain), Knock Knock n'est pas sans rappeler Phone Game de Joel Schumacher, en moins bien et (tour de force) en plus moralisateur. Le cinéaste continue sa tournée des sous-genres et sort quelque peu de sa comfort zone en ne mettant plus en scène des jeunes dans un environnement étranger mais en se confinant à un huis-clos et en abandonnant le gore pour un autre type d'horreur. À ce titre, par son habituelle inversion des rôles - la proie est un homme de 43 ans et les prédateurs des jeunes femmes au physique de scream queens - Roth créé un croquemitaine qui n'est autre que le démon de midi et, dans une certaine mesure, la terreur est ici psychologique, dans la menace que les jeunes filles représentent pour le mode de vie du protagoniste.

Cependant, si la mise en place est réussie - il faut voir comme Roth met en scène, au sens théâtral, la séduction et donc le malaise dans cette maison-prison - le jeu de massacre s'avère assez pauvre et l'ensemble finit par ressembler à Un moment d'égarement version home invasion. Faire du boogeyman deux gamines hystéros (l'inversion est déjà dans l'original mais l'update de Roth en fait autre chose que des héroïnes de films d'exploitation '70s) est plutôt bien vu mais le propos déjà poussif du film est affaibli par le manque d'inventivité de la torture, redondante et prévisible. Plus malin que beaucoup de ses contemporains, Knock Knock s'avère toutefois moins rigoureux et donc moins abouti que les précédents films du réalisateur.

par Robert Hospyan

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