51è Etat (Le)

51è Etat (Le)
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51è Etat (Le)
Formula 51
États-Unis, 2001
De Ronny Yu
Scénario : Stel Pavlou
Avec : Robert Carlyle, Rhys Ifans, Samuel L. Jackson, Meat Loaf, Emily Mortimer, Sean Pertwee
Durée : 1h32
Sortie : 10/07/2002
Note FilmDeCulte : ****--

Elmo McElroy, jeune diplômé en pharmacologie, se fait bêtement arrêter pour conduite sous influence de stupéfiants et revient, 30 ans plus tard, avec une toute nouvelle drogue à la formule révolutionnaire qu'il va essayer de vendre pour 20 millions de dollars. Cela va s'avérer plus facile à dire qu'à faire.

Surfant plus ou moins sur la vague des films à la Guy Ritchie (Snatch), c'est-à-dire une comédie ayant pour principaux protagonistes des gangsters, le film de Ronny Yu parvient néanmoins à s'en démarquer assez pour ne pas se faire accuser de vulgaire pompage ou de manque d'originalité. Si on y retrouve des éléments directement issus des films de Ritchie, comme par exemple l'humour concernant les différents accents (ici l'accent cockney) ou encore la galerie de personnages volontairement caricaturaux, on ne sent jamais que les auteurs ont voulu faire pareil. Le film y fait certes penser mais il n'adopte pas la structure de Ritchie, où les différents protagonistes et les différentes trames se croisent et se recroisent créant de plus en plus de situations rocambolesques et humoristiques, et Yu ne tente pas non plus de copier la réalisation de Ritchie, mise en scène hystérique agrémentée d'une image au grain omniprésent et aux teintes brunâtres. On note cependant quelques effets de style "oblige" dus à la mode des accélérés et autres "explorations numériques" faisant passer la caméra partout, à travers n'importe quel trou de n'importe quel objet anodin, etc...

Le film semble également reprendre la composante principale du buddy-movie en suivant l'évolution de deux personnages pas forcément antagonistes mais bien différents : un Afro-Américain expéditif et intraitable et un gangster anglais fan de Liverpool. Les deux personnages sont fort bien écrits et surtout harmonieusement interprétés par les excellents Samuel L.Jackson et Robert Carlyle, une alchimie qui fait fonctionner le duo à la perfection, offrant au public son lot de séquences hilarantes. Si Le 51e état ne constitue pas le film du siècle, ni même le meilleur en son genre, il demeure une bonne alternative aux blockbusters estivaux et un très bon moment en soi.

par Robert Hospyan

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