L'année cinéma 2007 de Julie Anterrieu

L'année cinéma 2007 de Julie Anterrieu

2007, l’année où les premiers du top, malgré toutes leurs qualités, n’atteignent jamais le sans faute. L’année où le western attendu avec envie vous déçoit un tantinet. Et lorsque l’on regarde les sorties françaises depuis l’autre bout du monde la frustration devient encore plus grande. Les meilleurs films vus en 2007 (Reviens-moi, A bord du Darjeeling Limited) ne sont programmés dans l’Hexagone qu’en 2008, alors que le film de 2007 le plus attendu (Across the Universe) est repoussé ad-vitam aeternam aux Antipodes. Sans compter toutes ces perles que l’on vous vante dans votre boîte mail et qui ne verront probablement jamais le jour sur les écrans près de chez vous. Vous vous contentez alors de gratter les fonds de tiroir pour constituer un top plus représentatif de cette frustration que de l’année 2007 en elle-même. Faire avec les moyens de bord en se disant que 2008 sera forcément meilleure.

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Mon Top 2007

1. Lettres d'Iwo Jima de Clint Eastwood
2. Chronique d'un scandale de Richard Eyre
3. Zodiac de David Fincher
4. Boulevard de la mort de Quentin Tarantino
5. La Vengeance dans la peau de Paul Greengrass
6. 300 de Zack Snyder
7. Sunshine de Danny Boyle
8. Hairspray de Adam Shankman
9. Ratatouille de Brad Bird
10. Control de Anton Corbijn

Mon coup de coeur: L'écriture chorégraphique dans Hairspray

Oublions quelques instants qu’Hairspray 2007 est une adaptation d’adaptation. Oublions le show de Broadway qui est forcément "mieux", la scène apportant un élément supplémentaire que l’on perd souvent au cinéma. Oublions le film de John Waters qui est forcement plus caustique et trash, John Waters et Divine obligent. S’il était inévitable que cette nouvelle version entretienne un rapport aiguë avec les deux précédentes, Adam Shankman est parvenu à en faire un objet autre notamment grâce à son travail de chorégraphe. Pas de grandiloquence dans la mise en scène ou de surplus esthétique, c’est à travers le mouvement même que l’expression de la différence se met en place. Shankman laisse au second plan la thématique des coiffures comme revendication d’une identité pour se concentrer sur la danse en elle-même. Au fil des scènes, son écriture chorégraphique intelligente et parfaitement maîtrisée fait des étincelles et s’organise pour mener jusqu’à l’explosion du cadre rigide et simpliste du Corny Collins Show. Au mash potatoes rébarbatif de la Miss Baltimore Crab il oppose le free style dégingandé d’un Seaweed remarquable, il accumule les séquences miroirs (la salle d’étude, Lady’s Choice, There’s a new Girl in town) pour livrer un melting pot final You can’t stop the beat à la lisibilité surprenante.

Mes cinq attentes 2008

1. Bond 22 de Marc Forster
2. Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal de Steven Spielberg
3. Mamma Mia! de Phyllida Lloyd
4. Australia de Baz Luhrmann
5. Wall-E d'Andrew Staunton

par Julie Anterrieu

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