Mirrors
États-Unis, 2008
De Alexandre Aja
Scénario : Alexandre Aja, Grégory Levasseur
Avec : Cameron Boyce, Erica Gluck, Paula Patton, Mary Beth Peil, Amy Smart, Kiefer Sutherland
Photo : Maxime Alexandre
Musique : Javier Navarrete
Durée : 1h51
Sortie : 10/09/2008






Un ancien flic, forcé de démissionner de son travail après un accident ayant coûté la vie de son associé, travaille à présent comme veilleur de nuit dans un grand magasin brûlé et abandonné. Seuls quelques miroirs ont survécu aux flammes. Il réalise que ceux-ci cachent un horrible secret qui les menace, lui et sa famille.
AJA VITRES ANTI-REFLETS
Avec Mirrors, Alexandre Aja lâche le slasher pur porc et se tourne vers le fantastique avec toujours la même idée en tête : aller à fond dans le genre et en donner au public pour son argent. Si Haute Tension et La Colline a des yeux faisaient appel à nos sens les plus primitifs en matière de survie et d'effets chocs, Mirrors choisit la carte de l'angoisse et de l'inconnu afin de faire naître une frayeur sensitive et évanescente, celle qui vient de l'esprit et non du corps, et qui s’incarne dans nos visions plutôt que dans nos tripes. Inspiré du film coréen inédit Into the Mirror (Kim Seong-Ho, 2003), Mirrors fait indubitablement penser aux films de fantômes japonais (et leurs remakes) sortis en grandes pompes ces derniers temps, mais sait aussi s’en démarquer grâce au buriné Kiefer Sutherland et sa gueule d'écorché vif, autrement plus crédible que d’autres choix récents (suivez mon regard), et surtout grâce à l'effort particulier de la part du réalisateur pour ne jamais chercher à minimiser les effets trash ni flirter avec le fameux PG-13 si cher aux producteurs. Lorsque le script le demande, Aja ne laisse aucune chance à ses victimes, ni aux spectateurs, pour éviter le gore (et c’est tant mieux) auquel il sait si bien rendre justice (quelle belle scène de baignoire). Certes, on pourra reprocher au film de paraître un peu plus récréatif qu'événementiel, radical et puissant, comme le sont les deux précédentes créations du frenchy, la faute à un script construit sous forme de montagnes russes et qui ne trouve jamais de réelle originalité. Mirrors sait tout de même être efficace quand il le faut et représente un amuse-gueule agréable qui nous fera patienter tranquillement jusqu'au futur et beaucoup plus attendu Piranha 3D du même Aja. Ne reste plus qu'à espérer qu’il ne se repose pas trop sur ses lauriers.





































