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Janvier 2012

L'année cinéma 2011 de FilmDeCulte

L'année cinéma 2011 de FilmDeCulte

Il y a des années qui divisent, d'autres où les différentes listes de décembre s'entendent sur une sélection plus ou moins large de films. Mais on aura très rarement vu un tel quatuor se dégager aussi nettement des votes, quatre longs métrages qui ont quasiment mis tout le monde d'accord. Darren Aronofsky, Terrence Malick, Nicolas Winding Refn et Lars Von Trier ont été sur toutes les lèvres. Ce n'est pas usurpé, et ce n'était pas gagné d'avance. Malick, attendu (assez étrangement) comme l'événement fédérateur de Cannes (comme s'il était un réalisateur ultra populaire), a eu droit à quelques sifflets parmi ses applaudissements en première séance. On se souvient évidemment de la polémique en carton autour de Lars Von Trier, buzz monté de toutes pièces qui a surtout permis à certains de ne rien dire du film sur place. Fin 2011, on ne parle plus que des longs métrages, tous les deux immenses. Le triomphe du compatriote de Lars Von Trier, Nicolas Winding Refn, a été total. Surveillé de près depuis des années, il a explosé à Cannes puis dans les salles où Drive a été un solide succès, du moins en France. Un autre espoir a gagné en envergure: Steve McQueen, réalisateur de l'impressionnant Shame, écrin en or pour Michael Fassbender, l'autre acteur de l'année avec Ryan Gosling. D'autres cinéastes, tels Bela Tarr et Sofia Coppola, ont exploré les figures et obsessions de leurs cinémas tout en repoussant leurs limites. Faussement cosy chez l'une, totalement désespéré chez l'autre. L'Europe et les Etats-Unis se sont partagés le gâteau cette année. L'Asie a été plus discrète, même si J'ai rencontré le diable et Arrietty ont loupé le top de peu, tandis que Hong Sang-Soo a été cité plusieurs fois pour ses deux films de l'année. Une année 2011 qui s'achève sous le règne du cygne noir d'Aronofsky, dont la dernière réplique est à l'image du film: "I was perfect". On ne saurait mieux dire.

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