Festival de Gerardmer : Meurs, monstre, meurs

Festival de Gerardmer : Meurs, monstre, meurs
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Meurs, monstre, meurs
Muere, Monstruo, Muere
Argentine, 2018
De Alejandro Fadel
Durée : 1h49
Sortie : 17/04/2019
Note FilmDeCulte : **----
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Dans une région reculée de la Cordillère des Andes, le corps d’une femme est retrouvé décapité. L’officier de police rurale Cruz mène l’enquête. David, le mari de Francisca, amante de Cruz, est vite le principal suspect. Envoyé en hôpital psychiatrique, il y incrimine sans cesse les apparitions brutales et inexplicables d’un Monstre. Dès lors, Cruz s’entête sur une mystérieuse théorie impliquant des notions géométriques, les déplacements d’une bande de motards, et une voix intérieure, obsédante, qui répète comme un mantra : “Meurs, Monstre, Meurs”…

GROUILLE, FILM, GROUILLE

Dès les premiers instants, Meurs, monstre, meurs témoigne d'une horreur à la fois frontale et jamais vulgaire mais également, en quelques plans, d'une mise en scène élégante et surtout savamment pensée, à la fois sans esbroufe et esthétiquement soignée. Une ombre qui apparaît projetée sur un nuage de poussière sur une route de forêt la nuit et c'est toute l'évocation nécessaire à la création d'une atmosphère inquiétante, comme le folklore de coins reculés. S'ensuit un générique annonçant le jeu de miroir du film, entre hommes et bêtes, maris et amants, flics et tueurs, et annonciateur d'une œuvre plastiquement sublime, comme en témoigne cette vision onirique mémorable d'une créature à la silhouette découpée sur une forêt en polarité inversée. Néanmoins, le récit avance trop masqué pour son propre bien et cultive sa lenteur jusqu'à manquer de crédibilité, faisant décrocher le spectateur. Par conséquent, lorsqu'il troque la métaphore pour une littéralité ridicule sur la fin, Meurs, monstre, meurs se tire définitivement une balle dans le pied.

par Robert Hospyan

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