Linha de Passe
Brésil, 2008
De Walter Salles, Daniela Thomas
Scénario : Daniela Thomas
Avec : Vinicius De Oliveira
Durée : 1h48
Sortie : 02/09/2008






Sao Paulo. 20 millions d'habitants, 200 kms d'embouteillage, 300 000 coursiers. Au coeur de cette ville en transe, quatre frères essaient de se réinventer de manières différentes. Reginaldo, le plus jeune, cherche obstinément son père. Dario rêve d’une carrière de footballeur, mais l'âge, 18 ans, le rattrape. Dinho se réfugie dans la religion tandis que l’aîné, Denis, déjà père d’un enfant, gagne difficilement sa vie. Leur mère, Cleusa, femme de ménage qui élève seule ses quatre enfants nés de pères différents, est à nouveau enceinte.
Premier avis
Les premiers plans de Linha de Passe subjuguent: des mains dressées sous une bannière géante qui roule sur un stade en transe, transe reprise lorsque d'autres mains s'élèvent plus tard lors d'une messe en extase. Walter Salles et Daniela Thomas racontent le quotidien ardu d'une mère et de ses quatre enfants, tous en quête de transcendance: par le foot, la religion, les armes, ou une rêverie encore enfantine, lâchée seule sur la route. Voilà la force du long métrage brésilien: s'il ne retrouve jamais vraiment l'intensité de ces premiers instants (hormis lors de ses magnifiques plans de visages sombres ou éclairés), il offre un portrait qui refuse le pathos, à l'image des derniers mots répétés comme une incantation, but marqué ou non, dieu aveugle ou vicieux - "en avant, en avant, en avant...".







