Festival de la Roche-sur-Yon: Bad Genius

Festival de la Roche-sur-Yon: Bad Genius
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Bad Genius
Thaïlande, 2017
De Nattawut Poonpiriya
Durée : 2h10
Note FilmDeCulte : ****--
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Lynn, brillante élève, accepte contre de l’argent, de mettre son cerveau à contribution de ses camarades, et innove de brillants stratagèmes de tricherie échappant à toute surveillance, ou presque.

TOO COOL FOR SCHOOL

Lors de sa présentation au festival de La Roche-sur-Yon, le programmateur Paolo Moretti a présenté le film en ces mots « c'est un film incroyablement cool ». De fait, Bad Genius - gigantesque succès au box-office dans de nombreux pays d'Asie - a beau nous ramener sur les bancs de l'école, il est doublement cool. Tout d'abord parce qu'il est du côté des tricheurs. Même si Lynn, l’héroïne, est la première de sa classe, son attitude blasée vis-à-vis du système scolaire lui donne une décontraction irrésistible. Le scénario a beau aborder l'affaire sous différents point de vue, sans éluder le dilemme moral, il ne tranche jamais clairement ni en faveur ni en discrédit de Lynn. Mais Bad Genius est également cool car il déjoue les genre avec habileté et excitation. Inspiré entièrement de faits réels, le parcours de Lynn commence comme un drame réaliste (sa motivation première est d'aider son père à s'en sortir financièrement) puis il slalome progressivement entre les registres.

Tantôt college comedy grâce à des seconds rôles archétypaux et attachants (la nunuche sexy, le caïd dragueur...), tantôt thriller à se ronger les ongles. Tous ceux qui, même des années après avoir fini leurs études, font encore des cauchemars à l'idée de passer un examen sans avoir révisé vont trépigner de plaisir et d'angoisse devant l'ingéniosité de Lynn en matière de tricherie (le film a t-il donné des idées aux jeunes spectateurs?) et devant le suspens jubilatoire des scènes de contrôles. La scène principale d'examen a beau prendre un tiers du film qui dure lui-même plus de deux heures, la fluidité de l'écriture et du montage nous suspend à l'écran, les ongles plantés dans l'accoudoir et le sourire aux lèvres.

par Gregory Coutaut

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