Spider-Man : Brand New Day
États-Unis, 2026
De Destin Cretton
Scénario : Chris McKenna, Erik Sommers
Avec : Zendaya, Tom Holland
Musique : Michael Giacchino
Durée : 2h25
Sortie : 29/07/2026






C’est un tout nouveau jour pour Peter Parker Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, il poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler. Et pourtant, c’est cette mutation qui pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir sans jamais être repéré et prêt à s’attaquer à la ville et à tous les proches de Spider-Man. Car si le monde ne se souvient plus de Peter Parker, lui ne l’a pas oublié…
SMALL POTATOES
Alors que l'on n'attend plus rien du MCU, dont les épisodes consacrés à Spider-Man sont assez symptomatiques de la transformation de l'univers en un tout encore plus générique et creux, ce nouvel opus, réalisé cette fois par le responsable de Shang-Chi, le pire Marvel, est une surprise pas désagréable. Cinq ans ont passé pour le spectateur depuis les événements qui ont tourneboulé la vie de Peter Parker mais seulement deux pour lui, si nos claculs sont bons, donc il est un peu dur de se raccrocher à ce qui le tourmente ici quand la firme n'a cessé de sortir des films entre-temps, aussi insignifiants fussent-ils. Cela étant dit, le film sait tourner à bon escient les choix les moins convaincants de ses prédécesseurs. Peter est donc encore plus un simili-Bruce Wayne/Tony Stark ici, avec assistant IA, Spider-Cave, surveillance de toute la ville (sans que ce soit remis en question, évidemment, pas de critique du Patriot Act ici) mais ce n'est que pour mieux exacerber son isolation et en travaillant cet aspect, le scénario parvient à retrouver le Parker attachant de Raimi, et ce postulat d'un héros en mal d'amis permet au film de réussir non seulement ses scènes dramatiques où les proches de jadis aujourd'hui étrangers se retrouvent mais également de donner corps à ce qui n'aurait pu être que du fan service. Frank Castle/le Punisher est un vrai personnage secondaire et sa relation avec Peter fonctionne très bien, Bruce Banner/Hulk est inclus de façon organique et les deux offrent au film une excellente scène d'action comme elles sont devenues rarissimes dans cette licence, spectaculaire et aussi inventive que l'utilisation faite des pouvoirs de l'antagoniste (c'est d'ailleurs vaguement mieux mis en scène que chez Jon Watts même si toujours pas très jojo d'un pur point de vue de l'image).
Dans un premier temps, le film semble courir beaucoup trop de lièvres et met un moment à tout mettre en place (2h25 quand même) mais après le récit roule tout seul et surtout forme un tout cohérent thématique. Maintenant, si l'ensemble est marginalement plus incarné que les trois autres volets (et que beaucoup des produits post-Phase II), c'est quand même une énième histoire d'acceptation de soi, de sa dualité. Ca fait non seulement redite avec l'un des autres films dédié au personnage (et qui se trouve être l'un des meilleurs films du genre) mais c'est même redondant avec beaucoup d'autres exemples, ne serait-ce que L'Incroyable Hulk autrement dit le deuxième film du MCU, sorti il y a DIX HUIT ANS. On sait bien qu'il s'agit ici du QUATORZIEME film avec Spider-Man mais un effort aurait été appréciable. Cela aurait permis à Brand New Day d'être autre chose qu'un divertissement relativement efficace mais évidemment tout à fait oubliable.






