Primetime

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Primetime
États-Unis, 2026
Avec : Robert Pattinson
Durée : 1h47
Sortie : 23/09/2026
Note FilmDeCulte : ****--
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En 2006, Chris Hansen, le présentateur de l'émission To Catch a Predator, entreprend de marquer l’histoire de la télévision.

BADLANDS

Après l'excellent documentaire Predators sorti l'an dernier, c'est le deuxième film en si peu de temps à s'attaquer à l'émission de télé-réalité horriblement addictive To Catch a Predator, par le prisme de la fiction cette fois bien qu'il s'agisse d'une première pour le jeune documentariste Lance Oppenheim. Réputé notamment pour son formalisme accentué tranchant avec les canons les plus académiques de cet exercice, le cinéaste attaque son Primetime avec une approche cauchemardesque qui semble devoir autant au cinéma d'horreur qu'au film journalistique.

D'un pur point de vue esthétique, l'expérience est assez prenante. Oppenheim créé une atmosphère oppressante, optant pour des formats et des supports plus ou moins restrictifs et anxiogènes, épousant le 4/3 et le grain vidéo d'images de télévision mais évoquant tour à tour le trouble inhérent au found footage et la sensation paranoïaque générées par les images de caméras de surveillance. Ce faisant, il cingle l'émission et la démarche de son équipe pour ce qu'elle est : l'entreprise voyeuriste de vampires, animateur, productrice et collaborateur étant caractérisés comme des monstres avides de gens à dominer (superbes performances de Pattinson et Merritt Wever).

Le propos est finalement le même que dans le documentaire susmentionné dont le titre ambivalent résumait bien le point de vue. Chris Hansen n'était pas moins un prédateur que les pédophiles qu'il entendait faire tomber. La petite valeur ajoutée de ce film réside dans la trame suivant le jeune acteur débutant (Skyler Gisondo, tenant les promesses de Licorice Pizza et Superman) qui se retrouve embauché pour incarner la victime lors des "guet-apens" filmés et pas moins une victime nubile de l'emprise d'un aîné malveillant. Cela étant dit, cette fiction souffre de la comparaison avec son prédécesseur, diluant quelque peu ses thématiques dans une exécution parfois trop grossière dans l'écriture (relative inutilité de la sous-intrigue sur les infidélités de Hansen) et la mise en scène (la musique "joueuse" lourde par moments). Par ailleurs, quand on connaît les faits et donc où se dirige le récit, le film n'évite pas un certain aspect programmatique.

par Robert Hospyan

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