The Furious

The Furious
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The Furious
Chine, République populaire de, 2025
Durée : 1h53
Sortie : 10/06/2026
Note FilmDeCulte : ****--
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Après l’enlèvement de sa fille par un réseau criminel et face à l’inaction de la police, Wang Wei se lance dans une traque implacable pour la retrouver. Son seul allié, Navin, est un journaliste tenace dont la femme a mystérieusement disparu. Unis par un même désir de vengeance, ces deux hommes que tout oppose affrontent les ravisseurs dans un face-à-face explosif mêlant arts martiaux et justice sans merci.

RAID AGAINST THE MACHINE

On peut régulièrement voir passer sur les réseaux des extraits de scènes d'action mortelles issues de films asiatiques mais rares sont les films notables à se frayer un chemin jusque dans les salles françaises. C'est le cas pour ce film chinois réalisé par un ancien cascadeur et chorégraphe japonais tourné en Thaïlande avec des acteurs indonésiens qui parlent anglais (moche et sortant-du-film) et précédé d'une réputation flatteuse suite à son passage dans divers festivals, ce qui lui vaudra inévitablement des comparaisons facile avec l'autre petit phénomène de ce type, The Raid (avec lequel il partage deux acteurs donc). Et ça faisait longtemps qu'un film de tatanne n'avait pas fait état d'un tel abattage et de combats aux techniques surprenantes. La façon dont les artistes se meuvent régulièrement pour se dégager de l'emprise de leur adversaire confère une énergie et une véracité aux bagarres qui y est pour beaucoup dans la qualité du spectacle. Au même titre que le récit mené tambour battant qui donne vraiment l'impression que ce Taken-like ne s'arrête jamais, comme autant de couches d'obstacles présentés par cette société pourrie dans tous les sens du terme que les héros - un père et un journaliste - doivent affronter. Cela étant dit, l'écriture ne fait tout de même pas grand chose pour les rendre un poil plus attachants ou charismatiques. La caractérisation et les arcs sont réduits au SMIC, tout comme l'espèce d'organigramme de méchants. Alors le film assume d'être décomplexé - y a qu'à voir l'exagération des bruitages ou l'aspect résolument cartoonesque d'un des antagonistes ou la noirceur poussive d'un autre sans oublier le héros carrément muet - mais il manque néanmoins un minimum de relief (même dans les décors, ici de sempiternels couloirs d'immeubles décrépis, boîtes de nuit et commissariat), pour ne pas dire de substance, pour que l'action ne frise pas de devenir abrutissante.

par Robert Hospyan

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