On l'appelait Robin des Bois

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On l'appelait Robin des Bois
The Death of Robin Hood
États-Unis, 2026
Avec : Jodie Comer, Hugh Jackman
Durée : 2h02
Sortie : 01/07/2026
Note FilmDeCulte : ****--
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Hanté par son passé après une vie de crimes et de violence, Robin des Bois est laissé pour mort à l’issue d’un combat qu’il pensait être le dernier. Recueilli par une femme mystérieuse, il se voit offrir une ultime chance de rédemption…

ROBIN DEBOÎTE

Nouveau Michael Sarnoski, nouvelle méditation sur la mort. Cette fois, c'est annoncé dès le titre (original) qui renvoie à l'une des ballades les moins adaptées de la légende de Robin des Bois (mais déjà une source d'inspiration pour La Rose et la flèche) et si l'espèce de monologue de présentation du vieux bandit ne suffisait pas à le caractériser de manière didactique, le premier acte du film annonce sa couleur juste après : rouge sang. Dans un 2.35 cinématographique, l'introduction illustre à merveille les menaces que faisait Marcellus Wallace à Zed dans Pulp Fiction : "Imma get medieval on your ass". C'est brutal. C'est sale. Ca se bat dans la boue, entre les flammes. Ca s'enfonce tout ce qui est possible dans le corps à des endroits douloureux. Et personne n'est épargné. This ain't your father's Robin Hood.

Puis Robin arrive dans le prieuré où il sera soigné et l'image passe en 1.85, abandonnant le mythe (pourtant déjà réinscrit dans le réel via la violence) pour la réalité. Parce que l'aspect le plus intéressant de cette incarnation réside dans son rapport à la chanson de geste, aux histoires que l'on raconte et qui font d'individus des héros. Tout le long du film, même quand il ne s'agit pas du célèbre voleur, les personnages évoquent et échangent des histoires pour articuler un propos, confrontant Robin, las de sa légende mensongère, au pouvoir de la tradition orale. Ainsi le film subvertit la balade originale et sa "dernière aventure" pour traiter de la réflexion d'un homme vis-à-vis de son héritage. Mais si la fin vient joliment boucler la boucle sur le bien-fondé du storytelling, l'évolution qu'il a fallu pour en arriver là se fait tout de même des plus rudimentaire et programmatique. On a bien compris que l'action du début ne réapparaîtrait jamais mais l'écriture est un peu trop superficielle pour que les moments voulus émouvants le soient. Reste un Hugh Jackman une fois de plus impérial dans un rôle dont il a désormais l'habitude, entre Valjean et Logan.

par Robert Hospyan

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