Obsession
Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide dingue de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale.
L'AMOUR OUCH
Si l'on excepte Milk & Serial, un found footage de 62 minutes tourné pour 800 000$ et directement uploadé sur YouTube, Obsession est le premier vrai long métrage de Curry Barker, une moitié d'un duo de vidéastes spécialisés dans des segments comiques et horrifiques, confirmant après Jordan Peele, les frères Philippou et Zach Cregger les liens ténus entretenus entre les deux genres. En effet, par le prisme d'une mise en scène travaillant les ombres et le plan fixe, dans un format 1.50 tout en tunnel vision ad hoc, Barker cultive une atmosphère prégnante de tension mêlée de gêne, parfaite incarnation d'une réflexion sur le gaslighting, qui permet de compenser quelque peu le déroulement assez programmatique et un poil longuet du récit (au démarrage surtout). Le même pitch aurait pu donner un film d'horreur de flux filmé comme n'importe quel connerie à teens BG et bimbos de 26 ans et c'est clairement plus A24-esque. Si le film est sans réelle surprise (à part l'improbable fan-fiction lue à haute voix à un moment), il y a toutefois un indéniable jusqu'au-boutisme dans le traitement qui rend certaines séquences plutôt mémorables, avec notamment un double non-jumpscare glaçant le sang. Curry Barker s'impose instantanément comme un cinéaste à suivre.







