Club Kid
Peter, organisateur de soirées branchées à New York, mène une existence aussi effrénée qu’insouciante, rythmée par les nuits festives et les excès. Sa vie bascule lorsqu'Arlo, le fils de 10 ans dont il ignorait l'existence, frappe à sa porte. Dépassé par ce rôle de père qu'il n'avait jamais envisagé, il est rapidement conquis par le charme et la spontanéité de l’enfant. Au fil du temps, un lien aussi inattendu que profond se tisse entre eux, et Peter découvre enfin qu’il existe une vie au-delà de la prochaine fête.
QUEER DADDY
Premier long de l'acteur Jordan Firstman, Club Kid s'inscrit à 100% dans le type de canevas com-plète-ment balisé dont pas un seul tournant ne surprendra quiconque mais qu'une recontextualisation dans un univers très spécifique et moderne, clairement croqué par une personne concernée donc à la peinture sincère, permet de rafraîchir. La petite différence entre ce film et sa principale référence improbable qu'est Big Daddy avec Adam Sandler, c'est que l'humour n'est que très léger (mais fait toujours mouche) et l'ouvrage, par conséquent plus dramatique, se double d'un (probable) auto-portrait de Jordan Firstman où il n'est donc pas autant question de prise de responsabilité que d'apprendre à s'aimer. Ce qui reste néanmoins des comédies plus ou moins conservatrices de ces années-là, c'est le parfum vaguement moralisateur. On n'est pas dans une condamnation malvenue à la Bohemian Rhapsody non plus mais c'est un aspect pour le moins étonnant compte tenu de la tonalité générale. En tout cas, pour un début, c'est une véritable réussite, avec une mise en scène sensible (on retiendra notamment un superbe évitement du champ-contre-champ lors d'une séquence de confession), une chaleureuse image 35mm du nouveau chef op à suivre Adam Newport-Berra (The Studio, des épisodes de The Bear et Euphoria, L'Invitation), et une fin des plus émouvantes.







