Jour d’après (Le)

Jour d’après (Le)
Envoyer à un ami Imprimer la page Accéder au forum Notez ce film
Jour d’après (Le)
De Emmerich Roland
Éditeur : Fox Pathé Europa
Zone 2
Nombre de disques : 1
Sortie : 26/11/2004
Note du film : ****--
Note FilmDeCulte : ****--
Location DVD online
Louer vos films sur internet
en DVD, VOD ou Blu-ray
Louer DVD online

Rien ne va plus sur la surface de la Terre. Le climat se dérègle et l'on se dirige vers une nouvelle ère glacière, menaçant l’humanité. Le professeur Jack Hall, climatologue, se dresse pour prévenir les pouvoirs publics.

JE PEUX PAS DEMAIN, J’AI PISCINE

Partir d’un adage simple pour arriver à un résultat ouvrant grand nos rétines; Roland Emmerich s’est fait l’artisan du retour aux bons gros films catastrophes, aux vingt-quatre bulldozers par seconde, aux coups de massues assénés comme dans les années 70 – âge d’or du film catastrophe, genre auquel se frayait la plupart des stars de l’époque – mais avec l’ère numérique en plus. Après un détour moyennement réussi vers le film historique (The Patriot), Roland Emmerich renoue avec sa perversion favorite, les dégâts à grande échelle. Nouvelle mise à sac de l’Amérique triomphante, le réalisateur teuton met une nouvelle fois à mal son bien-aimé pays d’adoption. Traumatisme des Etats-Unis à genoux, meurtris, blessés, affaiblis, mais toujours à la fierté intacte et au port de tête altier. Utilisation de symboles éculés – des drapeaux américains flottant au vent à ne plus savoir quoi en faire – mais finalement diablement marquants. Images fortes, supposées véhicules d’une puissance évocatrice, ingénieuses, symptômes d’une recette simple mais efficace. Car il ne se renouvelle guère, l’auteur d’Independance Day. A partir du même canevas brodé en négatif – la menace vient d’ici même plutôt que d’outre espace – Emmerich réalise peu ou prou le même film. En forme de tentative de réitération de carton, Le Jour d’après s’avère finalement plus réussi et moins douteux que son aïeul. La filiation est – presque – assumée. Depuis la bande annonce, qui reprend les images d’un patrimoine en grande partie renouvelé par le réalisateur, jusqu’aux contours des personnages, le moteur sous le capot du Jour d’après ressemble à s’y méprendre à la mécanique d’ID4.

LET IT SNOW, LET IT SNOW

Dans un contexte tel que celui-ci, on ne sera pas étonné de retrouver ses marques rapidement. La caractérisation des personnages est simple et efficace, et suit le schéma des macro et micro-événements, tel que le scientifique-trop-absorbé-par-son-travail-et-qui-néglige-sa-famille (interprété par le toujours excellent Dennis Quaid). La quête du héros est alors double. Il doit prévenir le monde et sauver son fils – Jake Gyllenhaal, héros du culte Donnie Darko – dont les destins se mêlent. Personnages de verre jetés dans la tempête – au sens propre comme au figuré – le talent des comédiens ne les sauve pas des stéréotypes, mais qu’importe le contenu pourvu qu’on ait le flacon. Et c’est dans ce domaine qu'Emmerich fait des merveilles, même si l’on peut commencer à soupçonner un épuisement dans son réservoir à bonnes idées visuelles. Imaginatif, il élabore des images et des scènes à la fois simples et impressionnantes – on retiendra surtout ce tanker fantôme, dérivant, silencieux et lent, dans un New York submergé. Épate visuelle, esthétique enfin pas toc, la recette du réalisateur fait mouche sans laisser d’arrière-goût désagréable. Il livre un produit de consommation courante, à peine parasité par un optimisme final un peu trop béât, fort bien ficelé et avec, de plus, un léger message écologique qui pourra peut-être – espérons-le –, avec le succès, toucher un large public et éveiller les consciences sur l’état de la planète. Et c’est là déjà bien plus que ce que l’on peut demander à un tel film.

par Nicolas Plaire

Bonus

IMAGE ET SON

Roland Emmerich sait ce que doit être un film tel Le Jour d’après. Il sait qu’il doit faire passer une émotion grâce à ses personnages tout en tenant compte du gigantesque de l’entreprise. Pour cela, il s’est armé des meilleures images possibles, technologie numérique à l’appui, pour rendre ce spectacle de deux heures le plus fantastique possible. Si au cinéma l’expérience remplissait son contrat, l’image du DVD, tout comme le son, continue le travail du réalisateur. Enorme impression visuelle que ce film tant les images se rapprochent de la perfection de celles vues en salle. On pourra toujours noter de très rares et infimes nuances dans certains fonds gris blanc, mais cela serait pinailler pour rien. Le son lui non plus ne fait pas dans la demi-mesure. Avec les trois pistes qui sont proposées (anglais et français en 5.1, ainsi qu’une autre piste française en DTS), les enceintes, quelles qu’elles soient, n’en finissent pas d’être utilisées, pour le meilleur rendu possible ainsi que pour la satisfaction personnelle d’avoir mis le grappin sur l'un des titres les plus riches auditivement parlant. Une fois n’est pas coutume, ce sont les pistes françaises qui remportent le pompon, car un poil plus portées par la dynamique de l’ensemble. Mais attention, la piste anglaise ne doit pas rougir de la comparaison tant elle rend déjà suffisamment hommage à la qualité intrinsèque de l’aperçu salles.

A noter cependant que certains exemplaires présentent un grésillement sur la fin de la piste française, mais l'éditeur s'engage à l'échanger, dans les points de vente, à condition d'avoir garder la preuve d'achat.

BONUS

Alors que le film n’est rien d’autre qu’un gros divertissement estampillé blockbuster catastrophe, certains de ces bonus nous paraissent, malgré leur qualité indéniable, pas forcément des plus adéquats face aux espérances quant à ce type de produits. Avant même d’avoir droit au menu direct, Fox nous assène à grands coups de burin cette publicité visant à empêcher le piratage des films. Certes, le problème est à prendre au sérieux, mais le sérieux de la Fox n’est-il pas un peu too much? On a presque l’impression qu’au fur et à mesure, nous devenons tous des pirates en puissance et que Big Brother nous épie. Ensuite, le DVD nous fait invite à un voyage promotionnel de son éditeur en nous plaçant sous les yeux les bandes-annonces de 13 à la douzaine, Garfield et I,Robot, trois DVD à venir. Rassurez-vous, toute cette publicité lascive est supprimable par la simple pression de la touche "menu" de votre télécommande.

- Sur la première galette, nous avons tout d'abord droit aux commentaires audio. Le premier est l’œuvre de Roland Emmerich et de son producteur Mark Gordon. Totalement contrôlé par le producteur, ce commentaire devient au fur et à mesure de son avancée un quasi one man show tant Gordon s’amuse à raconter différentes anecdotes et à déceler ce qui pour lui sont des idées stupides dans le film mais qui l’amusent follement, empêchant presque Emmerich de parler. Très drôle. Le second commentaire s’attarde principalement su le coté technique du film puisque quatre invités se partagent le micro. Si les commentaires en eux-mêmes sont intéressants, le manque de panache de l’entreprise laisse souvent le spectateur s’engager dans une torpeur certaine. Dommage. - Un deuxième bonus trouve sa place également sur ce premier disque. Il s’agit d’une Exclusivité coulisses, qui nous fait pénétrer l’espace d’une featurette dans l’antre de Alien Vs Predator, futur produit DVD de Fox. Complètement banal et presque injustifié tant cela apparaît plus promotionnel pour la maison-mère que pour le film lui-même. - Le premier des bonus du deuxième disque s’avère être, bizarrement, les scènes coupées (18 min). On a plutôt l’habitude de trouver ce genre de suppléments en fin de menu, mais ce n’est en aucun cas grave. Avec le choix possible d’un commentaire audio de Roland Emmerich et du producteur Mark Gordon, on découvre dix scènes retirées du montage qui, comme le disent les deux compères, ne faisaient que trop rallonger le film sans pour autant lui apporter quelque chose de nouveau ou d’essentiel. Il fut donc décider de supprimer ces scènes pour mieux rythmer le tout.

- La Force du destin correspond à ces documentaires très attractifs, mais qui semblent un peu trop hors propos quant au film. Explication: dans son désir de promotion du film, Fox a agrémenté la sortie la salle et désormais le DVD de reportages et autres documentaires sur la nature soi-disant réaliste du métrage, en faisant passer des messages écologistes et constatant l’état de notre planète. Le geste est certes intéressant, mais semble un peu trop forcé pour ce que l’on attend dans les bonus de ce genre de film de divertissement. Ici, on assiste aux aspects techniques et politiques du changement climatique pendant près d’une heure, où météorologues et autres scientifiques s’expriment sur la gravité de la destruction perpétuelle de notre environnement. - Les nombreux suppléments suivants s’attachent directement au film en passant par tous les aspects de sa fabrication. Bienvenue dans Les Coulisses du Jour d’après. La première de ces parties s’intitule logiquement Pré-production et se découpe en quatre catégories. La Pré-visualisation montre donc le travail effectué par les différentes équipes d’Emmerich quant à la fabrication antérieure du film, pour mieux savoir comment filmer tel ou tel effet. Ces cinq minutes sont assez informatives et assez bien synthétisées. Une Réunion de pré-production d’un peu plus de six minutes nous montre ensuite les préparatifs effectués entre les différents chefs de poste et les questions auxquelles il faut répondre avant de se lancer dans une telle aventure. Enfin, cette première partie se conclut par d’innombrables galeries de storyboards et de concepts artistiques.

- Le cœur de tous les suppléments se trouve bien évidemment dans la partie Production car il s’agit du making of du tournage. L’œil du cyclone: filmer "Le Jour d’après" s’attarde bien évidemment aux phases de tournage du film. Alors que les différents protagonistes ne tarissent pas d’éloge face au réalisateur allemand, ce making of oscille habilement entre entretiens et prise de vues du tournage, où l’on aperçoit très facilement l’énorme ambition du projet ainsi que sa dantesque organisation. Des extérieurs aux studios, du remplissage du décor du devant de la bibliothèque aux chutes de fausse neige, rien n’est laissé au hasard et cela offre au spectateur de nombreuses images passionnantes et instructives sur un tournage de cette ampleur.

- La dernière des étapes de fabrication s’intitule logiquement Post-production et s’attarde sur tous les aspects techniques du film, intervenant après la phase de tournage. Les Effets visuels orientent le spectateur vers la partie création de tous les plans à effets numériques. Du premier plan d’ouverture au gel des immeubles, des tornades dévastatrices au raz-de-marée, chaque détail de cette étape est traité et commenté par la responsable des effets spéciaux visuels du film, qui s’attarde pendant une bonne demi-heure sur le travail colossal de restitution des bâtiments à l’échelle et la volonté réaliste de l’entreprise malgré la non-existence de matériel réel comme référence. Un bonus forcément plaisant quant à la qualité visuelle du film. La partie intitulée Partition musicale suit pendant près de dix minutes le compositeur Harald Kloser au travail avec son orchestre pendant différentes phases d’enregistrement. Ce supplément possède aussi la bonne idée de diviser son écran en deux catégories: celle de l’enregistrement en studio et le passage du film où est utilisée cette musique. Très joli moment. Nous trouvons ensuite une partie concernant L’Anatomie du son, qui suit au travers du Mixage final l’équipe d’ingénieurs du son travaillant sur la séquence du gel des hélicoptères et mixant les différentes couches sonores pour illustrer les images du film. Passionnant, même si la durée de dix minutes peut paraître courte, mais une petite Démo interactive propose ensuite d’écouter séparément chacune des huit pistes sonores qui composent cette séquence. Un bonus assez ludique pour mieux comprendre et apprécier la séquence précédente. Pour finir, on retrouve le lien vers les scènes coupées qui se trouvent déjà dans le menu principal du disque.

- Vue globale est encore un autre bonus essayant de crédibiliser au maximum les propos du film, en traitant point par point différentes catastrophes naturelles de l’histoire de notre siècle avec leurs conséquences. La partie agréable de ce bonus est qu’au milieu de toutes ces informations, les dates de 2004 correspondant à celles du film ont été incorporées, comme si les éléments relatés dans le film étaient vrais. Seulement, la taille des caractères utilisée rend la lisibilité presque impossible, à moins de se coller à l’écran. - La Ville sous la glace est un dernier bonus un peu trop facile, montrant en huit points le sort réservé à certaines des grandes villes de ce monde comme New York, Paris ou encore Sydney, si un éventuel bouleversement climatique, à l’image du film, devait arriver. Christophe Chenallet

En savoir plus

Interactivité :

IMAGE ET SON

Roland Emmerich sait ce que doit être un film tel Le Jour d’après. Il sait qu’il doit faire passer une émotion grâce à ses personnages tout en tenant compte du gigantesque de l’entreprise. Pour cela, il s’est armé des meilleures images possibles, technologie numérique à l’appui, pour rendre ce spectacle de deux heures le plus fantastique possible. Si au cinéma l’expérience remplissait son contrat, l’image du DVD, tout comme le son, continue le travail du réalisateur. Enorme impression visuelle que ce film tant les images se rapprochent de la perfection de celles vues en salle. On pourra toujours noter de très rares et infimes nuances dans certains fonds gris blanc, mais cela serait pinailler pour rien. Le son lui non plus ne fait pas dans la demi-mesure. Avec les trois pistes qui sont proposées (anglais et français en 5.1, ainsi qu’une autre piste française en DTS), les enceintes, quelles qu’elles soient, n’en finissent pas d’être utilisées, pour le meilleur rendu possible ainsi que pour la satisfaction personnelle d’avoir mis le grappin sur l'un des titres les plus riches auditivement parlant. Une fois n’est pas coutume, ce sont les pistes françaises qui remportent le pompon, car un poil plus portées par la dynamique de l’ensemble. Mais attention, la piste anglaise ne doit pas rougir de la comparaison tant elle rend déjà suffisamment hommage à la qualité intrinsèque de l’aperçu salles.

A noter cependant que certains exemplaires présentent un grésillement sur la fin de la piste française, mais l'éditeur s'engage à l'échanger, dans les points de vente, à condition d'avoir garder la preuve d'achat.

BONUS

Alors que le film n’est rien d’autre qu’un gros divertissement estampillé blockbuster catastrophe, certains de ces bonus nous paraissent, malgré leur qualité indéniable, pas forcément des plus adéquats face aux espérances quant à ce type de produits. Avant même d’avoir droit au menu direct, Fox nous assène à grands coups de burin cette publicité visant à empêcher le piratage des films. Certes, le problème est à prendre au sérieux, mais le sérieux de la Fox n’est-il pas un peu too much? On a presque l’impression qu’au fur et à mesure, nous devenons tous des pirates en puissance et que Big Brother nous épie. Ensuite, le DVD nous fait invite à un voyage promotionnel de son éditeur en nous plaçant sous les yeux les bandes-annonces de 13 à la douzaine, Garfield et I,Robot, trois DVD à venir. Rassurez-vous, toute cette publicité lascive est supprimable par la simple pression de la touche "menu" de votre télécommande.

- Sur la première galette, nous avons tout d'abord droit aux commentaires audio. Le premier est l’œuvre de Roland Emmerich et de son producteur Mark Gordon. Totalement contrôlé par le producteur, ce commentaire devient au fur et à mesure de son avancée un quasi one man show tant Gordon s’amuse à raconter différentes anecdotes et à déceler ce qui pour lui sont des idées stupides dans le film mais qui l’amusent follement, empêchant presque Emmerich de parler. Très drôle. Le second commentaire s’attarde principalement su le coté technique du film puisque quatre invités se partagent le micro. Si les commentaires en eux-mêmes sont intéressants, le manque de panache de l’entreprise laisse souvent le spectateur s’engager dans une torpeur certaine. Dommage. - Un deuxième bonus trouve sa place également sur ce premier disque. Il s’agit d’une Exclusivité coulisses, qui nous fait pénétrer l’espace d’une featurette dans l’antre de Alien Vs Predator, futur produit DVD de Fox. Complètement banal et presque injustifié tant cela apparaît plus promotionnel pour la maison-mère que pour le film lui-même. - Le premier des bonus du deuxième disque s’avère être, bizarrement, les scènes coupées (18 min). On a plutôt l’habitude de trouver ce genre de suppléments en fin de menu, mais ce n’est en aucun cas grave. Avec le choix possible d’un commentaire audio de Roland Emmerich et du producteur Mark Gordon, on découvre dix scènes retirées du montage qui, comme le disent les deux compères, ne faisaient que trop rallonger le film sans pour autant lui apporter quelque chose de nouveau ou d’essentiel. Il fut donc décider de supprimer ces scènes pour mieux rythmer le tout.

- La Force du destin correspond à ces documentaires très attractifs, mais qui semblent un peu trop hors propos quant au film. Explication: dans son désir de promotion du film, Fox a agrémenté la sortie la salle et désormais le DVD de reportages et autres documentaires sur la nature soi-disant réaliste du métrage, en faisant passer des messages écologistes et constatant l’état de notre planète. Le geste est certes intéressant, mais semble un peu trop forcé pour ce que l’on attend dans les bonus de ce genre de film de divertissement. Ici, on assiste aux aspects techniques et politiques du changement climatique pendant près d’une heure, où météorologues et autres scientifiques s’expriment sur la gravité de la destruction perpétuelle de notre environnement. - Les nombreux suppléments suivants s’attachent directement au film en passant par tous les aspects de sa fabrication. Bienvenue dans Les Coulisses du Jour d’après. La première de ces parties s’intitule logiquement Pré-production et se découpe en quatre catégories. La Pré-visualisation montre donc le travail effectué par les différentes équipes d’Emmerich quant à la fabrication antérieure du film, pour mieux savoir comment filmer tel ou tel effet. Ces cinq minutes sont assez informatives et assez bien synthétisées. Une Réunion de pré-production d’un peu plus de six minutes nous montre ensuite les préparatifs effectués entre les différents chefs de poste et les questions auxquelles il faut répondre avant de se lancer dans une telle aventure. Enfin, cette première partie se conclut par d’innombrables galeries de storyboards et de concepts artistiques.

- Le cœur de tous les suppléments se trouve bien évidemment dans la partie Production car il s’agit du making of du tournage. L’œil du cyclone: filmer "Le Jour d’après" s’attarde bien évidemment aux phases de tournage du film. Alors que les différents protagonistes ne tarissent pas d’éloge face au réalisateur allemand, ce making of oscille habilement entre entretiens et prise de vues du tournage, où l’on aperçoit très facilement l’énorme ambition du projet ainsi que sa dantesque organisation. Des extérieurs aux studios, du remplissage du décor du devant de la bibliothèque aux chutes de fausse neige, rien n’est laissé au hasard et cela offre au spectateur de nombreuses images passionnantes et instructives sur un tournage de cette ampleur.

- La dernière des étapes de fabrication s’intitule logiquement Post-production et s’attarde sur tous les aspects techniques du film, intervenant après la phase de tournage. Les Effets visuels orientent le spectateur vers la partie création de tous les plans à effets numériques. Du premier plan d’ouverture au gel des immeubles, des tornades dévastatrices au raz-de-marée, chaque détail de cette étape est traité et commenté par la responsable des effets spéciaux visuels du film, qui s’attarde pendant une bonne demi-heure sur le travail colossal de restitution des bâtiments à l’échelle et la volonté réaliste de l’entreprise malgré la non-existence de matériel réel comme référence. Un bonus forcément plaisant quant à la qualité visuelle du film. La partie intitulée Partition musicale suit pendant près de dix minutes le compositeur Harald Kloser au travail avec son orchestre pendant différentes phases d’enregistrement. Ce supplément possède aussi la bonne idée de diviser son écran en deux catégories: celle de l’enregistrement en studio et le passage du film où est utilisée cette musique. Très joli moment. Nous trouvons ensuite une partie concernant L’Anatomie du son, qui suit au travers du Mixage final l’équipe d’ingénieurs du son travaillant sur la séquence du gel des hélicoptères et mixant les différentes couches sonores pour illustrer les images du film. Passionnant, même si la durée de dix minutes peut paraître courte, mais une petite Démo interactive propose ensuite d’écouter séparément chacune des huit pistes sonores qui composent cette séquence. Un bonus assez ludique pour mieux comprendre et apprécier la séquence précédente. Pour finir, on retrouve le lien vers les scènes coupées qui se trouvent déjà dans le menu principal du disque.

- Vue globale est encore un autre bonus essayant de crédibiliser au maximum les propos du film, en traitant point par point différentes catastrophes naturelles de l’histoire de notre siècle avec leurs conséquences. La partie agréable de ce bonus est qu’au milieu de toutes ces informations, les dates de 2004 correspondant à celles du film ont été incorporées, comme si les éléments relatés dans le film étaient vrais. Seulement, la taille des caractères utilisée rend la lisibilité presque impossible, à moins de se coller à l’écran. - La Ville sous la glace est un dernier bonus un peu trop facile, montrant en huit points le sort réservé à certaines des grandes villes de ce monde comme New York, Paris ou encore Sydney, si un éventuel bouleversement climatique, à l’image du film, devait arriver. Christophe Chenallet

Quelques liens :

Partenaires