Gomez et Tavares

Gomez et Tavares
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Gomez et Tavares
De Paquet-Brenner Gilles
Éditeur : M6 Vidéo
Zone 2
Nombre de disques : 1
Sortie : 04/07/2004
Note du film : ***---
Note FilmDeCulte : ***---
Location DVD online
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en DVD ou Blu-ray pour 1.95€
DVD

Gomez, flic intègre, violent et parisien, doit faire équipe avec Tavares, flic ripou, cool, et marseillais, pour démanteler un gang qui met la région à feu et à sang.

Grosses bagnoles brillant au soleil, flingues chromés, nanas en bikini, vêtements seventies, poursuites de voitures ultra découpées, générique en lettres jaunes… Dès ses premières images, le film annonce sa couleur: black, comme blaxploitation. Nous sommes bien en présence d’un authentique hommage aux films de gangsters des années 70, période à laquelle le rappeur anciennement révolté Stomy Bugsy s’est déjà montré attaché à travers certains de ses clips. Gomez et Tavares, ce serait donc un peu le Shaft français, la réponse tricolore à Singleton ou Tarantino, une tentative courageuse de s’imposer sur un terrain totalement vierge en France. Une réussite? Pas vraiment, malheureusement, et il suffit de contempler les dégâts évidents pour se rendre compte du manque certain que le cinéma français connaît actuellement. A commencer par les acteurs.

Gilles Paquet-Brenner, auteur des lamentables Jolies choses, a eu la bonne idée de composer son casting principal en dehors des sentiers battus et de chercher ses deux flics du côté de jeunes acteurs pas encore confirmés dans le cinéma de genre, ce qui évite au film les pitreries d’un Diefenthal ou d’un Anconina (le pitoyable Six Pack). Le choix est audacieux, il aurait fallu qu’il soit suivi d’une véritable direction d’acteurs. Car si Titoff fait à peu près illusion (quoique des cours de diction seraient les bienvenus), il n’en va pas de même pour le rappeur des familles, totalement à côté de la plaque, qui se trompe manifestement de film et récite ses lignes sans jamais véritablement comprendre son rôle. A qui la faute? On incriminerait facilement le jeune cinéaste, déjà responsable de l’interprétation calamiteuse de son précédent film. On l’incriminerait d’autant plus qu’il apparaît comme un incompétent notoire dans le domaine de la mise en scène, surdécoupant son film et ses scènes d’action, filmant le tout sous trente angles différents pour monter ensuite ses plans n’importe comment. A ce titre, la scène inaugurale, poursuite de voitures qui se veut mémorable, en devient exemplaire: véritable catalogue de ce qu’il ne faut pas faire, elle donne véritablement mal au crâne.

Pourtant, paradoxalement, le film fonctionne. Là où l’on pouvait attendre une purge proche d’un Taxi putassier, dans lequel les racailles sont cool et les flics sont cons, Gomez et Tavares évite le racolage de tous les instants et présente une galerie de personnages légèrement moins stéréotypés que prévu. Décomplexés, ils savent attirer notre sympathie grâce à quelques traits de caractère bienvenus (Titoff raquette les restaurateurs, Jean Yann raquette Titoff, son neveu), et évitent systématiquement de se prendre au sérieux, ce qui confère au film une atmosphère agréable et moins agressive qu’un Transporteur. Les personnages sont volontairement caricaturaux, les gags font souvent mouche, et l’ensemble se laisse voir sans déplaisir malgré les défauts cités plus haut. Reste que le film en soi témoigne de la persistance des producteurs français à confier les projets de films de genre aux mauvaises personnes. Gilles Paquet-Brenner n’est définitivement pas un réalisateur d’action, pourquoi lui confier la réalisation d’un tel film, qui marche sur les plates bandes de la série des Arme fatale? Eternel reproche que l’on pourra faire au cinéma français. La catastrophe est cependant évitée, pour une fois.

par Anthony Sitruk

Bonus

IMAGE ET SON

Une copie relativement propre. Le grain présent sur l’édition est du à la photo originale du film, donc pas de quoi s’alarmer. Par contre l’édition présente quelques passages où l’on ressent bien la compression, avec quelques halos sur les passages très clairs. Reste que le film est en deçà des espérances, vu les possibilités offertes par les lieux de tournage et les couleurs finalement fades. Mais cela n’est aucunement du au DVD. Une fois n’est pas coutume, la piste Dolby Digital s’avère être de meilleure qualité que son homologue DTS. En comparaison, les scènes d’action et de poursuites se révèlent beaucoup plus percutantes et le caisson de basses se voit utilisé avec plus de panache. Très agréable à l’écoute.

BONUS

- Le commentaire audio des deux acteurs principaux est d’une pauvreté déconcertante. Titoff et Stomy marquent par leur absence tout au long du bonus et, quand ils parlent, ne font que se marrer ou raconter les blagues qu’ils ont faites sur le tournage. Bref, un commentaire passionnant… - Éclairage sur Gomez & Tavares est une grosse interview (32’) du réalisateur (principalement) qui, sans langue de bois, nous parle du tournage et des problèmes rencontrés quant à la logistique d’une telle machine. Très intéressant et agréable travail d’un réalisateur concerné. - Ensuite 3 featurettes (6’) clipesques sur les armes, les cascades en voiture et le tournage sur l’eau. D’un intérêt très limité vu la courte durée des séquences. - La bande-annonce du film ainsi que celles des Jolies Choses, le précédent film du réalisateur. - Des infos parodiques sur Gomez et Dubois, les auteurs du titre phare de la BO du film. Bonus uniquement présent pour faire la promo de leur album. Aucun intérêt donc. - Enfin le clip "Les Ripoux", en bonus caché, qui est à l’origine du film.

Christophe Chenallet

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Une copie relativement propre. Le grain présent sur l’édition est du à la photo originale du film, donc pas de quoi s’alarmer. Par contre l’édition présente quelques passages où l’on ressent bien la compression, avec quelques halos sur les passages très clairs. Reste que le film est en deçà des espérances, vu les possibilités offertes par les lieux de tournage et les couleurs finalement fades. Mais cela n’est aucunement du au DVD. Une fois n’est pas coutume, la piste Dolby Digital s’avère être de meilleure qualité que son homologue DTS. En comparaison, les scènes d’action et de poursuites se révèlent beaucoup plus percutantes et le caisson de basses se voit utilisé avec plus de panache. Très agréable à l’écoute.

BONUS

- Le commentaire audio des deux acteurs principaux est d’une pauvreté déconcertante. Titoff et Stomy marquent par leur absence tout au long du bonus et, quand ils parlent, ne font que se marrer ou raconter les blagues qu’ils ont faites sur le tournage. Bref, un commentaire passionnant… - Éclairage sur Gomez & Tavares est une grosse interview (32’) du réalisateur (principalement) qui, sans langue de bois, nous parle du tournage et des problèmes rencontrés quant à la logistique d’une telle machine. Très intéressant et agréable travail d’un réalisateur concerné. - Ensuite 3 featurettes (6’) clipesques sur les armes, les cascades en voiture et le tournage sur l’eau. D’un intérêt très limité vu la courte durée des séquences. - La bande-annonce du film ainsi que celles des Jolies Choses, le précédent film du réalisateur. - Des infos parodiques sur Gomez et Dubois, les auteurs du titre phare de la BO du film. Bonus uniquement présent pour faire la promo de leur album. Aucun intérêt donc. - Enfin le clip "Les Ripoux", en bonus caché, qui est à l’origine du film.

Christophe Chenallet

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