Buddha's Palm

Buddha's Palm
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Un homme en peine d’amour décide de se suicider. Mais à peine s’est-il jeté dans le vide, qu’il est sauvé par l'animal bizarre d'un curieux ermite aveugle. Par chance, ce vieil ermite s'avère être l'un des plus grands artistes martiaux.

JEUX DE MAINS, JEUX DE VILAINS !

Si vous vous êtes déjà demandé ce que cela faisait de maîtriser le célèbre coup de paume, ce film devrait alors répondre amplement à vos attentes. Dans la plus pure tradition des films de la célèbre firme Shaw Brothers, Buddha’s Palm tient donc la dragée haute, pour peut que l’on accepte le postulat de film plus ou moins décérébré, aux autres films de la société de production comme La 36e chambre de shaolin, Le Tigre de jade, L’Hirondelle d’or ou d’une autre origine comme Zu, le guerrier de la montagne magique de Tsui Hark avec qui la comparaison semble inévitable même si le film est bien en deçà du chef d’œuvre du maître chinois. Ici, l’on retrouve donc tout ce qui peut faire le succès du genre, à savoir des combats démesurés au second degré bien senti, des couleurs saturées et criardes, une musique hystérique tendant vers l’absurde, des ellipses fulgurantes, un univers factice mais sincère ainsi que des histoires sans queue ni tête mais auxquelles ont a presque envie de croire. Et même la voix-off quasi permanente, à la limite de l’insupportable, concède au film un aspect risible, effet de style amplifiant le côté kitch de l’affaire. Alors même si l’entreprise ressemble à un énorme foutoir visuel, à tel point qu’on peut facilement perdre le fil de l’intrigue très rapidement sans que cela ne dérange aucunement, Buddha’s palm rentre très vite dans la catégorie de ces films à la limite du ridicule mais dont on savoure presque chaque instant comme un plaisir coupable.

par Christophe Chenallet

En savoir plus

Interactivité :

IMAGE & SON

Si l’on considère que ce genre de films à beaucoup vécu et que les copies de qualités ne doivent pas être légion, l’image du film est à proprement parler hallucinante. CTV donne ici l’exemple type de ce que chaque film, dépoussiéré par une sortie dvd, devrait être. Couleurs quasiment magnifique, aucune tache visible et encore moins de fourmillement visuel. Bref, du travail d’orfèvre. Reprenant le format sonore d’origine, c’est-à-dire une stéréo de qualité honnête, le transfert du film sur support numérique apparaît juste mais malheureusement sans fioritures. Malheureusement dira-on, puisque vu les délires outranciers que s’offre l’histoire et la mise en scène, il aurait sûrement été plaisant de faire rugir chacune de nos enceintes pour accentuer le bordel filmique que constitue l’ensemble.

BONUS

Le premier des maigres bonus apparaissant sur le disque est une petite série d’entretiens avec Candice Yu, Shaw Yin-Yin et Gordon Chan intelligemment appelé PALM d’or pour la shaw. Chacun des trois intervenant revient rapidement sur la genèse et le rôle qu’il a eu à joué dans le film. Même si, au final, il est plaisant de d’écouter ces trois personnalité nous parler avec engouement de leur implication par rapport à la Shaw Brothers, le bonus de 15 minutes apparaît comme trop court pour contenter les personnes désirant faire plus ample connaissance avec la firme. Vient ensuite la bande-annonce originale. L’occasion de voir que l’obsession psychédélique de la firme use, dés la promotion de ses films, de tous les moyens dont elle dispose pour affirmer haut et fort ses couleurs et ses intentions. Puis vient la Nouvelle bande-annonce. Moins hystérique et colorée que son aînée, celle-ci permet de présenter le film sous un aspect moins agressif pour les détracteurs se demandant s’ils feront l’effort d’oser visionner un tel film. Enfin on peut trouver tout une pléiade de bandes-annonces de la Collection Shaw Brothers, disponible depuis peu et qui devrait ravir les fans se demandant quel prochain opus de l’étonnante société de production il vont pouvoir se procurer prochainement.

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