Archives Autour du cinéma
Octobre 2007
La sortie tardive de Leo, roi de la jungle (long métrage de Yoshio Takeuchi) ne rend pas vraiment justice à l'extraordinaire créativité d'Osamu Tezuka. Figure de proue de la bande dessinée japonaise, Tezuka est un homme à superlatifs, un farouche compétiteur dont l'imagination et l'impertinence n'ont cessé d'étonner en cinquante ans d'activité. Jusqu'à son dernier souffle, l'homme au béret a continué de livrer en temps et en heure les planches de ses intrigues rocambolesques. Si la bouille ronde de ses personnages, largement inspirée de Disney, peut rebuter les pointilleux du dessin réaliste, l'ampleur, le dynamisme et le rythme effréné de ses récits ne laissent pas indifférents. Tezuka s'intéresse à tout, tout le monde, tout le temps. Profondément humaniste et certainement pas manichéenne, son oeuvre recèle de véritables trésors. En France, les traductions affluent et la joyeuse effervescence n'est pas prête de s'arrêter.
"Il restait ce fil, rafistolé avec n'importe quoi aux endroits où il craquait, qui serpentait au long de tous les boyaux, de tous les hivers, en haut, en bas de la tranchée, à travers toutes les lignes, jusqu'à l'obscur abri d'un obscur capitaine pour y porter des ordres criminels. Mathilde l'a saisi. Elle le tient encore. Il la guide dans le labyrinthe d'où Manech n'est pas revenu. Quand il est rompu, elle le renoue. Jamais elle ne se décourage. Plus le temps passe, plus sa confiance s'affermit, et son attention. Et puis, Mathilde est d'heureuse nature. Elle se dit que si son fil ne la ramène pas à son amant, tant pis, c'est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec."
Mythes indissociables de l’Amérique, les liaisons orageuses et la destinée exceptionnelle de Pocahontas ont passionné plus d’un historien. Avec Le Nouveau Monde, Terrence Malick s’intéresse moins au symbole controversé qu’à la nature enfantine d’une princesse au cœur pur, qui trahit son peuple par amour pour un étranger. Pocahontas ne ravive pas seulement le mythe du "bon sauvage", elle fait l’objet d’une vraie fascination poétique et littéraire. Princesse jalousée, déchirée entre deux familles, témoin de l’effondrement d’une civilisation, mariée à un Blanc, accueillie à bras ouverts par la haute société londonienne, elle inspire à la fois le respect et la suspicion. Elle est la médiatrice d’une union fraternelle et métissée, mais aussi l’instrument docile d’une colonisation meurtrière.
Paranormal, -e, -aux [adj.] — se dit de phénomènes inexplicables par la science d'aujourd'hui: maisons hantées, apparitions, divination, etc. Appliqué aux arts, cela donne une galaxie d'œuvres hétéroclites, reliées entre elles par une atmosphère, une esthétique, une narration particulières, propres à donner des hauts-le-cœur aux lecteurs/spectateurs/amateurs/joueurs (biffez la mention inutile) qui en redemandent. Le cinéma, la littérature, la peinture, regorgent d'exemples d'œuvres ambiancées façon chocottes. Et les jeux vidéo, dans tout ça? Voyage, à travers les âges, au pays du paranormal vidéoludique.
Qui n’a jamais entendu parler du Petit Chaperon Rouge, cette jeune fille qui, se rendant auprès de sa grand-mère malade pour lui porter une galette et un petit pot de beurre, rencontre le loup? Qui n’a jamais été amusé par cette fameuse bobinette qui cherra si l’on tire la chevillette? Sans oublier l’inventaire en règle, désormais culte, que dispense la petite fille en découvrant le corps incongru de sa grand-mère. Forte de sa renommée, le Petit Chaperon Rouge se retrouve désormais mangée à toutes les sauces. Adaptations, parodies, citations; littérature, arts plastiques, arts de l’image ou de la scène; la simple évocation de son attribut vestimentaire convoque tout un imaginaire collectif mélangeant à la fois souvenirs d’enfances et imagerie populaire. Une multitude de variantes comme autant de miroirs d’un kaléidoscope renvoyant à chacun des images éclatées à reconstruire, comprendre, interpréter, adapter.
Cindy Sherman est un cliché. Celui d’une auto-stoppeuse, d’une pin-up, d’une ménagère en fichu ou d’une libraire alanguie. Epouse et maîtresse, cloîtrée ou meurtrie, pas un stéréotype féminin ne lui est étranger. Depuis 1977, Cindy Sherman se prend en photo, mais ne montre jamais le même visage. Le sien a disparu, enseveli sous d’inquiétants déguisements. Noir et blanc glacé, technicolor suranné, clown fluorescent ou velours opulent, les scenarii esquissés empruntent autant au fait divers qu’à la fable licencieuse, au cinéma et à la peinture revisités. De la Belle éreintée à la Bête carnassière, Cindy Sherman maltraite ses poupées et illumine les faux-semblants. Le court métrage de Bertrand Bonello, Cindy, the Doll Is Mine illustre à merveille ces jeux de balance entre l’être et le paraître, où l’horreur plaisant rivalise avec une beauté défigurée.
"Hannibal le Cannibale". Etonnement, ce nom est celui d'une superstar, un serial killer unique, élégant et raffiné, intelligent et érudit. Ce personnage hors du commun est né il y a déjà plus de vingt ans sous la plume de l'écrivain Thomas Harris. Longtemps journaliste, spécialiste des affaires criminelles, Harris a pris la plume à trois reprises - avant le quatrième volet, la préquelle Hannibal Rising - pour définir ce psychopathe on ne peut plus intéressant. En effet, Hannibal Lecter est un psychiatre renommé, mais qui tue et mange ses patients ou toute autre personne se mettant en travers de son chemin, ou même simplement une personne qui lui fait envie. D'une grande pertinence, il est capable de lire en vous comme personne d'autre.
Ecolières disciplinées, chipies multicolores, punkettes surexcitées, danseuses pailletées, furies en jupons, grandes soeurs sous acide, copines rose bonbon, les kogaru règnent en maîtres sur la variété japonaise. En prenant pour héroïne l'une de ces jeunes filles à tutu phosphorescent et à cordes vocales aiguisées, Perfect Blue faisait état d'un phénomène musical qui perdure du côté du soleil levant, et se propage sur la grande toile, du Dolls de Kitano à Kamikaze Girls. Petit trombinoscope non exhaustif de cette famille musicale pour le moins dérangée.
Réaliser un court métrage, comprendre l'art du montage, diriger les comédiens, etc. Autant de choses que l'on trouve aisément dans tous les bons ouvrage désireux d'expliquer au novice comment se lancer dans la réalisation d'un court. Mais faire son premier film, le vrai, le long, est une étape inconnue du grand public, et surtout totalement floue tant les embûches qui parsèment le chemin vers les salles sont nombreuses. Le résultat à l'écran est bien souvent fort éloigné du chemin de croix que fut le tournage et la production du film. Le dernier ouvrage de la collection Dixit permet de donner un aperçu fort détaillé, même si, on le suppose, assez sommaire, de l'aventure qu'est la création d'un premier film. Court, le livre a l'avantage d'être accessible à tous. Peut-être même trop, ce serait son seul défaut: probablement pas assez technique, trop grand public. Mais tel était sans doute le but de l'auteur, et dans ce cas, on peut sans conteste admettre que ce but est largement atteint
L'influence esthétique déterminante subie par Scorsese, avec celle du cinéma, est sans aucun doute celle de la musique. Non pas la musique dite "sérieuse", ou "grande", qu'il semble peu connaître et peu apprécier, mais les chansons populaires, les airs de danse, et surtout le rock’n’roll, qui formèrent le fond sonore ininterrompu de son enfance et de son adolescence. Il habitait un quartier surpeuplé où il entendait constamment de la musique, venant des appartements, des bars, des boutiques. La radio était toujours allumée, un juke-box jouait de l'autre côté de la rue, et dans les immeubles, on pouvait entendre de l'opéra venant d'une pièce, et du rock’n’roll venant d'une autre. Rien à voir avec la culture musicale contemporaine, qui consiste le plus souvent à savourer la musique au travers de l’intimité soyeuse et égoïste des écouteurs d’un walkman. A son époque, les musiques, tous comme les origines ethniques, étaient brassées dans un même espace calfeutré.
Les éditions des Cahiers du cinéma ne pouvaient pas manquer une aussi belle occasion d’accompagner l’un des derniers grands cinéastes américains dans l’accouchement difficile de son dernier rejeton, Gangs of New York. Comme le film, le livre, d’une dimension de 27x23, en impose par sa taille et son gigantisme. Pas moins de 288 pages au service de l’œuvre, avec de nombreuses et magnifiques photographies puisées des images vues en salle, des entretiens en abondance avec les membres de l’équipe et, en bonus, le scénario intégral du film. Il est cependant regrettable que la politique de la maison d’édition soit de s’associer à la sortie du film comme objet promotionnel, avec, par définition, sa part de superficialité. Il aurait été sans doute préférable de patienter davantage, de laisser le temps au film de vivre un petit bout de vie, afin d’y inclure par la suite diverses réflexions et analyses, qui auraient été nécessaires à l’approfondissement de cette œuvre baroque. En effet, le livre ne possède aucun recul sur l’évènement, et l’enthousiasme des personnes interviewées vient très vite se substituer à l’intérêt des questions posées. Une gaieté partagée par tous les intervenants, du fait d’avoir travaillé aux côtés de Scorsese, qui vient rappeler, comme du reste chaque sujet promotionnel, que tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil. Les questions sont également très peu personnalisées, aucun membre de l’équipe n’échappant par exemple aux deux sempiternelles interrogations "Qu’avez-vous pensé des décors de Dante Ferretti?" et "Comment s’est passé le travail avec Martin Scorsese"… Sachant que seules une demi-douzaine de questions sont posées par intervenant, une légère frustration se fait sentir
Dans la vie, il y a deux catégories de personnes: ceux qui ont déjà vu
les films de John B. Root et ceux qui n'ont jamais vu les films de John
B. Root (et qui veulent en savoir plus). Lecteur, si tu fais partie de
la première catégorie, je subodore que tu as déjà fait l'acquisition du
triple album sujet de cet article. Au pire, si tu n'as pas encore
réussi
à le trouver chez ton disquaire, sache que la liste de revendeurs
disponible sur Rectangle t'indiquera où t'adresser. Votre serviteur
fait
partie de la seconde catégorie qui, à une échelle plus large, équivaut
à
celle des «gens qui achètent des BO sans avoir forcément vu le film
avant». Ces bipèdes, à juste titre, peuvent être considérés comme
des rêveurs. Grands consommateurs de films, leur paysage mental est
très
influencé par les images qu'ils ingurgitent. Au final, sous peine de
devenir cinglé, il est nécessaire à ces cinémanes (des junkies
qui se droguent au cinéma) de diminuer la pression de leur cortex
filmique prêt à exploser
Suite d'American Tabloid, dont la lecture est indispensable pour la compréhension du présent ouvrage, American Death Trip de James Ellroy est une plongée dans cinq années troubles de l'Histoire américaine. Une exploration de la face cachée de la plus grande puissance mondiale, de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy à Dallas, à celui de son frère Bob. Conteur hors pair, spécialiste des polars survoltés à la narration éclatée, l’auteur de L.A. Confidential tisse de nouveau une toile complexe et fascinante qui permet de découvrir les connexions multiples entre la politique et le crime organisé. Querelles de malfrats, flics dépassés par les événements, avocats véreux, hommes politiques magouilleurs... Pour James Ellroy, le message est clair: tous pourris! Son style demeure inimitable. D’une efficacité diabolique, le rythme hallucinatoire de son écriture prend le lecteur par les tripes pour ne plus le lâcher. Il provoque même cette douce sensation d'exaltation et de fièvre. Peu importe au fond la complexité des différentes intrigues (et leur difficile compréhension), on est aussitôt séduit par la déferlante de noms, de situations, de témoignages et de personnages que brasse avec génie l'écrivain. Indispensable pour les fans de l'auteur du Dahlia noir, Americain Death Trip ferait un excellent film, pour comprendre comment et pourquoi John et Bob Kennedy ont été assassinés dans les années 60.
Il fallait s'y attendre, cet album est exactement le prototype des BO de comédies romantiques américaines. On a droit à une alternance entre des chansons hyper rythmées style top 50, qui sont plutôt entraînantes et pas trop désagréables (en particulier le "Perhaps, perhaps, perhaps" de Geri Halliwell, ex-Spice Girl, est-il besoin de le préciser, qui est assez sympathique) et des chansons molles et plutôt ennuyeuses à écouter comme All the Love in the World des Corrs. Quant à l'"orchestral suite" que l'on trouve sur toute BO qui se respecte, elle est quasi identique à celle du Mariage de mon meilleur ami, vous imaginez donc le tableau... Mais, à la première écoute, il y a quand même un élément qui frappe dans cet album, à savoir le Gravy Train de Mark Knopfler, qui semble vraiment ne pas avoir sa place ici (vous me direz, rien qu'en regardant la tracklisting on s'en serait douté).
Lauren est une jolie interne en médecine, brillante et consciencieuse. Profitant enfin d'un
week-end de repos, elle décide de quitter San Francisco et de descendre voir
des amis à Carmel. Mais sa vieille voiture ne l'emmènera même pas à l'autre
bout de la ville, c'est l'accident, la mort cérébrale est déclarée. Quelques
mois plus tard, Arthur, un architecte célibataire, emménage dans l'appartement
de Lauren. Un soir, il entend du bruit, ouvre la penderie et trouve une jeune
femme cachée dedans. Elle lui raconte son histoire : après un accident de
voiture, elle s'est retrouvée dans le coma, incapable de bouger mais, petit
à petit, elle a appris à voyager par l'esprit, d'abord dans les couloirs de
l'hôpital, puis dans la ville. Il est le seul à pouvoir la voir, l'entendre,
la toucher. Une relation particulière et intense va alors naître entre eux,
tandis qu'Arthur est considéré par ses collègues tour à tour comme fou ou
dépressif
Avalon - le disque, est le fruit de la nouvelle collaboration entre Mamoru Oshii et le compositeur Kenji Kawaï, révélé en 1995 par la bande originale de Ghost in the Shell, du même réalisateur. Les similitudes avec ce disque sont ici assez flagrantes: articulation autour de plusieurs morceaux majeurs, en plus grand nombre ici que sur Ghost in the Shell, séparés par des plages atmosphériques intermédiaires. Instaurer durablement une ambiance, c’est la grande force de la musique de Kenji Kawaï. Dans Ghost in the Shell, il illustrait le conflit entre humanité et technologie en mélangeant sonorités ethniques traditionnelles et musique électronique. Dans Ring, il créait le malaise et la peur avec une musique lente et pénétrante, un bruitisme presque sourd. Dans Avalon, enfin, il émerveille. En effet, cette BO se compose d’une musique de type symphonique forcément plus classique mais surtout somptueuse et formidablement efficace. Le compositeur japonais nous offre même un simili-opéra avec Voyage to Avalon sur les plages 3 (version courte) et 12 (version longue), bouleversant lorsque les cordes démarrent
Prenant le relais d'un Eric Serra d'abord envisagé (ouf?), Ryuichi Sakamoto, compositeur oscarisé pour son travail sur Le Dernier Empereur, auteur notamment des musiques de Furyo, Little Buddha ou Tabou, livre pour Femme fatale une partition de haute volée. A la vision du somptueux dernier ouvrage de Brian De Palma, l'utilisation remarquable de la musique participant à la réussite générale de l'entreprise apparait comme une évidence. Ayant déjà travaillé avec De Palma sur Snake eyes, Sakamoto fait corps avec le réalisateur, notamment pour ce qui est de l'ambition. Si De Palma est parfois connu pour ses excentricités filmiques, à force de split screens et de plan séquences enfievrés, Sakamoto se fait aussi audacieux en reprenant et adaptant ni plus ni moins que le Boléro de Ravel. L'audace paie: cette réincarnation virevoltante et élégante colle parfaitement à l'intensité en crescendo de la déjà scène culte du vol des bijoux lors du festival de Cannes, scène ouvrant Femme fatale avec brio, et nourrissant le motif récurrent du "déjà vu" qui hante le film: la variation est donc justifiée et menée avec panache
Tout le monde en a entendu parlé, beaucoup en ont vu, mais peu en ont réalisé, et pour cause: le story-board est une création artistique. Mais si certains dessinateurs ont élevé le procédé au rang d’art moderne, d’autres l’utilisent simplement pour son aspect fonctionnel et pratique. Le story-board, en noir et blanc ou coloré, imprimé ou crayonné, schématique ou dessiné, reste avant tout une lecture du scénario en images. Sa fonction première est de présenter à toute l’équipe une même vision du métrage, concrétisée par un montage non exhaustif de vignettes, évitant ainsi tout malentendu ou divergence de points de vue sur le tournage. Chaque dessin représente un plan du film, détaillé d’indications visuelles. Sont précisés, dans l’image ou en légende, la position de la caméra (plongée, contre-plongée…), le mouvement d’appareil (travelling, louma…), la valeur de cadre (plan moyen, américain…), l’étendue du paysage dans le champ (le nombre de figurants à l’image, les décors…) et un extrait du scénario correspondant, le tout offrant une idée assez avancée de ce que devrait être le montage final. Toutes ces indications visuelles sont particulièrement nécessaires lors des scènes de cascades, d’explosion, de poursuites ou d’effets spéciaux. Les équipes de production peuvent ainsi plus facilement s’imaginer ce que seront les difficultés sur le plateau, et élaborer un meilleur devis, plus précis. Ainsi, tous les obstacles, en théorie, sont devancés
Beaucoup de jeunes rêvent de travailler dans ces arts de l’image mouvante que sont le cinéma, l’audiovisuel ou le multimédia. Mais outre réalisateur, acteur, webdesigner, quels sont les métiers que proposent ces filières? Comment se former pour parvenir à "réaliser" son rêve? C’est dans le but de répondre à ces quelques questions que les Editions Dixit ont décidé de créer le livre Ecoles et Métiers – Cinéma, Télévision, Nouvelles technologies. Ce livre a été imaginé par Jean-Pierre Fougea à la suite d’une étude réalisée par Jean-François Mulliez pour TF1 sur les métiers de l’audiovisuel. L’ouvrage résulte, à n’en pas douter, d’un travail de recherche minutieux et de longue haleine auprès des écoles et du Ministère de l’Education, ainsi que d’une mise en page travaillée de telle sorte que l’ouvrage paraisse aussi clair et abordable que possible. Simple, efficace et se présentant sous forme d’un annuaire amélioré, Ecoles et Métiers se veut être un véritable outil d’information pour les jeunes (et éventuellement leurs parents) qui réfléchissent à leur orientation