The Visitor
États-Unis, 2008
De Tom McCarthy
Scénario : Tom McCarthy
Avec : Hiam Abbass, Richard Jenkins
Durée : 1h45
Sortie : 29/10/2008






Professeur d'économie dans une université du Connecticut, Walter Vale, la soixantaine, a perdu son goût pour l'enseignement et mène désormais une vie routinière. Il tente de combler le vide de son existence en apprenant le piano, mais sans grand succès... Lorsque l'Université l'envoie à Manhattan pour assister à une conférence, Walter constate qu'un jeune couple s'est installé dans l'appartement qu'il possède là-bas : victimes d'une escroquerie immobilière, Tarek, d'origine syrienne, et sa petite amie sénégalaise Zainab n'ont nulle part ailleurs où aller. D'abord un rien réticent, Walter accepte de laisser les deux jeunes gens habiter avec lui. Touché par sa gentillesse, Tarek, musicien doué, insiste pour lui apprendre à jouer du djembe. Peu à peu, Walter retrouve une certaine joie de vivre et découvre le milieu des clubs de jazz et des passionnés de percussions. Tandis que les deux hommes deviennent amis, les différences d'âge, de culture et de caractère s'estompent. Mais lorsque Tarek, immigré clandestin, est arrêté par la police dans le métro, puis menacé d'expulsion, Walter n'a d'autre choix que de tout mettre en oeuvre pour venir en aide à son ami...
FALLAIT PAS L'INVITER
Grand Prix au dernier Festival de Deauville, The Visitor se drape très rapidement, et avec toute sa bonne sincérité, dans son sujet incritiquable, abordé certes avec tout plein de courage digne mais que l'exécution, signée Thomas McCarthy, est lourde et scolaire. The Visitor est vidé comme le pire de la prod indé us de toute goutte de personnalité où que ce soit sur l'écran, et ne semble rien avoir à dire à part panoter si subtilement sur une affiche vantant les richesses de la diversité aux Etats-Unis. Toute la finesse psychologique du film tient dans son pitch: un vieux prof dépressif revend son piano et redécouvre la vie en s'essayant au djembé. S'ensuit une bêtasserie démonstrative là où un Station Agent super humble carburait vraiment à la simplicité et la spontanéité. Et à la place d'une Patricia Clarkson ou d'un Peter Dinklage, The Visitor affiche l'un des pires casts de l'année avec sa Hiam Abbass intense comme un oeuf au plat, son couple de sexy fadasses, et surtout Richard Jenkins, lamentable en sous Geoffrey Rush chauve qui arbore du début à la fin la même mine de navré, qui lui vaudra bien une nom' aux Oscar dans le rôle du strapontin du coeur de la 5e place, l'équivalent Hollywood de la Palme du coeur sous-entendant que les autres sont des Palmes de la glotte ou de l'omoplate, et qui va généralement à une daube. Ca ira bien au film.






