Pour sauver son père victime d'un cancer, le cascadeur Johnny Blaze a vendu son âme au diable. Mais ce marché a un prix qu'il ne tarde pas à découvrir: humain la journée, il devient le Ghost Rider la nuit, un chasseur de primes traquant les âmes échappées de l'enfer. Lorsque Roxanne, sa bien-aimée, est menacée, Johnny décide d'utiliser ses pouvoirs pour se retourner contre son Maître.



Repoussé depuis des lustres sous prétexte d’effets spéciaux jamais finalisé à temps (toutes les excuses officielles sont bonnes à prendre lorsqu’un film ne remplit pas toutes les espérances des producteurs – comprendre que c'est un ratage complet-), Ghost Rider débarque enfin sur les écrans. Et comme on pou-
 
vait s’en douter, le film se plante magistralement. Bien sûr, la présence de Nicolas Cage, star capable de ramener un grand nombre de spectateurs rien que sur son nom, et le fait que le film soit devenu "tout public" avaient déjà sabordé de nombreux espoirs de violence graphique et scénaristique pour cet antihéros des familles - comme dans les meilleurs épisodes du comic book -, mais on était encore loin d’imaginer un tel résultat. En effet, Mark Steven Johnson, l’homme qui a déjà ruiné l’adaptation de Daredevil, remet le couvert et saccage de nouveau et totalement le produit original. Pas que le héros Marvel ait la puissance des X-Men ou d’un Spider-Man, mais arriver à un tel niveau de vide, face à un personnage qui a quand
 
même des choses à dire, tient presque du génie. Bien entendu l’humour et l’histoire d’amour ne rajoutent absolument rien de positif à l’affaire, n’en déplaise à nos amis les producteurs cupides. Et la misérabilité des combats, la non existence de réels bad guys, tout comme l’interprétation de Cage, toute en surjeu, finissent d’enterrer vivant ce projet qui sentait déjà le sapin dans les mains de ce réalisateur destructeur. Et le film de venir grossir les rangs déjà bien pleins des adaptations foireuses de comic books aux côtés de Spawn, Les 4 Fantastiques, Daredevil, The Punisher, Elektra et malheur- eusement bien d’autres encore.