Patience Philips travaille comme dessinatrice publicitaire dans la société Hedare Beauty, un emploi modeste pour une jeune femme dont le talent est bridé par une timidité maladive. Le soir où elle découvre, malgré elle, que le nouveau produit star de Hedare cache quelques sombres secrets, les ennuis commencent pour Patience… à moins qu’il ne s’agisse de l’aube d’une vie nouvelle.




Pitof, un cinéaste pas comme les autres. As des effets spéciaux, parachuté réalisateur sur Vidocq, l’homme accouche alors d’un ovni visuel, jugé comme une bouillie infâme par beaucoup, mais qui avait pour lui d’offrir un spectacle feuilletonesque tenant du jamais vu. Son Catwoman présente lui
 
aussi, à l’occasion, quelques incongruités visuelles, comme une scène de basket au montage pour le moins énervé. Mais les tentatives échouent souvent, et font de ces aventures de la femme-chat un monument de maladresse. Maladresse des effets spéciaux tout d’abord, qui envahissent continuel- lement l’action en prenant bien soin de dissocier la Halle Berry de chair et son double numérique. Maladresse du scénario, aux figures imposées balourdes (une romance sans aucun intérêt) et au programme libre raté (manifeste féministe de pacotille). Maladresse, par-dessus tout, de la direction d’acteur, laissant plonger corps et âme une Halle Berry dans des abysses de ridicule, de sa première
 
à sa dernière seconde à l’écran. Berry maniant le fouet, miaulant à qui mieux mieux, distribuant ses œillades hallucinées de chatte croqueuse de diams, reniflant son herbe à matou, dans un film qui a du mal à se relever de telles bouffonneries. Mais les ratés formels réservent aussi leur énergie excitée, l’apparat de la féline distille sa vulgarité aguicheuse, et le jeu maso de Sharon Stone peut amuser. La flamboyante Selina Kyle n’est plus: Patience Philips, son héritière version sexy zap, vous invite dans sa litière. Pas sûr que cette chatte-là ait été correctment nourrie.