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PETER SOLLETT
Enième cinéaste new-yorkais, Peter Sollett se
distingue par son style réaliste et humain proche du cinéma de John Cassavetes.
Natif de Brooklyn, fils d'un célèbre photographe, il se distingue par un magnifique
court-métrage, Five Feet High and Rising qui a remporté le prix de la
Cinéfondation à Cannes en 2000. Son premier film, Long way home (lire la critique) avec les
mêmes acteurs non-professionnels confirme son talent de conteur et de directeur
d'acteurs. Après une projection remarquée à Cannes, Long way home obtient
le Grand Prix du Festival de Deauville.
FilmDeCulte - Pourquoi avoir choisi d'extrapoler sur les personnages de votre court-métrage (Five Feet High and Rising,
présenté à Cannes et vainqueur d'un prix - NDLR)?
Peter Sollett - Pour faire court, il faut savoir que le long a
été réalisé en partie grâce à ces personnages. Le court-métrage était censé être un film autobiographique
sur la rue de Brooklyn où j'ai grandi et c'est en faisant le casting que nous sommes tombés - par accident -
sur ces jeunes acteurs latinos. De là, il m'a semblé intéressant de broder autour de leurs
vies.
FilmDeCulte - Les jeunes acteurs se connaissaient-ils avant de tourner ?
Peter Sollett – Oui. Il est évident que Victor et son frère
sont véritablement frères dans la vie. Et Judy et Melanie sont également les meilleures amies du
monde.
FilmDeCulte - Et ont-ils l'intention de continuer leur
carrière dans le cinéma?
Peter Sollett – Ils le souhaitent tous. Mais ils font face à
des propositions de rôles très stéréotypés: Victor en meurtrier, Judy enceinte et droguée... Et ils
les ont refusés pour l'instant car ils ne veulent pas contribuer à ces clichés, et je les
applaudis.
FilmDeCulte - Les scènes de famille donnent vraiment l'impression d'un groupe de gens
très soudés, très intimes...
Peter Sollett – On a passé un mois ensemble avant le tournage
afin de pouvoir se connaître. La grand-mère est une vraie grand-mère. Et Victor a sa propre grand-mère
donc...