| |
|
|
FilmDeCulte - Matt, vous sentez-vous parfois handicapé par votre physique? Vos choix de carrière récents (Syriana, Raisons d’état, etc.) ne représentent-ils pas une volonté de briser cette image?
Matt Damon - Peut-être que certains réalisateurs veulent créer un contraste avec mon physique justement. Je sais qu’Anthony Minghella a joué là-dessus dans Le Talentueux M. Ripley. Il aimait mon look d’Américain très classique. J’ai eu des rôles très intéressants grâce à ça, car on me demande souvent de jouer des personnages qui ont deux facettes.
FilmDeCulte - Que pouvez-vous nous dire sur Imperial Life in the Emerald City, votre prochain projet ensemble? Etes vous en train de former un nouveau couple à la Scorsese/De Niro?
Paul Greengrass - On n'est pas encore tout à fait prêts sur ce film. On travaille encore sur les dates…
Matt Damon - Mais Paul est bien le nouveau Martin Scorsese!
Paul Greengrass - C’est vrai qu’on a une vraie relation entre nous. Et en voyant le physique de Matt Damon, je me dis que ce serait bien de le caster dans Shrek 4! (rires)
FilmDeCulte - M. Greengrass, comment avez vous travaillé avec le compositeur John Powell sur une musique qui joue un rôle aussi important?
Paul Greengrass - La musique, c’est vrai, joue un rôle important dans les trois épisodes. En réalisant un film, on se retrouve souvent à être crédité pour le travail d’autres personnes, que ce soit ici le compositeur John Powell, ou le réalisateur de seconde équipe Dan Bradley… Powell est un maître. Quand on travaille avec lui, on cherche à être à l’écoute de ses instincts à lui presque plus que les siens. C’est un génie car il sait trouver la bonne couleur musicale au bon moment. Il y a trois ou quatre instants absolument parfaits dans La Vengeance dans la peau grâce à sa musique.
FilmDeCulte - Matt, quelle a été pour vous la résonance d’interpréter un personnage en quête de sa propre identité?
Matt Damon - Ce que j’ai appris en faisant ces films, c’est que l’amnésie a du bon. Lorsque mon épouse me demande si j’ai sorti les poubelles, je peux lui répondre "Je ne me souviens pas." Mais si je veux de la glace, ce sera différent. C’est de la mémoire sélective, un peu comme celle d’Alberto Gonzales (NDLR – le ministre de la justice démissionnaire de Bush, récemment impliqué dans un scandale).
FilmDeCulte - Maintenant la saga Bourne achevée, allez vous revenir à des petits films comme ceux de Kevin Smith et Gus Van Sant, ou bien allez-vous vous lancer dans une nouvelle franchise, comme on a pu le lire concernant Star Trek ou Namor?
Matt Damon - Non, je ne suis pas dans Star Trek. (rires) En tant qu’acteur on est souvent réactifs. Les meilleurs scripts sont parfois des gros films, parfois des petits films indépendants. Là, je vais revenir travailler avec Gus Van Sant sur un film consacré à Harvey Milk, le premier homosexuel déclaré à avoir tenu un rôle politique important aux Etats-Unis. Sinon, je n’ai pas de stratégie visant à alterner les films. Je me base sur ce qu’on me donne à lire.
|
|
|