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LOVE ACTUALLY
A l'occasion de la sortie française de Love Actually, une partie de la riche équipe du film s'est retrouvée dans les cosy salons du Ritz pour parler de la nouvelle comédie romantique de Richard Curtis, une réussite drôle et glamour qui triomphe déjà à l'étranger. Opinions des uns et réponses des autres, non sans humour.
FilmDeCulte - Hugh Grant, autant que vous avez pu en juger par ce rôle, quels sont les avantages et les inconvénients de la fonction de Premier Ministre?
Hugh Grant - Le sens des responsabilités serait le plus grand désavantage de cette fonction et je ne serais pas à la hauteur, il faudrait s'intéresser aux autres et je ne pourrais pas car je m'intéresse essentiellement à moi-même. Je crois que j'abuserais largement du pouvoir qui m'aurait été donné. En ce qui me concerne, Caligula est la figure politique parfaite (rires).
FilmDeCulte - Qu'est-ce qui différencie Love Actually des autres comédies romantiques?
Richard Curtis - Je crois que cette comédie romantique diffère complètement des autres car dans ce type de films, il y a toujours une ligne dramatique stricte alors que dans mes souvenirs cette comédie est la seule qui tourne vraiment autour de neuf histoires d'amour totalement impliquées dans l'histoire. C'est en cela que Love Actually est quelque peu novateur.
Alan Rickman - Je crois que celle-ci est drôle. C'était ma réponse (rires).
Martine McCutcheon - Ce que j'ai apprécié ici c'est qu'il y avait, à côté du pur aspect de comédie romantique, une tristesse et une profondeur dans certaines histoires, en particulier pour les personnages interprétés par Emma Thompson ou Laura Linney. Le travail de Richard Curtis fait qu'on s'attache et qu'on veut suivre ces personnages. Il y a aussi pour certains d'entre eux une ouverture à la fin qui ne permet pas de savoir exactement comment va se terminer leur histoire, laissant sur une ambiguïté ou une tristesse qui tranche avec les comédies romantiques habituelles.
Hugh Grant - Mais c'est la même chose à chaque fois! Richard et moi avons fait trois films totalement similaires (rires). Je dois dire qu'il y a un aspect assez britannique à cette comédie. L'idée en elle-même que des Britanniques soient amoureux est déjà une plaisanterie. Notre priorité à nous, Anglais, c'est avant tout les chiens, boire de la bière, jouer au golf. En France on serait presque choqué de trouver des personnages qui ne soient pas désespérément amoureux. Alors voir des Anglais qui tombent amoureux c'est déjà un plaisir en soi.
Bill Nighy - La particularité du film vient d'une qualité toute britannique assez difficilement définissable. J'ai souvent entendu parler du "monde de Curtis" parce qu'il a un univers tout à fait particulier. C'est un film assez adulte, assez sophistiqué. Assez cool.
Laura Linney - Ce film nous force à considérer différents types d'amour qui sont tous dans nos vies. Le grand amour, l'amour familial, l'amour platonique, et le film montre à quel point l'amour s'ingère dans le fil de nos propres existences, c'est ce qui m'a intéressée.
Lucia Moniz - Je ne vais pas être beaucoup plus originale que mes partenaires... Comme Laura, ce qui m'a intéressée, c'étaient toutes ces histoires intimement liées et ce style très particulier qui mêle la réalité, les problèmes tout à fait concrets de nos jours avec l'idée romantique de l'amour. C'est ce regard tout particulier de Richard, avec ce mélange de sarcasme et d'humour, qui nous amène à une réflexion sur notre monde et sur l'amour.
Rodrigo Santoro - Je suis d'accord avec tous mes camarades. J'ajouterai simplement que l'écriture de Richard est particulière, il parle d'amour, de sentiments tout à fait humains, et comme dans la vie il y a des happy end et des dénouements plus tristes. C'est cette once de réalité et d'humour qui sont si particuliers.
1/3