| |
|
|

CHRISTOPHE ROSSIGNON: PRODUCTEUR DE JOYEUX NOEL
Producteur de nombreux films à succès critique et public et découvreur de talents, Christophe Rossignon a accepté de nous recevoir dans les bureaux de sa société de production Nord-Ouest, afin de nous parler de son dernier film: Joyeux Noël. Leçons de cinéma et d’histoire sont bien évidemment au rendez-vous dans un accueil des plus chaleureux. Une petite surprise nous a même été réservée à la fin de l’entretien fleuve puisqu’il nous a offert une photo totalement inédite de ce film.
FilmDeCulte - Monsieur Rossignon, comment Christian Carion est-il venu vous présenter le projet?
Christophe Rossignon -
Avec Christian on se connaît depuis très longtemps, bien avant Joyeux Noël, parce que l’on avait déjà
collaboré ensemble plusieurs fois auparavant, entre autre sur un court métrage
qui s’appelle M. le député, et puis
sur un premier long métrage, Une
hirondelle a fait le printemps, que j'ai
produit tous les deux. Donc il ne m’a pas présenté un projet écrit. En général
je ne produis pas de film tout écrit. Ça ne m’intéresse pas. Je ne monte pas
dans les trains en marche. Je monte dans les trains quand ils sont à quai. Et
le quai du début d’un film, c’est une vague histoire dans la tête de quelqu’un.
L’écriture fait partie de l’aventure. En fait, il y a quatorze ans, on se
rencontre avec Christian. Moi je
commence à peine dans le court métrage, je n’ai produit que Cauchemar blanc de Mathieu Kassovitz, et n'ai pas encore rencontré Tran
Anh Hung. Et lui, il n’est
pas du tout dans le sérail. Il est ingénieur (moi aussi) et s'occupe de la
distribution de l'eau en milieu rural. Il a écrit des scénarios de court, qu'il
m'a simplement envoyés par la poste, parce qu'il aime raconter des histoires et
par ce
que depuis longtemps il veut devenir réalisateur. L'un de ces scénarios est en
ch’timi, un patois qu’on utilise dans le Nord de la France. Dans la lettre qui
les accompagne, il y dit entre autre qu’il est du Nord (moi aussi) et je ne
sais plus pour qu'elle raison qu'il est fils d’agriculteur (moi aussi). Ca fait
beaucoup de points communs. Je l'appelle je crois le jour même et nous nous
rencontrons très vite. Il me dit qu'il ne savait pas que nous avions les mêmes
origines, la même formation et que moi aussi j'arrivais sur le tard dans le
cinéma (j'ai bossé comme ingénieur avant de changer de vie professionnelle). Il
dit m'avoir envoyé ses scénarios parce qu’il a fait de la figuration sur le
court métrage Ce qui me meut de
Cédric Klapisch, produit par Lazennec,
la boîte de production où je suis à l’époque. Et Klapisch
lui a dit qu’il y avait un mec qui venait d’arriver chez Lazennec
pour reprendre le court. Voilà, à partir de là nous allons nourrir une relation
assez vite. Au départ, Christian a du mal se à dire qu'il veut réaliser.
Réalisateur lui semble être un milieu trop fermé, il n’a pas fait d'école de
cinéma, alors il se dit qu’il lui faudra passer par une porte détournée (il va
un temps essayer de faire producteur). Donc, lors de cette première rencontre,
il me propose de trouver un réalisateur qui accepterait de réaliser un des
courts qu'il a écrits. C'est mission impossible. En France, déjà dans le long
c'est difficile de trouver des réalisateurs qui acceptent de travailler sur des
scénarios non écrits par eux, alors dans le court... Et puis, moi ça ne
m'intéresse pas, je cherche des jeunes réalisateurs pour faire mes armes avec
eux dans le court et passer ensuite au long. En fait Christian à l'époque va
avoir un premier enfant, il gagne sa vie et ne peut pas se permettre de tout
plaquer pour galérer 10 ans dans le court. Du coup il n'a pas le choix, il va
suivre son bonhomme de chemin comme ingénieur pour l'eau, puis pour le
Ministère de l'Agriculture. Avec son propre argent, pendant ses vacances, il va
réaliser quelques courts métrages et apprendre en faisant. Jusqu’au jour où
finalement il va avoir l'opportunité de s’arrêter de bosser pour faire quand
même une école de cinéma. L'institut Lumière à Lyon. C'est là qu'il va
définitivement conforter son idée, qu’il a depuis l'age de 13 ans, devenir
réalisateur. A l'Institut, il y fera entre autre un court métrage, Doucement les violons. Durant toute
cette période on se voit, on se côtoie, et je le vois progresser pendant que
moi aussi j'avance en produisant les premiers films de Mathieu et de Hung. Après sa formation, il retourne au Ministère et
réalise un autre court mais cette fois avec des jeunes producteurs qui
démarrent dans le métier. Ca s'appelle Le
château d'eau, j'y joue le rôle d'un ingénieur. Voilà, tout ça pour en arriver
à dire que c'est précisément à cette époque qu’il me parle de Joyeux Noël. Il me raconte la grande
Histoire, la vraie, celle qui inspirera le film. En fait, il vient de tomber
par hasard sur un bouquin à la Fnac de Lyon, qui s’appelle Combats en Flandres et Artois. Dedans il y a trois pages qui
racontent beaucoup de choses de Joyeux
Noël, comme le chat, le ténor ou encore la messe. Puis il contacte
l’historien, Yves Buffeteau et va faire un premier
travail d’enquête avec son aide, plus approfondi que ce qu'a fait l'historien
pour son livre. Il va m’en parler au fur et à mesure et plus il m'en parle,
plus je suis pris par le sujet. Et puis un jour je ne sais plus pourquoi j'en
parle à mon père, mon grand-père ayant fait la guerre de 14. Mon père me dit
qu’effectivement mon grand-père lui avait parlé d’un truc comme ça. Un copain à
lui, quelqu’un qu’il a bien connu durant la guerre, qui lui a raconté avoir
croisé un soldat d'un autre régiment qui avait fraternisé. Ca devient pour moi
un truc de famille et on se promet plus ou moins Christian et moi qu'un jour on
fera ce film ensemble. Par contre Christian sait, et je n’ai pas besoin de le
convaincre, qu’il ne fera pas Joyeux
Noël en premier film. Il sait qu'il nous faudra avoir une maturité que nous
n'avons à ce moment là ni l'un ni l'autre. Il est conscient et il comprend
qu’il faut qu’il fasse un vrai premier film avant d'envisager de reprendre
cette incroyable et fabuleuse histoire de fraternisation dans les tranchées du
noël de 1914. Christian va donc continuer son chemin et moi le mien. Nous ne
cesserons de nous voir et d'entretenir des relations de plus en plus fortes.
Puis un jour il me raconte les prémisses de ce que sera son premier film, Une hirondelle a fait le printemps. Mon
père était paysan comme le sien, je lui dis oui toute suite. Pas pour cette
raison là évidemment, mais par ce que je suis simplement emballé par ce projet.
L'histoire d'une fille qui change de vie pour faire un métier pour lequel elle n'était
pas destinée et qui va devoir fraterniser avec un vieux paysan bourru pour y
arriver. On fait ce premier film après s'être un peu testé sur son dernier
court, M. le député. C’est dur. J'ai
pourtant produit entre autre L'odeur de
la papaye verte et La Haine,
mais personne ne veut de cette Hirondelle. On en bave, mais on le fait quand
même et le film marche et fait le tour du monde avec. Ensuite, après ça, c'est
inéluctable. On ne se parle même pas, on sait qu’on va passer à Joyeux Noël. On a tellement attendu, on
s’en est tellement parlé... Il a déjà écrit des choses, pas le scénario, mais
un premier texte de 20 pages. On va mettre près de quatre ans. Et voilà,
aujourd’hui on en est là, à quinze jours de la sortie.
FilmDeCulte - Vous nous avez justement parlé de vos origines du Nord de la France. Pour vous, le film devait représenter une histoire personnelle en plus?
Christophe Rossignon - Non, d'autant qu'il ne faut pas croire que la guerre de 14 ne
s'est déroulée que dans le Nord. En gros, le front gauche va d’Ostende en
Belgique, à Bâle en Suisse. Tandis que le front droit est celui entre
l'Allemagne et la Russie. Pendant quatre ans, le front gauche ne va pas
beaucoup bouger. Les Allemands vont assez vite se faire à l’idée qu’ils n'iront
pas jusqu'à Paris. Ils ont conquis de très bons territoires français, parmi les
plus riches à cause du charbon, du fer, etc… et
conservé une partie de l’Alsace et la Lorraine qu'ils avaient conquis en 1870.
Par contre, Valenciennes dans le Nord est totalement allemand, comme toutes les
villes qui sont de l’autre côté du front. C’est d’ailleurs la souffrance des
gens du Nord, car pendant quatre années, ils sont Allemands. Pour autant il ne
faut surtout pas confondre les deux guerres. Il n'y a dans la première aucune
idéologie Nazie. Il n'y a donc pas le besoin d'en découdre avec nos voisins
pour détrôner un dictateur. La guerre de 14 est une guerre de territoire.
FilmDeCulte - Comme le montre le personnage de Daniel Brühl qui est Juif…
Christophe Rossignon - Totalement. Si vous allez dans le cimetière allemand de Neuville
Saint Vaas, dans le Nord, un des plus grands
cimetières allemands en dehors de l'Allemagne, quand vous arrivez au début du
cimetière, les premières tombes sont juives. Ca se passe de commentaires. Une
fois de plus j'insiste, ne confondons pas les deux Guerres. En 14/18
l'Allemagne n'est pas dans une idéologie Nazie. Je reviens à ce que je disais
sur le Nord. Depuis quelques semaines, nous commençons à montrer le film
partout en France. Nous étions il y à quelques jours à Marseille, lors du débat
avec le publique, Christian explique pourquoi il se sent très concerné par
cette guerre, car originaire du Nord. Quelqu'un lui répond: "Et nous? Les gens du Sud, de Marseille? Nos
jeunes à l’époque, qui n'avaient que 18, 20 ans! Nous aussi on en a eu des
morts!". Et là Christian répond à ce monsieur qu'il a raison, à
Marseille, à Rennes, en Europe, en Afrique, etc...,
on peut se sentir autant concernés par cette guerre que ceux du Nord, même si
le front ne passait pas chez eux! Et c'est ça qui fait la différence, car vous
savez, on dit qu'il y en a encore pour sept siècles pour faire remonter à la
surface tout ce que le sol de la ligne de front contient comme vestige. Des
obus, des bouts de métal en tout genre, des ossements, etc...
Et puis là haut c'est rempli de cimetières anglais, canadiens, allemands,
indiens, américains, etc... Durant cette guerre,
comme pour la deuxième, beaucoup de pays, de colonies, ont fini par venir
prêter main-forte. Près de 10 millions de morts, tout ça pour quelques bouts de
territoire! Et bien, ça ne s’obtient pas en 15 jours dans un micro conflit
local. Tout ça pour dire que Christian a beaucoup brassé cette guerre durant sa
jeunesse. Au milieu de l’un des champs d'endives du père de Christian, il y
avait un cimetière, d’une dizaine de tombes de soldats britanniques je crois.
Un jour qu'il travaille avec son père il lui demande s'il est d'accord pour les
supprimer, il en avait marre de labourer autour. Son père s'insurge et lui dit
que lui vivant, personne ne touchera à ça. Il faut coûte que coûte maintenir la
mémoire de ce que nous avons fait, de bien comme de pire. Je vais vous
raconter une anecdote. Quand le père de Christian remontait un obus en
labourant ses champs, et ça lui arrivait souvent, à l'époque il le prenait dans
ses bras et le posait sur le bord de la route. Maintenant on ne ferait plus ça
comme ça. Puis il appelait la préfecture, les fonctionnaires passaient quand
ils avaient le temps et mettaient l'obus dans une 4L puis l’emmenaient dans un
lieu de stockage. Christian m’a raconté une histoire eu égard à ça. Dans un
village à côté du sien, un type un peu saoul rentre un soir chez lui et finit
bêtement dans le fossé. L’accident en lui-même n’est pas très grave, sauf qu’il
y avait un tas d’obus ramassés par un agriculteur sur le bas-côté. Evidemment,
il les a percutés. C’étaient des obus de la fin de la guerre avec de la
mitraille. Et vlam! Ça pète en dessous de la voiture
et il a les deux jambes foutues. Et bien il a obtenu une pension comme invalide
de guerre sur la base d'un calcul savant pour réactualiser le montant des
pensions que touchaient les poilus de la grande guerre.
FilmDeCulte - C’est une bonne histoire…
Christophe Rossignon - Oui Oui effectivement. Alors bien évidemment qu'ils ont d’autres
choses à raconter sur cette guerre les gens de Marseille, Toulouse, Bordeaux...
Mais ils n’ont pas ça. Voilà, c'est tout ça
qui va nourrir Christian pendant des années, jusqu'à ce qu'il apprenne par
hasard ces histoires de fraternisation.
FilmDeCulte - C’est vrai que c’est une histoire que l’on nous a cachée. On ne nous l’a jamais appris sur les bancs de l’école… Peut-être que votre film fera changer les livres d’histoire?
Christophe Rossignon - Soyons modeste, mais on espère, même si ce sont des rêves, et le
cinéma change rarement la face du monde, que l’on apprendra un jour à l'école,
comme chez les Anglais, ces histoires de fraternisation à nos enfants, en même
temps que tout ce qu'ils apprennent sur cette guerre. Ne serait-ce que quelques
lignes. Sans juger, sans idéaliser, sans donner trop d'importance à ce qui n'a
été qu'une "petite parenthèse enchantée". Mais il n'y aurait eu qu'un
seul cas de fraternisation, qu'il serait à mes yeux important d'en parler. Pour
se poser les questions de comment, pourquoi,... quel lien est-il possible de
faire avec ce que le monde vie aujourd'hui, etc... C'est vrai que 90
ans après on peut toujours penser que ces soldats sont des traîtres. Ce n'est
bien évidemment pas mon opinion. Ils ont simplement cherché à vivre plus
longtemps. Rien n'était prémédité dans se qu'ils ont vécu.
FilmDeCulte - Ce sont des gens qui ont montré une valeur humaine à la guerre. Pour une fois, il ne s’agit pas des autres images que l’on peut voir généralement, comme celles de soldats qui vont au front pour se faire tirer dessus afin que d’autres "héros" puissent exister derrière. Ce sont ces gens-là qui ont montré qu’ils étaient des hommes aussi. En tout cas c’est ce qui est très réussi dans le film.
Christophe Rossignon - Vous savez, au travers des quelques lettres que nous avons eues
entre nos mains, écrites par ceux qui ont vécu ça (l’armée en possède beaucoup,
mais elles ne sont pas accessibles), on découvre que la plupart des soldats
sont surpris de constater qu’ils se ressemblent avec ceux d'en face et que
finalement ils sont dans la même communauté de misère. Ils ne comprennent plus
pourquoi ils font la guerre. En effet, ils se sont rencontrés, souvent sans
pouvoir se parler à cause de la barrière des langues, mais peu importe, ils se
sont sentis proches les uns des autres. Aussi énorme que ça puisse paraître, et
n'en déplaise à certains historiens. Et oui, on leur a menti ! En face ce ne
sont pas des montres sanguinaires !! D'horribles barbares qui tuent des enfants
le soir de Noël !! Et oui, à l'époque (mais c'est vrai encore aujourd'hui) une
guerre ça se prépare, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Donc on
endoctrine à tour de bras pendant des années avant et ceci dès le plus jeune âge.
FilmDeCulte - Comme dans la première scène chez le prêtre…
Christophe Rossignon - Voilà. Un personnage le croit. Il vit avec. Donc on l’a endoctriné. Puisqu’une guerre comme celle-là, ça se prépare, ça ne se fait pas du jour au lendemain. S’ils voulaient en faire une aujourd’hui ils auraient plus de boulot pour la préparer, mais à l’époque elle était déjà très travaillée. Et ces 90 ans qui nous séparent ne sont pas devenu un côté avec une mentalité ultra-patriotique et de l’autre "rien à foutre". C’est plus compliqué que ça.
FilmDeCulte - N’avez-vous pas peur de la comparaison, malgré toutes les différences qui existent entre les deux films, avec la Première Guerre Mondiale d’Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet?
Christophe Rossignon - Je n’ai absolument pas peur de ça. Je respecte ce film et j’ai
beaucoup d’estime pour Jean-Pierre. Mais les deux films n’ont rien à voir.
Est-ce que l’on compare toutes les histoires au cinéma où un homme rencontre
une femme, une femme rencontre un homme... Alors pourquoi va-t-on comparer Un long dimanche de fiançailles et Joyeux Noël? Parce que ce sont tous les
deux des films sur un épisode (différent) de la guerre 14? Et Les âmes grises? Vous verrez, on va
comparer Joyeux Noël avec la Grande illusion ou avec Les sentiers de la gloire, alors que ça
n'a rien à voir. Je ne comprends pas cette comparaison. D'où vient-elle?
FilmDeCulte - Des réactions de personnes diverses et variées, qui ont entendu parler du film…
Christophe Rossignon - …qui ont entendu parler ! Et bien qu’ils comparent. Vous savez, je
n'ai pas cessé d'entendre au moment où je cherchais à financer Joyeux Noël que ce film arrivait trop tard, par ce qu'il
sortirait sur les écrans après le film de Jean-Pierre, qui à l'époque n'était
même pas encore tourné, et que le public n'irait pas voir deux fois le même
sujet. Que voulez-vous que je dise. On verra bien. Peut-être que c'est un juste
point de vue. Moi je ne me suis pas posé ce genre de question. J'ai mis toute
ma passion dans ce film pour accompagner Christian Carion
et l'aider à donner le meilleur de lui même.
FilmDeCulte - En fait ils comparent sûrement plus le contexte parce qu’un an après Un long dimanche de fiançailles sort de nouveau un film avec la Première Guerre Mondiale en toile de fond. De toute façon vous étiez en pleine production au moment de la sortie du film de Jeunet?
Christophe Rossignon - En production? Au moment où Jean-Pierre annonce officiellement qu’il va adapter le roman de Japrisot, donc qu’il va faire le travail d’écriture, il existe déjà les versions 1, 2 et 3 de Joyeux Noël. Carion me parle du sujet il y a déjà quatorze ans. À l’époque Jeunet n’a pas encore fait Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Il a à peine fait Delicatessen. Cent ans que le cinéma existe. Comment pourrait-on croire qu’il ne va pas se télescoper? Est-ce que la littérature ou la musique ne se télescopent pas? Et bien si. Donc bien sûr qu’on peut être amené à se répéter. On sort quinze films par semaine dans ce pays donc allons-y comparons.
- 1/3 -
|
|
|