ROBERT RODRIGUEZ,
EL MARIACHI A HOLLYWOOD
A vrai dire, Robert Rodriguez ne fonctionne pas réellement à Hollywood même. Ses débuts sont devenus légendaires. Il tourne son premier film au Mexique pour 7000 dollars, redoublant d’inventivité et de débrouillardise pour compenser le manque d’argent. Columbia Pictures l’engage alors pour signer Desperado, suite-remake de son premier long métrage, dans lequel on retrouve Antonio Banderas, Salma Hayek, Steve Buscemi, Cheech Marin, Danny Trejo, Tito Larriva et la bière Chango. La galaxie Rodriguez est née. Le cinéaste trouvera refuge chez Dimension, la filiale de Miramax spécialisée dans le cinéma de genre, et tournera encore quelques temps au sein des studios avant de se transformer en simili-George Lucas, créant sa propre société dans un hangar en face de chez lui, une boîte d’effets spéciaux, et adoptant la caméra HD à partir de Spy Kids 2. Il multiplie alors les films à un rythme frénétique et pour un budget minimal. Très vite, il se voit injustement greffer une réputation de fainéant prétentieux alors qu’il additionne les casquettes (scénariste, réalisateur, mais aussi chef opérateur, monteur, compositeur, etc.) et fait preuve d’une sincérité et d’une modestie exemplaire. A l’occasion de Sin City, son nouvel hommage à la série B par le biais du film noir et de la bande-dessinée, FilmDeCulte revient sur un metteur en scène à la carrière inégale mais néanmoins impressionnante.
SIN CITY
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