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Tentative d'interprétation
du cinéma de David Fincher



Si l'on cherchait à trouver un lieu commun entre les quatre premiers films de Fincher, ce serait leur contexte. Non géographique ou historique, mais sociologique. On est forcé de constater que les mondes des films de Fincher comportent de nombreux aspects de ressemblance dans le sens où l'on y présente des personnages en lutte perpétuelle avec un système anonyme, prônant la régularité, la confusion des identités.


 
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Dans Alien 3, les détenus sont tous identiques, crânes rasés, codes barres et doctrines religieuses. Pas de distinction. Ripley elle même a le crâne rasé. L'identité de Ripley provient du fait qu'elle soit une femme (de ce fait, elle a pour la première fois de la série une vie sexuelle).


De même dans Seven, l'identité même de la ville est masquée. Tout y est isolé, ignoré. Hormis quelques lieux communs, jamais Fincher ne prend de repères dans sa ville, sous un temps pluvieux et sombre, où tout se confond, tout est sale et perverti (c'est le monde de John Doe). Plus encore dans The Game, où seul Von Orton possède un vrai visage. Tous les autres personnages du film sont finalement des anonymes, acteurs sous d'autres identités, ou des menteurs jouant un jeu.


Enfin dans Fight club, l'ironie provient tout d'abord du jeu du personnage principal, changeant de nom, ou du caractère vide de l'emploi du personnage (les "single serving" ne sont rien d'autre que l'illustration d'un monde construit pour une pensée unique) ou encore de l'utilisation non subtile (et c'est voulu) du mobilier suédois, véritable hymne à l'uniformisation. Plus tard dans le film, on retrouve les crânes rasés, et évidemment la phrase "dans le projet chaos, nous n'avons pas de nom".


Tout ceci n'est là que pour conforter l'hypothèse de départ, qui est l'idée centrale de tous les films de Fincher. Des personnages en quête d'identité au milieu d'un monde prônant une idée commune, une uniformisation dans l'apparence ou dans l'esprit. Un monde qui prône l'apathie ou le laisser-aller dans la contrôle que l'on peut avoir sur sa vie.


Dans Seven, Morgan Freeman prétend ne pas supporter de vivre dans un monde qui prône l'apathie comme mode de vie. Il est amusant de constater que cette phrase peut être vue comme une idée directrice du cinéma de Fincher.





LIENS :

http://www.fight-club.com
www.geocities.com/weekend_game/
www.project-mayhem.ndo.co.uk/
welcometofightclub.cjb.net/
www.thefightclub.fr.st



 
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