| |
|
|

DEAUVILLE 2006
Dossier coordonné par Yannick Vély
Année après année, le Festival du film américain de Deauville s'affirme comme un lieu incontournable de la création d'outre-atlantique. L'édition 2006 n'a pas manqué à la règle. Si quelques grands films attendus ont déçu nos attentes comme Bobby d'Emilio Estevez ou World Trade Center d'Oliver Stone, ce dernier long métrage divisant la rédaction de FilmDeCulte, d'autres nous ont enthousiasmé de concert comme l'émouvant 12 and Holding, hélas oublié du palmarès et bien sûr The Fountain de Darren Aronfosky, poème cinématographique à l'absolue pureté.
ONE TRIP, ONE NOISE
L'Amérique déprime. Cinq ans après les évènements du 11 septembre, les films présentés à Deauville révèlent en effet le visage peu reluisant du gendarme du monde. Même la famille, longtemps la base de l'équilibre de la surpuissance, vacille sur ces bases (Little Miss Sunshine, Family Portraits, Sherrybaby) et personne ne peut combattre la mort qui rôde (The Fountain, 12 and Honding). L'heure est donc au cynisme. Les réussites commerciales du Diable s'habille en Prada et de Thank you for Smoking suivent l'air du temps, plus propice au second degré sarcastique qu'au premier naïf. Si le World Trade Center d'Oliver Stone était hélas dénué de toute aspérité revendicatrice, la politique s'est néanmoins invitée sur les planches par l'intermédiaire de deux grandes figures: l'une décédée, Bobby Kennedy, l'autre hors jeu, Al Gore. Venu présenté Une Vérité qui dérange, documentaire captivant sur le réchauffement de la planète, l'ex-futur président des Etats-Unis comme il se définit lui-même, était la véritable star du Festival, disponible et chaleureux. Hélas, la salle du magnifique CID sonnait creuse à l'heure de la présentation du film. Les temps sont durs pour les héros.
TOUT SUR DEAUVILLE:
 LES CRITIQUES
 CONFERENCE DE PRESSE WORLD TRADE CENTER
 ENTRETIEN MARIA BELLO
 CONFERENCE DE PRESSE LE DAHLIA NOIR
 CONFERENCE DE PRESSE AL GORE
 LES NEWS
 EDITION 2005
|
|
|
|