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NEW YORK NEW YORK
New York, 1945, Johnny (saxophoniste) et Francine (chanteuse de swing) célèbrent la fin de la Seconde Guerre Mondiale avec leurs amis. L’histoire de deux êtres à la recherche de l’accord majeur, tiraillés entre leur art et leur amour, d’auditions brillantes en scènes de ménage violentes.
Juin 1977, le nouveau film des prodiges de Taxi Driver, accompagnés par l’étoile de Cabaret, débarque sur tous les écrans américains. Le fracas est immense. Face à la machine Star Wars, en route depuis un mois, cet hommage aux monuments musicaux d’après guerre fait figure de relique. Le nom de Marcia Lucas au montage ne change rien à la donne, bien au contraire, il creuse l’écart. Perplexe devant un tel objet, qui se vautre avec délectation dans l’artificialité des années 40 tout en se moquant de ses happy ends, le public boude les salles.
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MARTIN SCORSESE
Martin Scorsese est né le 17 novembre 1942 à Flushing, Long Island. Il est le fils cadet de Charles et Catherine Scorsese, enfants d'émigrés siciliens qui s'étaient installés à New York vers 1910. Comme le raconte Scorsese dans son documentaire Italianamerican, Charles était presseur et Catherine couturière. Tous deux sont apparus souvent dans les films de leur fils.
Enfant asthmatique et fragile, Martin passait son temps au cinéma ou devant la télévision, avalant des heures et des heures de programmation non stop, se forgeant progressivement une cinéphilie hors norme. Les Scorsese habitaient le quartier mal famé de Little Italy, exclusivement peuplé de familles irlandaises et italiennes, et ne le quittaient jamais. Jusqu'à ses dix-huit ans, Martin n'était jamais sorti de son quartier, même pas pour aller dans celui d'à côté au cours d'une virée en voiture. Le cinéma était sa seule fenêtre sur le monde. La vie dans les rues allait profondément marquer le style et le contenu narratif des films du cinéaste.

NEW YORK DANS LES FILMS DE MARTIN SCORSESE
Un nom mythique qui, dédoublé à la façon d'une incantation, constitue le titre d'une chanson et d'un film, où la métropole se voit stylisée jusqu'au graphisme, peinturée de glamour comme dans le cinéma hollywoodien d'autrefois. Un décor de fiction idéal, mais surtout, déjà, un formidable endroit de vie.
Pôle magnétique de l'œuvre du réalisateur, la ville de New York est le théâtre de fictions oniriques autant que de souvenirs autobiographiques. Michael Powell disait de Scorsese qu'il était le Goya de la 10ème rue. Pour comprendre, il faut se souvenir des massacres du 2 mai à Madrid. Francisco Goya erra toute la nuit au milieu des corps profanés, traçant esquisse sur esquisse, à la lumière vacillante d'une lanterne portée par son serviteur.
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