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HAIR SPRAY - LE FILM
Baltimore, 1962. Une jeune fille obèse parvient à s'imposer comme leader de la célèbre émission de danse "The Corny Collins Show" et, militant pour la tolérance et l'intégration, devient un modèle pour les jeunes de la ville.
John Waters aime les familles atypiques et les adolescents en crise existentielle. Mais à l'inverse de Polyester par exemple, il choisit ici de faire passer son message dans la bonne humeur et en musique. Hairspray n'est pas une comédie musicale, mais une comédie où la musique et la danse sont un moyen d'expression pour toute une génération et tout un peuple: les Afro-Américains. C'est par le rock et la soul qu'ils trouveront tous la voie de leur émancipation, et Waters, dans son originalité, arrive fort bien à concilier deux revendications à priori éloignées l'une de l'autre.

HAIR SPRAY - L'ADAPTATION SUR SCENE
Outsider à Baltimore, John Waters se fait désormais une belle place à Broadway. Hairspray, comédie musicale adaptée de son long-métrage du même nom, est un triomphe mérité depuis 2 ans et demi et a récolté son lot de jolis lauriers.
Au pays du musical, on pioche régulièrement dans les succès du box-office, quelques canons hollywoodiens qui passent ensuite à la moulinette chantée et dansée. Disney tout d’abord, avec Le Roi lion ou La Belle et la bête qui font les beaux jours de Broadway depuis quelques années. Mais également des produits du terroir frenchy, comme La Cage aux folles (certes, adaptée depuis sur le sol américain).
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HAIR SPRAY - TROISIEME VERSION
Hollywood est avide d'adaptations ciné des hits de Broadway, pour le meilleur (voir Chicago, glamour, coquet et malin) et parfois pour le pire (Dreamgirls, empâté, surchargé et vermoulu). Hairspray, bijou du cru qui transposait sur scène l'univers créé par John Waters afin d'en faire une comédie musicale, jouait sur une énergie explosive et millimétrée.
La version filmée par le réalisateur (des illustres Baby Sittor et 13 à la douzaine 2) et surtout chorégraphe Adam Shankman ne transcende jamais vraiment les qualités du spectacle live, accentuant même certains défauts (quelques ventres mous avant l'acte final) tout en se montrant assez pataud dans son discours sur l'intégration, bonne idée et bonne intention qui se prennent un peu les pieds dans leur sucre et leurs coups de stickers fluo. Pourtant, hormis quelques broutilles, cette adaptation enjouée et peinturlurée est un vrai succès car elle ne loupe pas les trois coches qui ont fait le triomphe du musical: le ton kitschouille, insouciant et légèrement grinçant; les chansons yéyé, twist et bassin remué; ainsi que la galerie pittoresque de personnages lustrés, laqués et ultra bariolés.
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