LE MONDE EST STONE
Après un passage traumatique en tant que soldat dans la guerre du Viêt-Nam, la vie d’Oliver Stone s’est vue changer à jamais. Dès son deuxième long métrage, La Main du cauchemar, thriller horrifique à la limite du navet, on pouvait noter des références à ce passé qui le hantera, lui et ses films, pour les décennies à venir. Nourri d’une rage inextinguible et constamment en révolte contre son pays (ou plus précisément les pouvoirs qui le gouvernent), le cinéaste s’est imposé comme un auteur à suivre indéniablement au travers d’une filmographie parcourue de chefs-d’œuvre et autres morceaux de choix, autant de poings levés face à un système qu’il n’a pas fini de réfuter. De la politique interne au sein d’un milieu corrompu (Wall Street, L’Enfer du dimanche) aux plus grands mensonges de l’Histoire des Etats-Unis (JFK, Nixon) en passant par un triptyque sur la guerre qui l’aura blessé à vie (Platoon, Né un 4 juillet, Entre ciel et terre) sans oublier le pouvoir des médias (Talk radio, Tueurs-Nés) et une fascination pour ses idoles (The Doors, Alexandre), le monde d’Oliver Stone ne cesse de passionner par sa fièvre contagieuse et son cinéma nerveux, pas subtil pour un sou mais envoyé comme un poing dans les tripes du spectateur.
ALEXANDRE
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