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CHASSE A L'HOMME
Hard Target
Etats-Unis, 1993
De John Woo
Nom: Chance Boudreaux
Le coup qui tue: Le coup de pied retourné dans une
bagarre de rue, impeccablement monté sous divers angles par un Woo en pleine possession de ses moyens.
La réplique qui tue: "La prochaine fois que je passe, je me coupe un steak".
Anecdotes:
Le film est produit par Sam Raimi, qui a réalisé récemment les deux Spider-Man. Il s'agit en outre du
premier film américain de John Woo, réalisateur par la suite de Volte-Face ou Windtalkers.
Le premier montage faisait quarante-cinq minutes de plus, mais la star a imposé ses choix et contraint
le cinéaste à revoir sa copie, l'obligeant notamment à couper un paquet de scènes.
Critique:
La tête pleine de rêves américains glanés dans les comédies musicales de son enfance, John Woo
débarque aux Etats-Unis et y découvre une réalité tout autre: pauvreté, racisme, inégalités… Qu'est devenu
le rêve américain? Comment transposer dans ce nouveau pays la figure du héros mythique qu'il a glorifiée
tout au long de ses films à Hong Kong? La satire, faisant de Van Damme le symbole de l'échec de l'Amérique,
est d'une férocité douloureuse pour l'acteur. Au-delà de son contenu original, Chasse à l'homme présente une
quantité de scènes proprement hallucinantes, notamment au niveau du montage (constance chez le cinéaste).
Une véritable réussite, qui amorce cependant le déclin de l'image de la star.
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STREET FIGHTER
Etats-Unis, 1994
De Steven de Souza
Nom: Colonel William F. Guile
Le coup qui tue: A défaut d'autre
chose, le coup de pied final haute voltige envoyé par Guile au Général Bison.
La réplique qui tue: " It's the Collection Agency,
Bison. Your ass is six months over due, and it's mine".
Anecdotes:
Steven de Souza a écrit les scénarios de Piege à Hong Kong et surtout Piège de cristal.
Le film est adapté du célèbre jeu vidéo, mais n'en conserve principalement que les personnages
ainsi que quelques détails visuels, notamment la bataille finale qui est une recréation visuelle du jeu animé.
Critique:
Van Damme tourne ici ce qui est sans conteste son plus mauvais film, une adaptation à gros budget du célèbre jeu
vidéo dans laquelle chaque effet tombe immanquablement à plat. Laissant la plupart du temps de côté la structure
du jeu (à l'inverse d'un plus réussi Mortal Kombat), Street fighter se perd dans une histoire ridicule. Le combat
final, qui met en scène une vingtaine de participants, sauve le film de l'ennui le plus total.
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TIMECOP
Etats-Unis, 1994
De Peter Hyams
Nom: Max Walker
Le coup qui tue: Van Damme braque littéralement
un pickpocket avec sa jambe, tendue droit devant lui.
La réplique qui tue: " Je ne frappe jamais les femmes".
Van Damme prend un coup par une femme : " J'ai changé d'avis."
Anecdotes:
Le film est adapté d'une bande dessinée créée par Mark Verheiden, célèbre scénariste de
Dark Horse Comics (notamment sur les séries Aliens Vs. Predator et The Mask). Avec 44 millions
de dollars de recettes, Timecop est encore à ce jour le plus grand succès aux Etats-Unis de
l'acteur belge et a engendré une série télévisée (le temps d'une saison, en 1997) et une suite,
avec Jason Scott Lee ( Dragon, l'histoire de Bruce Lee) sorti directement en vidéo un peu partout.
Critique:
Malgré un pitch alléchant et offrant nombre de possibilités, Hyams sous-exploite le potentiel "science-fiction"
du film ainsi que les capacités de sa star et livre un film d'action banal (la même année sortent Speed et True
Lies). On se contentera des quelques bonnes idées liées au point de départ original et à une ou deux scènes
mémorables (le "coup qui tue" cité plus haut, ainsi que le grand écart dans la cuisine) et on notera une
récurrence thématique de la filmographie de l'acteur avec, une nouvelle fois, une séquence figurant deux
Van Damme.
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MORT SUBITE
Sudden Death
Etats-Unis, 1995
De Peter Hyams
Nom: Darren McCord
Le coup qui tue: Van Damme, un couteau prêt à pénétrer son œil,
saisit un os de poulet qu'il brise avant d'en planter l'extrémité tranchante dans le cou de son agresseur.
La réplique qui tue: (évoquant un joueur de hockey) " Il a des yeux
derrière la tête. (le joueur subit un coup par derrière) Il a pas dû les ouvrir."
Anecdotes:
Le scénario est signé Gene Quintano, auteur de Police Academy 3 & 4, Allan Quatermain 1 & 2,
Alarme Fatale, D'Artagnan. Ce dernier a été d'ailleurs réalisé par Peter Hyams, et était à l'origine
un projet développé par et pour Van Damme.
Critique:
Sous- Piège de cristal pas honteux mais sacrément mou, cette nouvelle collaboration de l'acteur
et du metteur en scène confirme l'inintérêt de leur association. Hyams se borne à employer l'acteur
comme n'importe quel autre action star (voire n'importe quel comédien) et coupe court à la
majorité des combats, notamment par l'intermédiaire de gadgets dignes d'un épisode de MacGyver.
Voilà peut-être pourquoi les deux compères n'ont pas réitéré l'expérience avec D'Artagnan, initialement
conçu pour Van Damme. D'Artagnan a beau être mauvais, il présente un parti-pris qui aurait pu permettre
à Van Damme de déployer au mieux ses capacités.
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LE GRAND TOURNOI
The Quest
Etats-Unis, 1996
De Jean-Claude Van Damme
Nom: Christophe Dubois
Le coup qui tue: Van Damme se battant
contre les flics de Chicago avec des échasses de deux mètres aux pieds.
La réplique qui tue: Le film étant très avare
en dialogues, on éludera cette question. Contentons-nous de souligner les 38
(plus ou moins un) " ouaaaaiiis" que hurle James Remar durant les combats.
Anecdotes:
Van Damme rêvait depuis des années de réaliser le plus grand film d'art martiaux jamais tourné,
un film qu'il décrivait comme un remake de Opération Dragon et une suite de Bloodsport. Le Grand
Tournoi n'est finalement ni l'un ni l'autre. Avec 18 millions de dollars au box-office américain,
on peut considérer ce film comme le dernier "succès" de la star.
Critique:
Appliqué, consciencieux, Van Damme sort la tête haute de ce Grand Tournoi qu'il a écrit, réalisé et interprété.
Souvent drôle, présentant une galerie sympathique de seconds rôles, parmi lesquels l'inestimable
Roger Moore, le film est loin d'être honteux. Les combats, bizarrement, sont courts et peu nombreux,
et le tournoi en question ne commence qu'au bout d'une heure de métrage, Van Damme préférant miser sur
l'aventure, les beaux paysages et les personnages.
- 3/5 -
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