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 DISTRIBUTION /
EXPLOITATION: OU
VA T-ON?
"Les
distributeurs […] se rendent compte que
les
copies coûtent cher et qu’elles doivent être
rentabilisées. La surenchère ne sert à rien, et
elle
peut ensuite se traduire par des pertes
importantes", rappelait Marin Karmitz,
interviewé
le 10/10/03 par Le Film Français aux
côtés
de Jean Labé, président de la FNCF.
Quelles réponses l’avenir de la distribution et
de
l’exploitation propose t-il à ce
problème?
BRING IT, PAY IT,
WATCH
IT – TECHNOLOGIC
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Première sur la
liste,
l’évolution de la technique au profit de la
projection
numérique, prochaine étape d’envergure dans
l’évolution de la diffusion en salles, semble
arriver
à point nommé. Déjà éprouvée dans certaines
salles
(avec des films de petite ampleur, tels que
Les
Sucriers de Colleville d’Ariane Doublet ou
The
Weather Underground de Sam Green et Bill
Siegel,
mais aussi à visée commerciale, tels que Sin City de Frank Miller et Robert Rodriguez, Star wars: Episode III - La
Revanche des Sith de Georges Lucas ou encore Madagascar de Eric
Darnell
et Tom McGrath), la projection électronique, par
les
moindres coûts de distribution qu’elle induit,
pourrait constituer une parade aux problèmes
d’exposition des petits films. Les frais
d’édition des
copies 35mm, d’acheminement, de stockage et de
destruction des bobines, habituellement à la
charge
des distributeurs devraient en effet diminuer
significativement, du fait de l’allègement (DVD)
voire
de la dématérialisation (transmission par
satellite)
des copies. Bonne nouvelle, a priori, pour
un
certain nombre de films tournés en DV qui, faute
de
pouvoir payer l’onéreux transfert 35mm, n’ont pas
toujours les moyens de rencontrer leur public.
Rien
n’est toutefois aussi simple: si, selon une
simulation
réalisée en 2001 par le service des études et de
la
prospective du CNC, le coût d’édition et de
distribution des 539 films diffusés en France en
2000
aurait été ramené à environ 26 millions d’euros
en
numérique, contre les 82 millions effectivement
dépensés, l’économie réalisée par le distributeur
n’en
reste pas moins fonction du nombre de copies
diffusées: en dessous de 35 copies, le gain est
faible, voire nul, le coût est divisé par deux à
partir de 115 copies, puis par sept à 500 copies
et
ainsi de suite. L’on comprendra dès lors que les
exploitants se montrent prudents quant à la
projection
numérique. Au-delà des inquiétudes techniques
(quant à
la qualité de projection, notamment) ou
matérielles
(comment financer les nouveaux équipements?), le
phénomène d’engorgement des écrans ne semble pas
en
mesure d’être enrayé par le numérique, les salles
risquant de se trouver au contraire confrontées,
d’une
part, à un plus large éventail de choix de
programmation et, d’autre part, à une toujours
plus
grande représentation des "gros" films, édités
sur
toujours plus de copies.
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Dans son texte de
présentation à l’International Digital Film Forum
2005
de Cannes, L’avenir des métiers de la
diffusion en salle, Antoine Virenque
s’interrogeait: "Est-ce que le numérique
conduira à
sortir des films qui ne sortent pas? Est-ce qu’il
favorisera la diffusion des films à petits
budgets?
Pour la première question, la réponse est: “Sans
doute
non”. En France, une cinquantaine de
distributeurs
sont réellement actifs et les risques qu’un film
reste
de côté sont très faibles. Pour la deuxième
question […] la réponse est: “Oui,
peut-être”." Et le délégué général de la FNDF
et
secrétaire général de la Fédération
internationale des
associations de distributeurs de films d’évoquer
les
ECM, Espaces Culturels Multimédias, possibles
nouveaux
lieux de projection des œuvres de réalisateurs
"volontairement, pour des raisons esthétiques,
culturelles, politiques, “à la marge” des modes
classiques de diffusion des films dans les salles
de
cinéma. […] Mais cela restera par nature
très
limité. " A l’aune de cette déclaration, qui
semble annoncer l’intensification d’une politique
d’exploitation à deux vitesses, massive dans le
circuit classique, au champ "très limité"
et
marginalisé pour les films plus fragiles, un
rééquilibrage semble peu envisageable. Pour
confirmation, le dernier projet en date du
cinéaste et
producteur Steven Soderberghi
de
diffuser simultanément, avec le soutien de 2929 Entertainment, six longs
métrages en vidéo numérique dans un réseau de
salles,
sur le câble, l’Internet et en DVD prouve, s’il
en
était besoin, qu’Hollywood envisage déjà son
avenir
commercial via ces nouveaux supports.
ALL AROUND THE
WORLD
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Au-delà de la
question du
numérique, il est intéressant de prendre la
température du reste du monde. Ainsi, l’édition
2005
de l’Atlas du Cinéma des Cahiers du
Cinéma ne manque pas de se pencher sur le
problème de la distribution et de l’exploitation:
"Ce qui se passe, c’est d’abord une étonnante
vitalité de la création cinématographique. Jamais
autant de films n’ont été produits, jamais ils
n’ont
été aussi divers dans leurs origines
géographiques,
dans leurs styles, dans leurs modalités de
création et
de circulation. Mais jamais ces films, dans leur
diversité, n’ont été aussi peu vus. La
contradiction
s’aiguise toujours davantage, entre fécondité de
la
production et malthusianisme de la distribution,
formatage des choix des spectateurs par des
techniques
de marketing de plus en plus sophistiquées, de
plus en
plus efficaces, de plus en plus ciblées. D’autant
que
jamais, non plus, autant de spectateurs n’ont vu
autant de films, tous modes de vision
confondus."
Autant de points majoritairement partagés par la
France avec le reste du monde. Cependant, tous
les
pays ne souffrent pas des mêmes maux. Dans un
éditorial paru sur le défunt site Internet
Directors.fr.stii en février
2004,
David Dourret proposait ainsi de "comparer le
marché français et le marché américain: chaque
semaine
le premier programme une moyenne de 10-12 films
(18
pour le mercredi 28 janvier 2004) et seulement la
moitié pour le second." Partant de cette
comparaison chiffrée, et s’inquiétant des
phénomènes
de déséquilibre de visibilité d’une bonne partie
des
films distribués sur le territoire français,
Dourret
s’interrogeait alors: "Faut-il pour autant
glorifier le système américain? Non, car il s’y
passe
exactement le contraire: il arrive […] que
l’on
passe une semaine sans une seule sortie
nationale,
[les petits films] sont souvent relégués dans
des
circuits vraiment restreints […] et de
trop
nombreux films de qualité n’ont jamais les
honneurs
d’une sortie sur les écrans, pourtant extrêmement
nombreux dans ce pays où il y a cinq fois plus de
spectateurs potentiels qu’en France." La
leçon,
dès lors, ne serait pas à attendre
d’outre-atlantique.
Globalement, l’Union Européenne, souvent
confrontée à
des situations comparables à celle de la France
(exploitation concentrée sur les films présentant
le
plus fort potentiel de recettes, au détriment de
nombreux films plus fragiles commercialement), ne
laisse pas entrevoir davantage
d’issues.
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Il faut se tourner
vers
l’économie en reconstruction de l’Argentine pour
que
se dévoile une approche stimulante. Dans un
contexte
dynamique d’aide à la production inspiré par le
système français, le cinéma argentin a atteint en
2004
le chiffre record de 70 films produits (contre 28
en
1999). Cependant, des problèmes d’exposition
proches
de ceux rencontrés en France (saturation de la
distribution menaçante pour les petits films) se
posent pour le cinéma national. Afin de réagir
aux
errances du système de distribution, une loi
votée en
juin 2004 met en place deux mesures
singulièresiii. Une obligation dite de
"compte d’écran" d’abord, qui contraint
les
exploitants à montrer un film national une fois
par
trimestre, sur un minimum de jours (que l’on
pourrait
rapprocher d’une mesure de quotas). Ensuite, une
disposition moins classique dite de "moyenne
de
reconduite", qui oblige les salles à
conserver un
film la semaine suivante s’il totalise une
certaine
moyenne de spectateurs, variable selon la période
de
l’année et le nombre de copies, retient
l’attention.
Encore trop récente pour juger de sa pertinence
et de
son efficacité, cette mesure a au moins le mérite
de
prendre le problème de la distribution à
bras-le-corps. On pourra également garder un œil
sur
le Japon, malgré le recul des aides de l’Etat
constaté
depuis plusieurs années. En effet, l’Agence des
affaires culturelles nipponne envisagerait, alors
qu’elle a l’an passé suspendu ses subventions à
une
dizaine de distributeurs indépendants, d’aider
les
producteurs et distributeurs les plus fragiles en
prenant à sa charge les droits de
distribution.
SOMETHING ABOUT
US
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En France, puisqu’on
a
déjà mis en évidence les limites du médiateur du
cinéma, on peut s’interroger quant à
l’opportunité
d’une intervention des pouvoirs publics. Les
sénateurs
Michel Thiollière et Jack Ralite, dans le cadre
de
leur mission d’information Exploitation
cinématographique: le
spectacle est-il toujours dans la salle?,
rappellent que "des engagements sur une durée
minimale d’exposition existent déjà dans certains
cas
individuels. Ainsi, dans le cadre de leurs
engagements
de programmation, UGC et EuroPalaces sont tenus
de
respecter une durée d’exposition de quinze jours
pour
les films européens de distributeurs indépendants
sortis à Paris dans une combinaison inférieure à
15." Puis ils s’interrogent sur la pertinence
d’un
élargissement de ces obligations à l’ensemble du
parc
national, en tenant compte des spécificités de
taille,
d’implantation et de classification des salles,
ainsi
que des films concernés. Ils soulignent néanmoins
les
risques de "brider la liberté de programmation
des
exploitants [qui] pourraient être
préjudiciables à l’ensemble de la filière et
aboutir à
fragiliser la situation de l’exploitation."
Devant
la complexité de la tâche, leurs propositions se
limitent à la mise en place d’un "code de
bonne
conduite" et à la restauration de l’aide
majorée
pour les producteurs et distributeurs de films de
longs métrages du 30 juillet 1999, reconduite en
2001
mais supprimée depuis lors, en vue de favoriser
l’étalement des sorties nationales l’été. Ces
mesures,
censées compléter les aides déjà en vigueur
(notamment
à l’édition de copies), ne semblent toutefois pas
suffisantes. Dans une interview au Film Français, Jean
Labé et
Marin Karmitz étaient invités à exposer leurs
propositions face au problème de l’engorgement
des
salles et notamment de l’échelonnement des
sorties.
Jean Labé y rappelait l’effet positif de la
régulation
des avant-premières qui "nuisaient à la
carrière
des films à l’affiche. […] Aujourd’hui, au
regard du nombre de films qui sortent chaque
semaine,
les exploitants vont devoir refaire des vrais
choix de
programmations, l’avant-première correspondra
donc à
une volonté personnelle de promouvoir un
film."
Marin Karmitz complétait: "Réduire les
avant-premières permet à d’autres films de rester
à
l’affiche, à la fréquentation d’être plus fluide
et au
cinéma d’être plus précieux d’une certaine
façon."
Si l’on aurait tort de nier l’efficacité de la
mesure,
force est de constater, a posteriori, que
la
situation ne s’est pas débloquée pour
autant.
TRASH IT, CHANGE IT,
MELT
– UPGRADE IT
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Face à la relative
incapacité de l’Etat et des instances
régulatrices de
proposer, au moins à court terme, des solutions à
leurs problèmes, les exploitants n’ont d’autre
choix
que de réagir individuellement. Au niveau de la
programmation d’abord qui se doit de sortir des
sentiers battus, mais aussi de l’accompagnement
des
films, mouvement déjà entamé en réaction à
l’introduction des cartes illimitées lancées par
les
multiplexes: proposer autre chose, se spécialiser
et
surtout enrichir l’offre par des compléments
(rencontres avec les réalisateurs ou les acteurs,
organisation d’animations, d’expositions autour
des
films, etc.), tels semblent être, à l’heure de la
prolifération des bonus DVD, les solutions
provisoires
trouvées par les exploitants. Au risque, réel en
l’état d’engorgement d’un marché n’autorisant pas
l’erreur, de miser sur des valeurs trop faibles
et
d’en subir le contrecoup. D’où la nécessité
ressentie
par nombre d’exploitants de mettre un frein aux
nouvelles habitudes de consommation
cinématographique.
Volontiers provocateur, ce terme de
"consommation" resurgit régulièrement dans
la
bouche des professionnels et n’est pas forcément
abusif. Les dirigeants d’ARP Sélectioniv
constatent ainsi: "Le public le plus captif,
les
jeunes qui vont au cinéma une fois par semaine,
demande un choix élargi et renouvelé. Comme au
supermarché: on change les têtes de gondole
chaque
semaine et on élimine les produits dits
“périmés”.
[…] Il y a quinze ans, le film Epouses et
concubines réalisait 250 entrées le premier
jour
mais a pu rester quinze semaines à l’affiche et a
fini
par rencontrer son public. Aujourd’hui, le
réflexe,
c’est de dire: “Je n’ai pas eu le temps de le
voir en
salles, je le rattraperai en DVD…” La
distribution a
de plus en plus de mal à gagner cette bataille du
temps."
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L’hebdomadaire Télérama consacrait
d’ailleurs
sa une du n°2872 à ce phénomène de "culture jetable": en
s’interrogeant sur l’abondance de biens
culturels,
l’hebdomadaire constatait que ceux-ci devenaient
progressivement périssables, comme tout autre
bien de
consommation. Sortis du phénomène de nouveauté,
c’est-à-dire d’exposition médiatique, livres,
disques,
films perdraient donc en recevabilité auprès des
consommateurs culturels. Alarmante pour la
culture en
général, cette constatation ne peut qu’inquiéter
le
secteur de l’exploitation cinématographique. Le
cinéaste Bertrand Tavernier, dans un entretien
paru
dans l’Humanité du
24/11/04,
s’en émeut: "On a l’impression qu’il y a un
public
qui se désintéresse d’un film quand il a deux ou
trois
semaines, que c’est déjà un vieux film. Avant, il
y
avait des circuits très précis. Si on allait au
Balzac-Helder-Scala-Vivienne, on voyait des films
français d’un certain type, si on allait au
Triomphe-Lynx-Eldorado, c’étaient des films
américains
d’action, westerns ou policiers, si on allait au
Colisée ou dans les salles jointes, on avait des
films
français de cinéastes considérés comme
importants,
Guitry, Renoir, Truffaut. Les salles, les
circuits,
avaient une identité." Les salles
indépendantes se
réclamant de cet héritage, misant sur la
proximité et
la continuation, en ressentent clairement les
effets.
Une enquête parue dans Le Film Français du
16/04/04 en témoigne: "Plus le film arrive
tard
dans [les] salles, moins il a de
potentiel." Un exploitant rapporte toutefois
à
l’hebdomadaire: "Je suis de plus en plus
sollicité
le lundi matin par les distributeurs qui veulent
continuer à exploiter leurs films." Ainsi
détachés
des contraintes d’actualité et d’urgence, des
opportunités de distribution audacieuses, des
choix
éditoriaux forts, sont-ils encore envisageables.
Une
potentielle seconde vie des films, avant leur
arrivée
sur le marché de la vidéo serait donc possible.
Manque
cependant, souvent, la liberté d’une telle prise
de
risque: l’augmentation du prix des films,
l’inflation
du coût des sorties et la désaffection plus ou
moins
forcée des spectateurs pour les films fragiles
poussent davantage les exploitants à rejoindre la
course aux films porteurs, qu’à se mettre en
danger.
HUMAN AFTER
ALL
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Selon la formule
d’André
Malraux: "Le cinéma est un art, c’est par
ailleurs
une industrie." L’opposition entre réalité
économique et nécessité culturelle est au moins
vieille comme l’exploitation. Dans un entretien
inédit
avec Monique Girard de l’Ecole Supérieure de
Journalisme, en 1988, Pierre Pinton, gérant du
cinéma
Kinopanorama, alors première salle parisienne, au
potentiel d’exposition maximal, résumait ainsi
son
activité: "On me fait des fleurs pour que je
prenne
un film. Moi je dis: “Je prends.” Bien sûr, je
lâche à
5000 entrées si le film ne marche pas." Pour
rude
qu’il soit, ce raccourci lapidaire n’en demeure
pas
moins révélateur d’une réalité persistante. En
écho à
Malraux, Léon Gaumont aurait déclaré: "Le
cinéma
est une industrie, un art accessoirement."
Question sans doute de point de vue. On pourra
cependant, avec Paulo Branco, PDG de Gemini (in Le Monde du 12/04/05),
s’inquiéter de la dilution du rôle culturel du
septième art dans l’économie du cinéma: "Les
films
de Raoul Ruiz ou de Manoel de Oliveira que j’ai
produits réalisaient moins de 1000 entrées. Ils
n’étaient pas jugés sur ce critère. Nous entrons
dans
une période de dictature des chiffres; c’est
l’antithèse même de ce qu’est le cinéma. […]
Dire qu’il y a trop de films est une hérésie.
Il
faut maintenir cette diversité et mener une
réflexion
pour aider les bons films à exister." On
rappellera ainsi que seule la France a su
proposer
l’an passé à ses spectateurs deux films majeurs:
A
l’ouest des rails, monumental documentaire de
9
heures du chinois Wang Bing, et Saraband,
dernier film d’Ingmar Bergman, originellement
réalisé
pour la télévision, mais diffusé en exclusivité
dans
les salles équipées en numérique de l’hexagone.
Des
sorties à petite échelle, aux résultats
d’exploitation
forcément modérés. Et dont il faut surtout
retenir
qu’elles trouvèrent au moins, victoire culturelle
avant tout, espace où
s’exposer.
(1) Voir Libération du 04/05/05
et
Cahiers du Cinéma
n°602 de
juin 2005.
(2) On peut encore en consulter une part
des
archives par ici.
(3) Atlas 2005 des Cahiers du
Cinéma, op. cit.
(4) Libération du
28/04/04.
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