Se souvenir des belles choses

Se souvenir des belles choses
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Se souvenir des belles choses
France, 2001
De Zabou Breitman
Scénario : Jean-Claude Deret, Zabou Breitman
Avec : Bernard Campan, Isabelle Carré, Bernard Lecoq, Dominique Pinon, Zabou Breitman, Anne Le Ny
Durée : 1h50
Sortie : 09/01/2002
Note FilmDeCulte : **----

Claire Poussin perd petit à petit la mémoire. Elle entre à l'Institution des Ecureuils, clinique spécialisée pour soigner les amnésiques. Elle fait la connaissance de Philippe, un autre patient. Peu à peu, les deux êtres s'apprivoisent, sympathisent puis s'aiment d'un amour plus fort que tout, sauf de la maladie...

Les bonnes intentions ne font pas les bons films. Se souvenir des belles choses est un film maladroit, dont la malheureuse niaiserie le fait parfois basculer dans le grotesque, le ridicule, les fous rires involontaires et gênés. La première partie aux Ecureuils rappelle hélas la crétinerie de T'aime de Patrick Sébastien: même poésie à deux francs (0,30 euros), même caricature des médecins et des patients, même trauma ridicule. Le tout dans une mise en image digne d'un épisode de L'Instit, c'est-à-dire terne, molle et dépourvue de toute idée de mise en scène. La foi des acteurs et l'humanité du discours finissent néanmoins par provoquer une certaine compassion pour ce premier film.

Zabou Breitman, pour ses premiers pas derrière la caméra après une longue carrière d'actrice, est heureusement plus efficace dans la direction d'acteurs que dans la réalisation et l'écriture. Elle donne à Bernard Campan, l'un des trois Inconnus, son premier grand rôle dramatique. Le comique s'en sort avec les honneurs. Sobre, juste, il parvient à émouvoir dans un rôle difficile. Il sauve son personnage extrêmement caricatural et rend chaque dialogue poignant, même les plus niais. Il semble plus à l'aise que sa partenaire, Isabelle Carré, peu crédible en jeune femme atteinte de la maladie d'Alzheimer. Son excellente performance sublime la seconde partie du film et donne à cet amour absolu une résonance particulière, émouvante. De Se souvenir des belles choses, il ne faut donc garder que les bons moments, la justesse des comédiens, le regard humain de Zabou réalisatrice et oublier les maladresses.

par Yannick Vély

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