| |
|
|
 |
|
|

RENCONTRES A ELIZABETHTOWN
"From this day on, I own my father's gun": d’une histoire de deuil, Rencontres à Elizabethtown fait le récit d’une transmission et d’une renaissance. Tour de passe-passe classique, mais qui colle bien à l’univers de Cameron Crowe, où les losers magnifiques de Presque célèbre et le phénix resurgi de ses cendres de Jerry Maguire font office de figure de proue, emblèmes abîmés d’un bateau ivre où les étreintes en peignoir résonnent du bruit des bouteilles vides qui se cognent entre elles.
Le nouveau film du réalisateur américain débute sur un fiasco, celui de Drew Baylor, responsable d’un soulier boiteux qui va ébranler les chevilles d’un géant de la chaussure. Le garçon, baladé dans une absurde voiturette, s’en va alors compter ces regards qu’il imagine comme les derniers, des 'au revoir' cyniques ou un peu gênés. Et qui signent le début d’un long voyage. Mélo sur le bitume tout d’abord, retour aux sources familiales du Kentucky, où la route se déroule comme un ruban de souvenirs.

KIRSTEN DUNST
Annoncée star dès son apparition, il y a onze ans, dans Entretien avec un vampire de Neil Jordan, Kirsten Dunst aura finalement mis le temps, entre comédies romantiques à intérêt variable et amoureuse de l’homme araignée. Mais avec Rencontres à Elizabethtown, qu’elle illumine, et le prochain Marie-Antoinette de Sofia Coppola, Kirsten devrait gagner les galons qu’elle mérite.
Avant de montrer ses premiers crocs chez les vampires, Kirsten Dunst a été révélée chez Brian de Palma, dans Le Bûcher des vanités. On la remarque alors assez peu, et c’est chez Neil Jordan, grâce à son interprétation fascinante de femme enfant, qu’elle marque un grand coup.

ORLANDO BLOOM
Orlando Bloom... Un patronyme qui raisonne comme un ersatz elfique de Virginia Woolf et dont la douceur printanière laisse présager une silhouette svelte langoureusement allongée dans les verts pâturages. Vision paradisiaque d'un être mythique suprême dont notre cher anglais saupoudre nombre de ses rôles. Tout un programme...
Né le 13 janvier 1977 à Canterbury, le jeune Orlando se passionne dès son plus jeune âge pour les super héros et le fantastique. C'est alors qu'il met à jour la plus grande supercherie du cinéma: Superman (Christopher Reeve) est un acteur! C'est la révélation, Orlando a trouvé sa voie, d'autant plus qu'il semblerait que le métier puisse lui rapporter des points auprès des jeunes filles, ce qui n'est pas négligeable.

SINGLES
Cameron Crowe est avant tout un passionné de musique, de rock, et il l'a fort bien exposé dans son Presque célèbre en 2000. Critique précoce pour Rolling Stone, il sera toujours à l'affût des nouveaux talents, des nouveaux mouvements musicaux. C'est donc logiquement qu'il se retrouve à Seattle à la fin des années 80. Un nouveau courant qui ne s'appelle pas encore le grunge est en marche, la ville déborde de petits groupes plus talentueux les uns que les autres, les clubs explosent de monde grâce aux concerts des groupes locaux.
Mais quand Crowe veut en faire un film, il se heurte d'abord au refus catégorique des studios hollywoodiens, qui veulent transposer son pitch à Los Angeles et… dans le monde du volley-ball. Puis le groupe phare Nirvana émerge de la masse, avec dans son sillage Alice in Chains, Soundgarden, Pearl Jam, Mudhoney, etc. Les producteurs se féliciteront d'un coup d'avoir un film se tournant à Seattle.

ENTRETIEN AVEC L'EQUIPE DE RENCONTRES A ELIZABETHTOWN
Comédie romantique magistrale portée par une formidable bande-son, Rencontres à Elizabethtown, le nouveau long métrage de Cameron Crowe, a reçu un excellent accueil lors de son passage au Festival du Film Américain de Deauville. Le cinéaste et la jeune actrice Kirsten Dunst sont venus jusqu'en Normandie défendre le film. Morceaux choisis d'une conférence de presse marquée par le lumineux sourire de l'héroïne de Spider-Man.
Plus jeune, quand j’ai perdu mon père, j’ai fait un voyage similaire. Depuis l’enterrement, je n'étais plus retourné au Kentucky. Au début du tournage, j'étais donc submergé par l'émotion. Les souvenirs remontaient à la surface. Les moments complices, les longues discussions... Tout cela a nourri le film et a rendu, sur le plan personnel, l'expérience inoubliable.
|
|
|