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REEFER MADNESS
Petite bombe calibrée pour la télévision, Reefer Madness grignote du terrain, s’attaque au grand écran et gagne de jour en jour de nouvelles salles indépendantes sur le territoire français. Curiosité culottée, le film traîne dans son sillage une petite poignée d’adeptes depuis les festivals de Sundance et de Deauville où il a remporté le prix du public. Au départ, une idée de génie: parodier sous forme de comédie musicale le célèbre film de propagande anti-marijuana du même nom, qui fit son effet sur tous les écrans américains en 1936.
Créé dans un premier temps pour la scène à Los Angeles, cette satire musicale a rapidement séduit les foules, engendrant autour de ses représentations un phénomène proche de celui du Rocky Horror Picture Show. Attirant un public endiablé qui arrive aux représentations déguisé et chante les chansons à tue-tête en même temps que le cast, la machine s’est vite mise en route, traversant le pays pour se produire dans la capitale du genre: Broadway.

CHRISTIAN CAMPBELL
Dans la famille Campbell, on connaissait surtout la sœur cadette, Neve, scream queen emblématique des 90’s chez Wes Craven et danseuse étoile chez Robert Altman. On connaissait moins le grand frère, Christian, discret sur le grand écran, mais qui s’est illustré également à la télévision ou sur scène. Le délirant Reefer Madness est l’occasion de quelques présentations.
Christian Bethune Campbell est né le 12 mai 1972 à Toronto. Dès son plus jeune âge, Christian monte sur scène, dirigé par son père, et y prend goût au point de ne plus jamais la quitter. L’acteur enchaîne les rôles à la télévision mais continue de se frotter aux planches, finissant d’ailleurs par monter sa propre compagnie, Blue Sphere Alliance, basée à Los Angeles. Campbell joue, mais aussi produit et dirige.
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NEVE CAMPBELL
Il a suffi d’un rôle emblématique des années 90, pour propulser Neve Campbell au pinacle de la célébrité. Reprenant les ficelles éprouvées de la victime éplorée, le scénariste Kevin Williamson lui a offert avec Scream le rôle de sa vie. Ce serait compter sans les nombreuses autres faces de sa carrière, depuis le National Ballet of Canada jusqu’à la série qui la révéla au grand public: La Vie à cinq.
A peine trentenaire, Neve Campbell vient de s’offrir un vieux rêve en forme de film, avec l’aide d’un Robert Altman toujours jeune. Company, un retour aux sources, le rapprochement avec ses premières amours: la danse. Les plateaux hollywoodiens et l’éloignement de son Canada natal n’ont pas réussi à lui faire oublier qu’à l’âge de six ans, après que son père l’ait emmené voir Casse-noisette, elle décida de se spécialiser dans le pas de deux. A neuf ans, elle entrait à l’école du ballet national canadien et devenait une danseuse accomplie qu’un destin aussi cruel qu’impitoyable devait arracher de cette voie.
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