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MYSTIC RIVER
Nouvelle merveille signée Clint Eastwood et adaptée du roman éponyme de Dennis Lehane, Mystic River est une
tragédie profondément américaine, s’interrogeant sur les marques que laisse un acte de violence sur sa victime et
son environnement. Au premier plan, un meurtre; celui de Katie, la fille de Jimmy Markum – interprété par Sean
Penn.
Composant tout en finesse, Penn incarne parfaitement ce personnage torturé par une douleur intense, dont il est
contraint d’accepter les conséquences. Alors qu’il essaye de l’apprivoiser, il se laisse consumer par un désir
obsessionnel de vengeance qui ne sera assouvi qu’une fois qu’il aura trouvé et tué le coupable. Pour mener
l’enquête: Sean Devine (Kevin Bacon qui signe une prestation sobre, intériorisée, remarquable et déconcertante),
le seul des trois camarades à avoir quitté leur quartier d’enfance.
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LE TRAUMA DU PASSE CHEZ CLINT EASTWOOD - LES TRACES LAISSEES PAR DES ACTES DE VIOLENCE
A l'occasion d'un entretien au sujet de Mystic River, Clint Eastwood déclarait: "J'ai toujours été fasciné par
les victimes, y compris dans mes films d'action, y compris dans l'Inspecteur Harry. Par la façon dont un incident
a pu déterminer le cours de leur existence et les conduire là où ils ont abouti". Retour sur les représentations
de ce thème dans la carrière du réalisateur.
De victime à bourreau, il n'y a qu'un seul pas. C'est autour de ce concept que Clint Eastwood va d'abord orienter
son analyse. Depuis son deuxième film L'Homme des hautes plaines sorti en 1973 jusqu'au Retour de l'inspecteur
Harry, en passant par Josey Wales, hors-la-loi, les victimes sont traversées par un fort désir de vengeance qui
ne sera assouvi qu'une fois leur agresseur tué.
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AUTOUR DU FANTASTIQUE CHEZ EASTWOOD
L'exercice de la table ronde - surtout lorsque seuls deux rédacteurs du site ont vu le dernier film de Clint
Eastwood - n'est pas chose aisée lorsque l'on s'attaque à un tel cinéaste. Les références affluent, les oublis
aussi. Pourtant, ce thème du fantastique se fait de plus en plus évident dans la magnifique filmographie de Clint
Eastwood réalisateur. L'occasion pour nous de revenir sur ce thème pour la sortie de son dernier film, Mystic river,
plus que jamais habité par les notions surnaturelles du spectre, du secret, du lieu tabou...
Anthony Sitruk - S'il s'agit du meilleur film de Clint Eastwood depuis bientôt
une décennie (probablement depuis Sur la route de Madison), Mystic River est également l'œuvre la plus
représentative de la persistance du fantastique chez ce cinéaste.
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CLINT EASTWOOD
Incarnation parfaite du lonesome cowboy pour les uns, créateur du dirty flic pour les autres, Clint Eastwood
est une légende du cinéma à part entière. Son parcours atypique, sa carrière qui n'a cessée de surprendre, sa
silhouette reconnaissable parmi des milliers et son charisme défiant toutes lois ont fait de lui un
acteur-réalisateur hors normes.
Clint Eastwood est né le 30 mai 1930 à San Francisco, dans une famille d'ouvriers toujours sur la brèche, parcourant
la Californie à la recherche de petits boulots plus ou moins conséquents. C'est donc sans surprise que le jeune
Clint abandonne très tôt ses études pour apporter de l'eau au moulin familial, se réfugiant à ses heures perdues
dans la musique et le cinéma. Clint est un rêveur. A l'âge de 24 ans, il décide de partir vers Hollywood pour
s'essayer au septième art.
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MINUIT DANS LE JARDIN DU BIEN ET DU MAL
Vingtième film de Clint Eastwood en vingt-six ans, Minuit dans le jardin du bien et du mal est adapté du
best seller éponyme. Ce roman écrit par John Berendt en 1994 est inspiré d’un célèbre fait divers survenu en
mai 1981, ayant ébranlé la petite ville de Savannah.
Le procès de Jim Williams, point central de l’intrigue, est connu dans les annales juridiques pour être l’un des
plus longs de l’histoire des Etats-Unis (huit années et quatre jurys différents). Jugeant ce projet ardu et voulant
s’approprier pleinement les sujets abordés dans le livre, Clint Eastwood a préféré privilégier la réalisation et la
direction d’acteurs en se contentant de rester derrière la caméra, comme il l’avait déjà fait pour Breezy (1973)
et Bird (1988).
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