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MUNICH


On aura beau pensé l’avoir cerné, après plus de trente ans d’activité, Steven Spielberg parvient encore à nous surprendre. Qui aurait pu imaginer que le débarquement d’Il faut sauver le soldat Ryan ressemblerait à ça? Ou encore l’arrivée du premier tripode dans La Guerre des mondes? Qui aurait pu prévoir la noirceur d’A.I. et l’humour décalé de Minority Report?

Qui se serait attendu à autre chose qu’une simple récréation pour Arrête-moi si tu peux? Qu’il s’agisse de son approche esthétique ou thématique, le cinéaste a su apporter de la fraîcheur à des genres que tout le monde lui estimait acquis. Pourtant, le résultat semble toujours être un jeu d’enfant pour le réalisateur. Ainsi, certains spectateurs sont dans un premier temps déçus par ces séquences si bien mises en scène qu’elles apparaissent comme "faciles" pour Spielberg.



STEVEN SPIELBERG


A l’occasion de la sortie de Munich, nous vous proposons plusieurs regards rétrospectifs sur l’œuvre d’un des plus grands réalisateurs en activité, en revenant sur une série de films qui, une fois couplés, forment des diptyques intéressants concernant l’évolution du cinéma de Steven Spielberg. Ainsi vous verrez comment Jurassic Park mène la voie vers une nouvelle ère cinématographique (d’un point de vue thématique dans un premier temps) pour le metteur en scène, cimentée par La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan (proposant un renouvellement esthétique) avant de s’affirmer pleinement avec la carrière des années 2000.


De l’univers fantastique peuplé d’êtres venus d’ailleurs à la comédie (qu’elle soit dramatique ou à tendance romantique), en passant par notre Histoire et tous ces films qu’on oublie trop facilement, la filmographie de Steven Spielberg n’a pas fini de nous passionner.



MUNICH 1972 AU CINEMA


Le Mossad et ses agissement ont souvent été représentés au cinéma. Parfois de manière fictionnelle (Les Patriotes d'Eric Rochant), souvent sous un angle documentaire (Tu marcheras sur l’eau l’année dernière). La prise d’otages des J.O. de Munich et les représailles de l’état hébreu ont eux fait l’objet de quatre adaptations à l’écran.


La première est venue seulement quatre ans après les faits, sous la forme d’un téléfilm, Les 21 heures de Munich, qui se contentait simplement de mettre en scène la prise d’otages. Depuis, trois films ont jeté un regard nouveau sur la tragédie et ses conséquences, et l’ont surtout mise en perspective.



ERIC BANA


L’Australie est vraiment un nid à bad boys. Avant Eric Bana, Hugh Jackman, avant lui, Russell Crowe. Et avant lui, Mel Gibson. Quatre tronches, quatre présences imposantes, mais qui ont toutes la particularité d’entretenir une vraie vulnérabilité sous la lourde carapace du bagarreur. Bana, que l’on redécouvre aujourd’hui dans Munich, rentre parfaitement dans ce moule. Après plusieurs années de télé australienne, le voilà qui explose depuis cinq ans sur la scène internationale avec son subtil mélange d’épaisseur et de sensibilité.


Mais avant d’être Hector ou Hulk, Bana, c’est d’abord Eric. Né en 1968 à Melbourne, Eric Banadinovich (c’est son vrai nom) commence sa carrière en traînant son mètre 91 sur des scènes de stand-up. Difficile à croire, mais comme en témoigne la photo ci-contre, Bana a bien eu une première vie, passée totalement inaperçue en Europe ou aux USA. En Australie par contre, il se fait assez rapidement remarquer et rejoint en 1993 la distribution de Full Frontal, une série télé à base de sketches qui durera quatre ans et lui servira à lancer sa carrière.



 
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