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LE PARFUM


Toute adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire implique une trahison de celle-ci. Le Parfum ne fait pas exception à la règle. La question est de savoir jusqu’à quel point et dans quel but cette trahison s’impose. Le roman de Patrick Süskind, son premier, parut en 1985 et fut tout de suite un énorme succès. En Allemagne, le tirage initial de cent mille exemplaires se vendit comme des petits pains et jusqu’à aujourd’hui ce sont environ quinze millions de lecteurs de par le monde qui ont suivi le tragique destin de Jean-Baptiste Grenouille.


En effet, le roman a été traduit en quarante-cinq langues et il existe même une édition en latin. Un tel livre ne pouvait qu’intéresser le cinéma et le producteur allemand Bernd Eichinger voulut tout de suite s’en approprier les droits. Malgré son amitié avec Patrick Süskind, celui-ci s’était alors refusé à les céder. Des propositions du monde entier affluaient mais l’écrivain restait sur sa position.



COURS LOLA COURS


Lola arrive en retard à son rendez-vous avec Manni. Celui-ci, ne la voyant pas arriver, décide de prendre le métro. Distrait par un clochard et voulant échapper à un contrôle, il oublie un sac en toile avec 100.000 Marks dedans sur son siège. Cet argent appartient à un truand pour lequel Manni est coursier. Truand avec qui il a rendez-vous dans vingt minutes. Ne sachant quoi faire, Manni appelle Lola. Celle-ci lui promet de trouver l’argent. Elle a vingt minutes.


Cours, Lola, cours est le troisième film de Tom Tykwer, celui qui va lui permettre de se faire un nom. En effet, lors de sa sortie en Allemagne, le long métrage fait l’unanimité et obtient très vite le statut de culte. Il ne tardera pas à franchir les frontières et à attirer l’attention dans les nombreux festivals où il sera présenté. La France ne sera pas en reste mais le succès du film se fera plus dans les circuits indépendants et c’est seulement avec la visibilité de ses films suivants que le troisième opus de Tom Tykwer connaîtra un regain d’intérêt et touchera un plus grand public.



HEAVEN


"Dans la réalité on ne monte pas si haut. Jusqu’où pouvons-nous monter?" Ainsi commence et s’achève le film de Tom Tykwer. Si vous n’aimez pas son univers, évitez-le film car, bien qu’il ne l’ait pas écrit cette fois-ci, nous retrouvons son obsession pour les histoires d’amour au destin compliqué. Heaven est un film hybride, mi-thriller, mi-histoire d’amour. Deux parties bien distinctes, la première ayant lieu en ville, principalement dans les locaux de la police italienne, et la seconde dans la merveilleuse campagne toscane.


L’enfer de l’interrogatoire, le drame qui se joue dans les bureaux, puis le purgatoire sous le soleil, aidant la méditation sur la culpabilité et l’amour avant le grand saut vers le paradis. Le film manque de rythme, peut-être car Tom Tykwer est passé à une réalisation plus simple, sans la mise en scène clipesque qui a marqué ses deux précédentes réalisations (dont Cours Lola, cours).



 
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