| |
|
|

LAND OF THE DEAD
D’un côté, l’attente quasi intolérable provoquée par cette arlésienne promise depuis vingt ans, ce
légendaire quatrième tome de la saga des morts-vivants... De l’autre, la peur évidente d’être déçu par
un cinéaste devenu dans le même laps de temps l’ombre de lui-même, un pur has been accumulant les projets
sans jamais les concrétiser, réalisant trois longs métrages passables en quinze ans, se voyant réduit à
tourner des films publicitaires pour les jeux vidéos Resident Evil, eux-mêmes inspirés de ses propres
œuvres.
George A. Romero pouvait-il atteindre les sommets établis par ses trois précédents chapitres, et
notamment par le second (Zombie), véritable date dans le cinéma d’horreur, œuvre à la fois terrifiante
et intelligente, ornant l’épouvante et les effets gore d’une véritable critique du consumérisme?

GEORGE ROMERO
Du haut de son mètre 93, George Romero surplombe les trois journalistes
conviés à une table ronde autour de son dernier film, Land of the Dead. L'entrevue est courte, mais
le cinéaste se révèle bavard, et en total contraste avec la hargne et la dureté de ses films. Comme
prévu, derrière les films d'horreur se cache un monsieur fort sympathique, au discours clair et
lucide sur notre société. Pour faire simple, disons que Monsieur Romero a tout compris. Devant la
réussite de ses films, nous n'avions depuis longtemps plus aucun doute là-dessus!
FilmDeCulte - Pouvez-vous
nous parler de la genèse de ce quatrième épisode de la saga ? Pourquoi si longtemps ?
George Romero - C'est une longue histoire...
Après Le Jour des morts-vivants, j'ai enchaîné deux films, Incident de parcours et La Part des
ténèbres. J'ai créé une compagnie de production avec un nouveau partenaire, Peter Grunwald, dans laquelle
nous avons développé de nombreux projets sans jamais parvenir à les concrétiser.

GEORGE ROMERO, EVIL OF THE DEAD
En quarante années de radiographie de la société américaine, George Romero a su à la fois renouveler
son style, mais également livrer une trilogie (à laquelle nous joignons ici le segment "dissident")
incroyable de cohérence, ponctuant chaque décennie d'un nouveau chef d'œuvre imparable. A chaque film, une
claque assenée à la gueule d'un spectateur réjouit, un discours renforcé par une forme éblouissante, le
dépassement des limites de l'horreur. La saga des morts-vivants est à l'horreur ce que Le Parrain est au
film de gangsters, une date, une œuvre absolument incontournable.
1 - LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968)
2 - ZOMBIE
3 - LE JOUR DES MORTS-VIVANTS
4 - LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1990)
 |
|
 |
|
LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1968)
Voici le film de référence en matière de morts-vivants et
surtout le premier de la passionnante trilogie de Romero
consacrée à ce thème .
Lire la suite.
|
 |
LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (1990)
Ce film a reçu l'exequatur du maître, puisque Romero en est producteur.
De plus, il en a confié la réalisation à quelqu'un de confiance, à savoir
le génial expert en effets spéciaux sanglants Tom Savini.
Lire la suite
|
|
|
|