| |
|
|

KEN PARK
A l’origine, Ken Park devait être le premier film du photographe culte Larry Clark. En 1988, le futur réalisateur
de Bully et son associé le chef-opérateur Ed Lachman (Loin du paradis) souhaitent raconter sans tabou ni cliché la
vie de la jeunesse américaine. En raison de scènes de sexe explicites entre adolescents, le projet a longtemps
effrayé les producteurs potentiels.
Quatorze longues années ont été nécessaires aux deux obstinés pour décrocher un budget suffisant. Grâce à l’inattendu
apport financier de sociétés néerlandaises et françaises, le film peut enfin voir le jour… en théorie. Interdit dans
de nombreux pays (aux moins de seize ans en France), confiné le plus souvent à une exposition dans les festivals, Ken
Park a alimenté les fantasmes des cinéphiles.
Lire la suite de l'article

LARRY CLARK: GREAT AMERICAN NIGHTMARE
1995-2003. Huit ans seulement que Larry Clark triture sur grand écran les Etats-Unis et leurs démons. Montre ce
qu'une certaine Amérique ne montre pas, refoule, nie. Une écharde dans les pieds argileux du colosse, qui ne demande
qu'à s'infecter. Mais Clark n'a pas attendu d'avoir 50 berges pour se faire le parasite d'une société aveugle.
Histoire d'une marginalité artistique.
Avec son veston et son pantalon sombres, stricts et bien taillés, ses lunettes noires et ses cheveux en brosse, qui
jurerait que le grand gaillard à la musculature fatiguée que filme Eric Dahan dans son documentaire Larry Clark:
Great American Rebel ait pu soulever quelque sulfureuse poussière dans son sillage? Qui penserait que sous ces
dehors "arty-stes" se cachent un junkie, un pornographe nihiliste, un dangereux cinéaste, un visionnaire, un mari
aimant, un pédophile, un génie, selon les acceptions, les époques, les plumes et les mentalités?
Lire la suite de l'article

GREAT AMERICAN REBEL
A l’occasion d’une exposition rétrospective sur la carrière de Larry Clark, le documentariste
Eric Dahan va à la rencontre du photographe-cinéaste et de son univers.
"Il y a des photographes simplement nuls, comme Larry Clark; certains peintres, à vrai dire, ne sont pas très
brillants non plus; par quelque bout qu'on le prenne, Picasso ne sera jamais qu'un esprit superficiel doublé
d'un pitre. Un pitre fade, de surcroît. Bettina Rheims, au moins, est excitante, on peut réellement se branler
sur ses photos; mais ont-elles une valeur artistique?"
Lire la suite de l'article
|
|
|