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JOYEUX NOEL
Hiver 1914. Ce premier réveillon de Noël sous l’étendard de la guerre apportera un point d’histoire changeant à jamais le destin et le point de vue de cinq personnes: un ténor et une soprano allemands, un prêtre écossais, un lieutenant français et un autre allemand, ainsi que celui des hommes qui composent leurs régiments.
Avec seulement son deuxième long métrage, Christian Carion (Une hirondelle a fait le printemps, 2001) s’est offert le bonheur de pouvoir participer hors compétition au plus grand festival de cinéma du monde et d’être récemment choisi pour représenter la France aux sélections des meilleurs films étrangers pour les prochains Oscars. Comme début de carrière, on peut vraiment rêver pire.

ENTRETIEN AVEC LE PRODUCTEUR, CHRISTOPHE ROSSIGNON
Producteur de nombreux films à succès critique et public et découvreur de talents, Christophe Rossignon a accepté de nous recevoir dans les bureaux de sa société de production Nord-Ouest, afin de nous parler de son dernier film: Joyeux Noël. Leçons de cinéma et d’histoire sont bien évidemment au rendez-vous dans un accueil des plus chaleureux. Une petite surprise nous a même été réservée à la fin de l’entretien fleuve puisqu’il nous a offert une photo totalement inédite de ce film.
Avec Christian on se connaissait depuis très longtemps, bien avant Joyeux Noël, parce que l’on avait déjà collaboré ensemble deux fois auparavant, sur un court métrage qui s’appelle M. le député, et puis sur un premier long métrage, Une hirondelle a fait le printemps.

DIANE KRUGER
Le mannequin aime se reconvertir dans le luxe de l'écran. On n'aurait pas assez de nos deux mains et nos deux pieds pour compter les échecs éclatants de ces belles des podiums tentant de nous faire croire qu'elles aussi, elles souffrent: Claudia Schiffer, Naomi Campbell, Cindy Crawford entre autres. Mais Diane Kruger n'est pas de celles-là. Sa filmographie parle déjà pour elle.
Les exportations allemandes vont bien. Entre la bière, les pâtisseries forestières, les spécialités culinaires du cœur, les grosses voitures qui tiennent la route, l'inspecteur Derrick, les chants bavarois, les guerres mondiales ou les faux groupes de musique américaine, les mannequins ultra connues se trouvent bien placées. A côté de sa collègue Claudia Schiffer, teutonne pas que des tétons, Diane Kruger ferait pâle figure sur les podiums.
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DANIEL BRUHL
C’est en 2003, avec le succès international de Good Bye Lenine, que Daniel Brühl franchit allègrement les frontières cinématographiques pour venir enfin se présenter au public français. En effet, il était avant ce film déjà prophète depuis longtemps en son pays, l’Allemagne. Né en Espagne mais élevé à Cologne, à l’Ouest, il voulait à tout prix jouer le rôle d’Alex, tendre Berlinois de l’Est qui, pour épargner un choc émotionnel trop violent à sa maman malade, refuse de changer le cours de l’histoire. Ses productions germaniques suivantes à s’expatrier outre-Rhin ne connaîtront par contre qu’un succès d’estime, que ce soit le stylisé Parfum d’absinthe ou encore la jeunesse rebelle de The Edukators. Qu’à cela ne tienne, le jeune homme est bien décidé à jouer la carte européenne. Ce sera d’abord avec la coproduction franco-allemande Joyeux Noël, ou quand la guerre applique la trêve des confiseurs, puis l’année prochaine en côtoyant les grandes Judi Dench et Maggie Smith dans Ladies in Lavender, pour son premier rôle en anglais (mâtiné cela dit de polonais et d’allemand). Un essai qui reste à confirmer pour un jeune acteur qui déclare travailler avec plaisir sur des petites productions, préférant ainsi la qualité d’un projet à la taille de son budget. Gageons que les années fertiles sont encore à venir et que le public ferait bien de s’habituer à son doux visage.
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