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I'M NOT THERE
Pari totalement fou, I’m Not There tombe malheureusement dans le panneau clignotant qui se cachait derrière un buisson lors de l'annonce du projet: la performance. Il y avait aussi, à un tout autre niveau, un aspect "performance" dans Loin du Paradis, dans cette façon de réinvestir les vieux meubles de Douglas Sirk et un genre d’hier par quelques artifices mais aussi beaucoup de chair.
Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler. A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même.

BOB DYLAN ET LE CINEMA
Le caméléon Dylan a eu, au cours de ses quarante ans de carrière, une relation amour/haine avec le cinéma. La sortie de I’m Not There, le premier biopic autorisé du chanteur, offre l’occasion de revenir sur cet aspect finalement peu connu de sa carrière. Le film de Todd Haynes capte assez intelligemment la manière qu’a Dylan d’avancer masqué. Et, de ce point de vue, le cinéma lui aura à plusieurs reprises servi de terrain de jeu.
La première véritable rencontre entre Dylan et le cinéma, et à ce jour peut-être encore la plus connue, reste Don’t Look Back. Nous sommes en 1965 et un Dylan tout fraîchement auréolé de sa couronne électrique vient semer le trouble à Londres. Le documentariste D.A. Pennekaber chronique sa tournée et prend date avec l’histoire avec ce modèle de cinéma vérité.

CATE BLANCHETT
Cate Blanchett est une voleuse. Circonstance atténuante: il faut bien pouvoir se faire remarquer lorsque la masse est imposante. Ainsi, dans la foule d’elfes et de rois du Seigneur des Anneaux, c’est elle qui s’impose par son timbre de voix unique, sonnant les trois coups qui ouvrent majestueusement la saga.
Sa présence en tant que Galadriel a beau n’être que spasmodique, la belle a imposé son sceau dans l’histoire. Et c’est une récidiviste: dans Le Talentueux Monsieur Ripley, ses apparitions à l’écran laissaient loin derrière une Gwyneth Paltrow bien décontenancée par un tel talent. Dans le médiocre Terre-Neuve, elle a beau ne grapiller que quelques minutes à l’image, son pétale submerge rapidement un Kevin Spacey effacé.

CHARLOTTE GAINSBOURG
Evoquer Charlotte Gainsbourg peut provoquer immédiatement une pensée pour Jane Birkin et Serge Gainsbourg, ses illustres parents. Et pourtant "la fille de" a réussi à se faire un prénom et imposer un talent qui a su s’exprimer aussi bien au cinéma qu’au théâtre ou encore, bien que trop rarement, derrière un micro.
Charlotte Gainsbourg fut célèbre avant même de voir le jour. En effet, les photos de Jane Birkin enceinte de six mois florissaient dans les journaux et toute l’Europe se passionnait pour les exploits du couple le plus scandaleux de l’époque. Elle est née le 21 juillet 1971 dans un hôpital londonien et, non contente d’être la fille de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, elle avait également un célèbre parrain en la personne de Yul Brynner. De quoi laisser penser qu’elle avait un destin tout tracé dans le cinéma ou la chanson..
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