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GARDEN STATE


Une nouvelle fois victime de l’expression galvaudée "film générationnel", Garden State vise pourtant une génération spécifique. Celle qui suit immédiatement le passage à l’état adulte. L’instant d’une supposée stabilité, là où se fixent les carrières pour le meilleur et pour le pire. Rêves de jeunesse envolés ou cristallisés, brutalité d’une situation précaire à l’assurance mal aisée. Période sensible définie par la mort ou le mariage des proches, zone émouvante, destruction des dernières illusions adolescentes.


Zach Braff signe un premier film forcément teinté d’autobiographie et y injecte dans une fibre douce-amère parfaitement révélatrice les doutes de sa génération. Le jeune acteur révélé par la série médicale et loufoque Scrubs s’est réservé un rôle radicalement différent, supposé lui ressembler de plus ou moins loin. Il y incarne un être en rupture avec ses racines, ses amis d’alors, sa famille et tout ce qu’il a pu connaître. Un personnage presque transparent, glissant sur son existence, incapable d’affronter les réalités de son passé, tandis qu’autour de lui gravite une foule de protagonistes loufoques et barrés, à la fois pathétiques et légèrement caricaturaux.



ZACH BRAFF


Pur produit des années 90, Zach Braff fait partit de cette nouvelle génération née avec Star Wars, ayant grandi devant le petit écran au son de MTV et des sitcoms limite bêtifiantes, forgeant sa vie de jeune adulte d’un boulot à l’autre sans vraiment jamais se fixer. Né en 1975 dans le New Jersey, Zach Braff s’est rapidement orienté vers une carrière cinématographique. En 1993, alors qu’il vient tout juste de finir ses années lycée, il se retrouve à l’affiche de Meurtre Mystérieux à Manhattan de Woody Allen et star du téléfilm My summer as a girl. Pour ne pas brûler les étapes, Zach met la veilleuse. Il s’inscrit en section cinéma de l’Université de Columbia, tourne son court métrage de fin d’étude, Lionel on a Sunday en 1997 et s’attaque à un projet de film rendant hommage à son New Jersey natal. Quelques seconds rôles de long métrages anecdotiques plus loin il devient en 2001 le Docteur John Dorian, J.D. pour les intimes, personnage principal de la série "médicale", Scrubs.


Entre les murs de l’hôpital du Sacré-Cœur, ce jeune homme amusant qui cache un charme fou derrière des traits un peu grossier de post-adolescent, s’empare du public et principalement de ces mangeurs de séries-club que sont les 18-30 ans. Le temps est venu pour Zach de vendre son bébé. Eté 2004, après de longues négociations, Garden State fait des émules. Réalisation intelligente servant d’écrin à une histoire touchante, casting de rêve pour donner vie à des personnages écrits avec finesse, le premier film de Zach Braff marque les esprits et décroche toutes les récompenses. Après ce succès largement mérité, l’acteur-réalisateur, qui continue à jouer du bistouri sur le petit écran, sera la voix de Chiken Little pour le premier long métrage d’animation en 3D réalisé par les studios Disney (Chiken Lillte) à sortir dans nos salles en fin d’année 2005. Il sera également à l’affiche de The last kiss tout en se préparant à sa deuxième réalisation sur un projet provisoirement intitulé Andrew Henry’s Meadow.



NATALIE PORTMAN


Le temps a failli faire son œuvre. D’espoir chaste cucultable dans ses primes années, la jolie Natalie Portman glissait, à mesure que le temps de son adolescence s’effaçait, vers un physique moins plaisant. Coiffures douteuses, maquillage outrancier, robes de mauvais goût… Les pervers perdaient espoir, obligés de se tourner vers son clone: Keira Knightley. Puis, depuis peu, la résurrection, la belle a retrouvé ses marques et nous le sourire.


Tout ce que le cinéma compte de brunettes à la peau diaphane n’est rien – ou presque – face à une Natalie Portman. Belle aux grands yeux de biche et au sourire délicat, la jeune demoiselle possède ce physique propre à ne pas passer ses soirées au coin du feu en fumant la pipe. Prenant le contre-pied de ces pulpeuses actrices blondes poumonnées, elle a su imposer en force tranquille, un mélange de sexy-hippie et d’intelligence yeah baby.



 
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