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VINCENT GALLO
Nom: Gallo. Prénom: Vincent. Anniversaire: 11 avril 1962. Berceau
natal: Buffalo. Père shérif. Mère coiffeuse. Professions: acteur,
réalisateur, monteur, producteur, chanteur, compositeur, guitariste,
mannequin, peintre, photographe (liste non exhaustive). Titres de
gloire: un premier film encensé par la presse, un second en compétition
à Cannes. Signe distinctif: une tendance naturelle à vomir sur ses
congénères.
Mégalo. Schizo. Parano. Usées jusqu’à la corde, les mêmes rimes
reviennent au galop. De confessions vénéneuses en contre-attaques
cinglantes, Vincent Gallo fait claquer sa langue de vipère si tôt qu’on
lui tend l’oreille. En toute saison, l’homme vous habille et vous
décoiffe pour l’hiver.
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BROWN BUNNY
Brown Bunny est-il un traquenard besogneux, un miroir vain et ronflant de son auteur, un monument du rien? Les cancans de Cannes ont tôt fait de vilipender la deuxième réalisation de Vincent Gallo, dont les fréquentes bouffées de rancune n’ont fait qu’enflammer ces rumeurs alarmistes
Contrairement aux idées reçues (si excessives qu’elles s’annulent d’elles-mêmes), Brown Bunny n’est ni un ego-trip, ni une pataugeoire à la gloire de Gallo, mais une procession sentimentale et mortuaire sur des amants égarés. Une consciencieuse mise à nu, illuminée par un regard, une rencontre muette et autant de détresse enfouie. A ceux qui n’ont gardé en mémoire qu’une scène de fellation bien triste, Bud Clay, brebis suppliante et bourreau assumé, oppose un amour absolu, obsessionnel.
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BUFFALO '66
Billy Brown est un homme formidable. Les amis d’enfance lui envient son épouse délicieuse, le voisinage entier jalouse ses parents indulgents, la terre miséricordieuse bénit le jour de sa naissance. Le soleil chante, les abeilles butinent. La vie vaut la peine d’être vécue. Oh happy days… Paul Léger est un imitateur hors pair, cinéphile jusqu’au bout des oreilles, Cary Grant du dimanche, catalogue vivant du septième art.
Entre Billy et Paul, le freluquet encore flou d’Arizona Dream s’insère un troisième larron, Vincent Gallo. C’est en 1988 que l’autodidacte, acteur, photographe et peintre, écrit la première mouture du scénario de Buffalo ‘66.
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VINCENT GALLO, CHANSONS DU MAL-AIME
De Vincent Gallo, le dandy excentrique, on connaît surtout les déclarations tonitruantes, gonflées d’ironie et de convictions fielleuses. Recluse dans des sphères moroses, sa tanière musicale est à mille lieues de ces mascarades médiatiques. Qui aurait cru Gallo capable de chansons aussi douces et inoffensives qu’un nuage de lait?
A l’écoute de When sa première profession de foi et de ses poussins sagement alignés (bandes originales en tête), le persifleur disparaît derrière le guitariste appliqué, armé de ses enceintes vintage. Le vrai Vincent Gallo se cache peut-être là. Soudain, les rafales d’aigreur ne donnent à entendre que les murmures d’un petit garçon qui, un beau matin, s’est décidé à aimer.
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