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FANFAN LA TULIPE
Fanfan la Tulipe est certainement, avec D'Artagnan, le personnage de cape et d'épée le plus populaire. Cet
aventurier estimé, buveur de vin et coureur de jupon est né au 18ème siècle dans des chansons de soldats de la
garnison royale pendant les guerres en dentelles. On le retrouve par la suite en 1819 dans la célèbre chanson
de Émile Debraux En avant Fanfan la Tulipe ainsi que dans quelques prestations théâtrales de rue. Avec
l'arrivée du cinéma, Fanfan passe à l'écran.
En 1907 il s'escrime en noir et blanc dans le film muet éponyme de Alice Guy, puis en 1925 dans une version un peu
plus enlevée, dirigée par René Leprince. Mais c'est en 1952, avec le film de Christian-Jaque, que le héros va
connaître son heure de gloire. Ours d'argent à Berlin, prix de la mise en scène à Cannes, premier film français à
avoir été doublé en Chinois, il est une réussite internationale.
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PENELOPE CRUZ
Née à Madrid en 74, Penelope Cruz doit sa silhouette de lolita à un travail acharné en danse classique au Conservatoire National, où elle officia durant trois ans. Remarquée très vite, elle entama une carrière de
mannequin et, summum de la consécration hispanique de l'époque, apparut même dans un clip de Meccano! A quatorze ans, elle fut animatrice, une nouvelle espèce de Dorothée, vu qu'elle présentait des dessins animés, en
alternance avec une participation dans un soap au titre évocateur, Serie rosa.
Ses débuts chauds bouillants au cinéma se font grâce à Bigas Luna, à qui l'on doit le cochonnesque Jambon
jambon, et de devenir une star d'envergure internationale après que Belle époque de Trueba eut remporté
l'Oscar du meilleur film étranger en 92, plus particulièrement en Italie, lequel lui permettra d'obtenir un Goya pour
La Fille de tes rêves.
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VINCENT PEREZ
S'il avait fallu ne citer qu'un seul nom de comédien romantique français dans les années 90, cela aurait été
celui de Vincent Perez. Son physique, à la fois mystérieux et angélique, ainsi que ses multiples rôles de personnages
en costumes participaient à la création de cette image. Rapidement, cette caractéristique lui pèse, il s'essaye donc
à des rôles distincts et passe même à la réalisation de plusieurs courts-métrages et d'un long afin d'illustrer ses
différentes facettes artistiques.
Alors qu'il n'est encore qu'un "apprenti comédien", ce jeune Suisse venu sur Paris pour étudier se voit offrir son
premier rôle, en 1986 dans Gardien de nuit. Cette comédie dramatique lui permet rapidement d'exploiter son
talent d'acteur dans d'autres films, tels que Hôtel de France ou La Maison de Jade, sans pour autant
lui laisser l'opportunité de se faire un nom.
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LES DIX COMMANDEMENTS SELON SAINT LUC
Encore une production Besson! L’omnipotent réalisateur de Grand Bleu continue d’inonder les écrans français
avec des films d’action putassiers qu’il écrit lui-même en piochant sans doute dans ses scénarii de jeunesse. Sa
force: répondre aux attentes du public djeunz en surfant sans vergogne sur le jeunisme ambiant qui conduit
les revues critiques les plus pointues à consacrer un hors-série sur les jeux vidéo. Si l’année fut quelconque sur
le plan du box-office avec les échecs mérités de Peau d’ange et de Blanche, le grand Satan du cinéma
français va faire sauter la banque le 14 mai avec Fanfan la Tulipe. Ses méthodes sont immuables. Dix commandements
pour une grosse poignée d’euros.
1 - LES JEUNES TU FLATTERAS
L’ami Luc l’a bien compris. Les jeunes sont les premiers consommateurs de cinéma, il faut donc les flatter, les
dorloter, leur montrer qu’ils sont intelligents, beaux et forts, tout en les gavant de cinéma pop-corn.
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